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La République04:50

L'éducation civique et l'éducation à la citoyenneté

Forum des écoles

Interview de Nathalie Mons, Présidente du Conseil national d'évaluation du système scolaire (Cnesco), professeure de sociologie à l'université de Cergy-Pontoise qui fait un parallèle entre la situation de la France et des autres pays européens, et prône pour transformer l'éducation civique telle que nous la connaissons aujourd'hui.

3 principales composantes dans l’éducation civique

Si l’on compare la situation de la France vis-à-vis des autres pays européens, celle-ci investit massivement dans l’éducation civique et l’on dénombre 3 principales composantes : les cours traditionnels, la participation des élèves dans la gouvernance, la vie des établissements, sans oublier les projets citoyens, c’est-à-dire des projets qui rendent les élèves actifs dans l’établissement ou en dehors autour de thématiques comme par exemple la solidarité ou bien le développement durable.

En France, on investit principalement dans une dimension classique de cours d’éducation civique avec la participation des élèves. Si l’on compare par rapport à ce qui se passe dans les pays européens, on a finalement un schéma français qui est à l’opposé de ce qui se passe à l’étranger : En dehors de la France, plus l’élève va progresser dans son parcours scolaire, plus on va investir dans l’éducation civique. Chez nous, on va avoir un très fort investissement à partir du primaire qui va continuer et diminuer vers les classes au lycée.

Rebattre les cartes de l’éducation civique

L’éducation morale et civique doit rebattre les cartes de ces investissements classiques, puisque normalement, dans la nouvelle éducation morale et civique, on doit avoir des projets citoyens, une connaissance des institutions, et également un véritable engagement des jeunes dans des projets concrets. Ceci est important parce que les résultats de la recherche internationale sur les effets des dispositifs de la citoyenneté sont relativement consensuels pour nous montrer que si vraiment on veut avoir des jeunes avec des attitudes civiques, politiques, et des engagements positifs, il faut qu’il y ait déjà des engagements dans le cadre scolaire.

La recherche nous montre que le cours classique est important, mais si on se contente de cours classiques qui mettent très peu en activité les élèves, on va avoir surtout une augmentation de leurs connaissances civiques et politiques. Ils connaissent mieux les institutions mais d’une manière idéalisée : En France et ailleurs, dès lors que l’on parle d’institutions politiques, c’est de la théorie, telles qu’elles sont prévues par la loi, et pas d’institutions politiques telles qu’elles vivent dans la réalité.

Si on reste sur des cours classiques, on ne va pas vers des engagements futurs ou des attitudes civiques des élèves plus positives.

Quand on parle d’attitude civique, on parle d’intérêt pour les choses publiques, de la vie de la cité, également la confiance dans les institutions ainsi que la compétence politique. On sait que cela est important afin de déclencher plus tard la participation aux élections politiques.

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2016

Publié le 01/12/22

Modifié le 24/09/21

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