Vidéo : Jeux olympiques et culture

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Sport et citoyenneté03:26

Jeux olympiques et culture

Sport et histoire

Pour animer vos ateliers du sport, veuillez trouver cette vidéo.

Au-delà du sport, les Jeux olympiques de l'Antiquité permettaient également aux artistes de rayonner, et d'être récompensés au même titre que les athlètes. Pierre de Coubertin, acteur majeur de la renaissance de cet événement, n'a pas négligé cet attrait pour les arts, avec, malheureusement, un succès très relatif... Pour autant, ceux-ci occupent toujours une place de choix dans le déroulement et la préparation des Jeux.

Les arts, ode à Apollon

Pour les Grecs de l'Antiquité, le corps et l'esprit sont indissociables et forment une parfaite harmonie que chaque être humain doit atteindre. Le sport et l'art étaient ainsi tout autant célébrés au travers des Jeux panhelléniques, et plus particulièrement au cours des Jeux de Delphes, dédiés à Apollon, dieu des arts et de la beauté. Outre les traditionnelles épreuves sportives, s'y déroulaient également des compétitions voyant s'affonter chanteurs et musiciens souhaitant l'honorer. D'un point de vue plus global, les Jeux furent une intarissable source d'inspiration pour les artistes de l'époque, qu'ils soient sculpteurs, peintres ou écrivains.

Pierre de Coubertin et le « pentathlon des muses »

À la fin du XIXe siècle, les Jeux olympiques modernes sont créés sous l'impulsion du baron Pierre de Coubertin. Très vite, le Français parvient à convaincre le Comité International Olympique (CIO) d'ajouter des compétitions artistiques à l'événement. Musique, littérature, architecture, sculpture et peinture, regroupées sous le nom de « pentathlon des muses », font ainsi leurs débuts aux Jeux de Stockholm, en 1912. À l'instar des athlètes, les artistes sont récompensés pour leurs œuvres, qui doivent être inspirées du monde sportif, par des médailles, certains réussissant même l'exploit de cumuler des victoires sportives et artistiques, comme l'américain Walter Winans, qui remporte la médaille d'argent en tir et l'or en sculpture.

Cependant, le « pentathlon des muses » ne parviendra pas à perdurer, pour plusieurs raisons. En effet, si les Jeux olympiques font primer l'amateurisme, certains concurrents sont des artistes confirmés et reconnus, à l'image du compositeur français Maurice Ravel. Quant aux véritables participants amateurs, ceux-ci ne proposeront que trop rarement des œuvres dignes d'être primées. Ces épreuves finiront donc par disparaître à l'issue des Jeux de Londres, en 1948.

Les olympiades culturelles

Malgré cela, l'art continuera de faire partie intégrante de cet événement international. Pour pallier à cette décision, le CIO intégra la création d'un programme de manifestations culturelles à la charte olympique. Au fil du temps, ces olympiades culturelles ont pris énormément d'importance pour la promotion des Jeux et de la ville ou du pays hôte, notamment depuis ceux de Barcelone, en 1992, qui auront permis à la ville espagnole de briller aux yeux du monde.  De la culture des autochtones à Vancouver, aux artistes brésiliens pour les Jeux de Rio, en passant par un mélange de culture traditionnelle et de nouvelles technologies à Tokyo, ce programme est désormais primordial dans l'organisation des Jeux, et débutent maintenant dès la fin de l'édition précédente.

Réalisateur : Gérard Lafont

Nom de l'auteur : Frédéric Duchesne

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2017

Année de production : 2017

Publié le 18/06/21

Modifié le 08/10/21

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