Vidéo : Le plaisir lié aux réseaux sociaux

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Réseaux sociaux02:30

audio - Le plaisir lié aux réseaux sociaux

Les médias sociaux

Selon une étude menée par des chercheurs de Harvard, raconter sa vie, dans la réalité ou sur des réseaux sociaux, serait aussi bénéfique pour le cerveau que le plaisir trouvé dans la nourriture ou le sexe. Voyons tout cela en détail...

Une étude menée par deux neurologues révèle que parler de soi provoque dans le cerveau la sécrétion de dopamine, une substance chimique liée aux sensations de plaisir ou d’anticipation d’une récompense. Selon les chercheurs américains, hommes et femmes consacrent habituellement 30 à 40 % de leur discours à informer autrui de leurs propres expériences personnelles.

Quand l’égocentrisme croise les réseaux sociaux

L’étude laisse apparaître que sur les réseaux sociaux, ce taux est plus proche des 80 %, et que les gens se confient autant volontairement, parce que parler de soi est un événement avec une valeur certaine, de la même manière que des activités qui génèrent une récompense immédiate, comme faire l’amour ou manger.

Les chercheurs ont donc proposé pour mener l’étude, une petite somme d’argent à des cobayes pour qu’ils répondent à des questions factuelles, ou une somme moins importante encore pour qu'ils donnent leur propre avis sur un sujet donné.

Il se trouve que dans bien des cas, les individus testés préféraient renoncer à la récompense la plus importante pour avoir le plaisir de parler d’eux et de donner leur avis.

Ainsi, les réseaux sociaux soignent notre égo, nous procurent sans cesse des montagnes de félicité, et nous gratifient d’un bonheur absolu ? Rien n’est moins sûr.

Facebook et les relations dangereuses

Parallèlement à cette étude, de nombreux avocats américains spécialisés dans les divorces affirment avoir constaté une augmentation des cas liés à l’utilisation d’un réseau social. Plus d’un tiers des demandes de divorces, l’an dernier, mentionnait « Facebook » selon une étude au Royaume-Uni dirigée par Divorce Online. Et selon l’auteur de l’étude, les aventures extraconjugales arrivent à la vitesse de la lumière sur Facebook, alors que dans la vraie vie, ces aventures peuvent prendre des mois ou des années à se développer. De plus, lors des divorces, les messages Facebook sont même utilisés comme des preuves pour déterminer la pension alimentaire et la garde des enfants.

 

Photo : © Soklim Ky / RFI

Nom de l'auteur : Dominique Desaunay / Nouvelles technologies

Producteur : RFI

Année de copyright : 2012

Publié le 19/02/21

Modifié le 29/03/21

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