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La République05:35

Promouvoir les valeurs de l'engagement

Forum des écoles

Interview de Jean-Luc Cazallion, Directeur général des CEMEA qui évoque les différentes formes d'engagement.

S’engager, sur quoi et pour quelle raison ?

S’agissant des questions d’engagement aujourd’hui, il y a deux écueils sur lesquels nous devons être attentifs : On associe régulièrement la question de l’engagement à celle de l’engagement des jeunes, alors que ce n’est pas seulement cela, les questions d’engagement traversent généralement la société, par conséquent, c’est une problématique, certes, de jeunesse, mais plus largement pour l’ensemble des citoyens, on le voit bien avec les dispositifs qui apparaissent sur les questions de réserves citoyennes qui sont ouvertes à tout public.

D’autre part, la question de l’engagement ne peut pas être dissociée de l’objet de l’engagement.

Les jeunes qui aujourd’hui se radicalisent sont des jeunes engagés. Il faut savoir sur quoi on porte les notions d’engagement et sur quoi on souhaite promouvoir la question de l’engagement des jeunes, mais pas que seulement des jeunes.

L’objet de l’engagement en ce qui nous concerne tourne sur la question de l’éducation, mais on peut constater que dans la société d’aujourd’hui, sur les questions de la laïcité, sur les valeurs de la République, il y a une volonté affirmée de citoyens qui souhaitent s’engager, et c’est plutôt cette forme d’engagement qu’il nous faut promouvoir aujourd’hui.

Les formes de l’engagement

Il y en a de plusieurs natures : on parle d’engagement volontaire, d’engagement bénévole, mais on peut aussi repérer que des salariés professionnels sont aussi tout-à-fait capables de s’engager dans leur profession, dans leur métier, dans leur quotidien, la question de l’engagement d’un salarié c’est aussi s’engager sur un projet politique, sur des valeurs, sur l’animation d’un mouvement, cela appartient donc aussi au monde des professionnels.

La première forme d’engagement est le bénévolat : c’est la plus connue et la plus courante, sans rémunération, sans contribution, sans contrepartie, si ce n’est la notion de donner recevoir, et qui fait que l’on prend part à une action de façon spontanée, bénévole et volontaire.

La deuxième forme d’engagement est l’engagement volontaire où on retrouve le même socle fondateur que l’engagement bénévole, mais il y a une forme de valorisation de cet engagement-là. Il existe plusieurs formes de volontariat qui sont des formes d’engagement sur des missions à la foi franco-françaises, mais on pense aussi à l’échelle européenne ou internationale puisque les services volontaires européens par exemple ou le volontariat international font partie de la grande famille des volontariats qui sont aujourd’hui reconnus par l’Etat, avec un statut défini par la loi.

L’engagement aux Céméa

Pour les Céméa, il y a deux formes d’engagement des militantes et des militants, historiquement et encore aujourd’hui. Il y a l’engagement bénévole, notamment sur les grands chantiers culturels, ou les grands événements, et au quotidien également, c’est le volontariat qui a constitué le socle des formes d’engagement des militantes et des militants, ce volontariat fait partie d’un quotidien historique pour nous, car les Céméa se sont construits après le Front populaire, dans l’encadrement et la formation des personnels qui encadrent les centres de vacances, on appelle ça maintenant l’accueil collectif de mineurs.

Militer aux Céméa, c’est s’engager pour promouvoir l’éducation qui reste un sujet majeur et qui porte des engagements du quotidien dans l’école. D’autre part, les Céméa sont également connus pour être un des principaux organismes de formation d’animatrices et d’animateurs de centre de vacances et de centres de loisirs, et de ce point de vue-là, chaque année, 300 000 jeunes participent à l’encadrement de sessions d’accueil collectif de mineurs. Ce sont des jeunes qui s’engagent pour participer et contribuer de l’éducation d’enfants ou d’adolescents plus jeunes qu’eux, sur un statut qui n’est pas aujourd’hui reconnu.

A une époque où l’on souhaite promouvoir le service civique et d’autres formes d’engagement, qui sont éminemment respectables, il y aurait un effort politique à faire, même si le sujet est complexe, pour reconnaitre et attribuer un statut du volontariat de l’animation.

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2016

Publié le 16/08/22

Modifié le 02/11/21

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