Vidéo : De la réactivité pour faire face aux intimidations

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Le harcèlement13:22

De la réactivité pour faire face aux intimidations

Agir contre le harcèlement - Conférence de Jean-Pierre Bellon

Cette vidéo est issue de la conférence de Canopé. Jean-Pierre Bellon, professeur de philosophie, cofondateur de l’Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves (A.P.H.E.E.), aborde la méthode de la préoccupation partagée, la MPPFR. Dans cet extrait, il évoque la nécessité de respecter une temporalité courte, sinon on court à l’échec dans le cas d'un harcèlement scolaire.

Une temporalité raccourcie pour la MPPFR 

  • Rapidité d’intervention : dès qu’on a connaissance de la situation, c’est essentiel d’identifier les différentes personnes concernées par l'intimidation (cibles et acteurs) dans les plus brefs délais. Il est important de montrer que le sujet est pris au sérieux et qu’un petit groupe d’adulte vient régler la situation. Cela rassure la cible et cela peut stopper l’intimidation (même si cela peut revenir quelque temps après). 
  • Des entretiens brefs de 2 à 3 minutes avec les intimidateurs. L'arrivée des adultes, leur permet de se questionner sur la portée de l’intimidation. Pour eux, c’est souvent sans importance, ce ne sont que « des moqueries », un « jeu d’enfant », « juste pour rire »... Ils réalisent alors que cela peut être grave. Ces entretiens brefs ont un double objectif : « Reconnaître que la cible ne va pas bien », et que c’est à l'intimidateur de « trouver une solution pour que la cible aille mieux ». 
  • Un traitement qui ne doit pas excéder deux semaines. Faire le bilan, si l’intimidation a cessé ou non. Dans le cas contraire, soit c’est un mauvais diagnostic ou une mauvaise utilisation de la méthode, soit, c’est quelque chose de plus grave

Quel est le rapport à la sanction ? 

La MPPFR est un dispositif non blâmant de façon absolue. L’objectif est l'arrêt de l’intimidation plus que la sanction de l’intimidateur. Cependant, la sanction n’est pas strictement écartée du dispositif. Elle est mise en suspens durant la période d’intervention de l’équipe. L’équipe engagée dans la MPPFR n'a pas le pouvoir de sanction. Seuls, le chef d’établissement et son adjoint peuvent appliquer une sanction en cas d’échec de la méthode.

Les conditions de réussite de la méthode 

  • Constitution d’une équipe bien-être ou ressources, qui sait gérer les situations d’intimidation
  • L’engagement du chef d’établissement
  • Un protocole : rédaction d’un dispositif pour savoir comment réagir dans le cas d'une situation de harcèlement, avec une version pour les familles
  • L’évaluation annuelle : Rédaction de fiches de suivi, pour disposer d’un historique, notamment si cela recommence. Nombre de situations traitées et résolues.

► Continuer la conférence, sur le harcèlement

► Consulter le dossier sur le harcèlement.

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2021

Publié le 01/06/22

Modifié le 08/06/22

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