Vidéo : Méthode de la préoccupation partagée : une éthique

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Le harcèlement09:59

Méthode de la préoccupation partagée : une éthique

Agir contre le harcèlement - Conférence de Jean-Pierre Bellon

Cette vidéo est issue de la conférence Canopé. Jean-Pierre Bellon, professeur de philosophie, cofondateur de l’Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves (A.P.H.E.E.) développe la méthode de la préoccupation partagée, en version francophone au sujet du harcèlement scolaire. C’est une méthode réinventée, avec un autre paradigme qui est proposé à l'ensemble des parties. Elle a des résultats concrets, y compris dans les établissements dits « difficiles ». 

La MPPFR, une adaptation libre de la méthode Pikas 

  • Les fondements théoriques de la méthode Pikas 
  • Le soutien de la cible et de sa famille 
  • Une temporalité courte 
  • Le rapport avec la sanction 

Un socle de valeurs pour affirmer cette éthique 

Fait étonnant, les enseignants n’ont ni code déontologique, ni serment d’Hippocrate. Pourtant, ils ont des valeurs fortes, liées aux autres, et au bien-être des enfants : 

  • Une attention à l’autre
  • Un souci de prendre soin de celui qui ne va pas bien
  • Un respect absolu des personnes, y compris celle de l’intimidateur. Les actes sont insupportables, les personnes restent respectables. Cela permet aux garçons et aux filles de sortir la tête haute. 
  • Le caractère confidentiel. Discrétion, tact, délicatesse sont nécessaires, pour prendre en compte la parole de la cible. Ce qui pose à nouveau la question du serment d’Hippocrate et du secret professionnel chez les enseignants.
  • Une volonté d’instaurer une relation de confiance. La MPPFR est basée sur une confiance généralisée, à tous les niveaux, quels qu’en soient les intervenants.  

La méthode de préoccupation partagée, une triple relation de confiance 

La MPPFR est à l'opposé du principe de la méfiance. Oubliée l’ombre du juge d’instruction, de l’inquisition, des policiers, du CPE à l’ancienne et de la notion de suspects, cette approche déstabilise d’ailleurs des enfants d’établissement scolaires dits « durs », qui ont déjà été confrontés au monde des adultes. La MPPFR basée sur la confiance fonctionne, elle affiche un score de 80 à 90 % lors des évaluations de réussite pour lutter contre le harcèlement scolaire.

  • Le chef d’établissement doit faire confiance à son équipe, il reste en réserve et n’intervient que si besoin.  
  • L’équipe demande aux familles et aux cibles de leur faire confiance sur une période de 15 jours.  
  • Les élèves intimidateurs ont la solution : « Que peux-tu faire pour que ce garçon ou cette fille aille mieux ? »

► Continuer la conférence, sur le harcèlement

► Consulter le dossier sur le harcèlement

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2021

Publié le 30/05/22

Modifié le 30/05/22

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