Connectez-vous à Affiligue
Lumni propose un catalogue de contenus éducatifs à destination des éducateurs et médiateurs, salariés ou bénévoles des structures du réseau de la Ligue de l'Enseignement.

Le « zero waste », un mode de vie en vogue

Agir pour l'environnement

Publié le 15/11/19Modifié le 11/12/19
Connectez-vous à Affiligue
Lumni propose un catalogue de contenus éducatifs à destination des éducateurs et médiateurs, salariés ou bénévoles des structures du réseau de la Ligue de l'Enseignement.

Le mode de vie « zéro déchet » ou « zéro waste »  compte de plus en plus d’adeptes en France. Leur crédo : « Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas ». Nina Gouze en fait partie. Cette Parisienne de 33 ans a changé son quotidien, notamment en suivant la règle des « 5 R ». Voici son témoignage.

Quelle est la règle des 5 R ?

La règle des 5 R est une recommandation de mode de vie écologique popularisée par Béa Johnson. Elle consiste à :

  • Refuser ce dont on n’a pas besoin 
  • Réduire ce dont on a besoin
  • Réutiliser ce qu’on peut réutiliser, transformer…
  • Recycler
  • Composter (« to rot » en anglais)

Bien s’organiser pour ne plus produire de déchets

Pour la jeune femme, consommer sans produire de déchets, c’est surtout une question d’organisation : « Quand j’achète des choses, je ne les achète que parce que j’en ai réellement besoin. J’achète tous mes fruits et légumes au marché, en bio ; tous les produits secs, je les achète en vrac. Par exemple, pour acheter de la viande ou du fromage, je vais chez les commerçants avec mes propres contenants. »

Les alternatives aux emballages jetables

Dans la cuisine de Nina, les emballages jetables sont proscrits. À la place, elle utilise des bocaux, des sachets en toile, des bouteilles en verre ou encore du tissu ciré. Ce qui peut être réutilisé l’est, même les épluchures : « Je mange mes peaux de banane, ça surprend toujours tout le monde, mais on peut manger ses peaux de banane. Il suffit juste de les faire bouillir dix minutes et ensuite, on peut les couper en petits morceaux et les mettre, par exemple, dans un banana bread, pour le matin, c’est super. »

Le compost, pour réduire ses déchets au maximum

Pour réduire ses déchets au maximum, Nina a aussi décidé de faire du compost, chez elle : « J’ai un lombricomposteur, avec des petits vers, qui mangent les restes d’aliments. Ça me faisait un peu peur au début, mais maintenant, je m’y suis plutôt attachée. Et, c’est comme avoir plein d’animaux de compagnie ! 

Ce mode de vie séduit de plus en plus de Français. À la Maison du Zéro Déchet à Paris, une formation d’initiation vient de débuter. Ce soir, la salle est pleine et les organisateurs manquent de chaises pour installer tout le monde. Lucia, bénévole de l’association Zéro waste France, explique ce succès : « Il y a une prise de conscience collective. En général, les gens commencent à se rendre compte qu’il faut entreprendre quelques démarches écologiques, à l’échelle personnelle, tout comme à l’échelle nationale. Et je pense que tous ces facteurs contribuent à rendre le « zéro déchet » très en vogue. 

En moyenne, les Français produisent 354 kilos d’ordures ménagères par an et par habitants.

Producteur : RFI

Voir plus

Retrouve ce contenu dans :