Vidéo : Cerveau et mémoire

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audio - Cerveau et mémoire

Les mystères du cerveau

Cette vidéo vous aidera à animer des activités pédagogiques autour du fonctionnement de la mémoire, à répondre à certaines grandes questions : comment l'utiliser à pleines capacités et la préserver ? À quel moment s’inquiéter de nos problèmes de mémoire ?

À l’occasion de la Semaine du cerveau qui s’est déroulée du 11 au 17 mars, nous parlons de la mémoire.

Cette émission est préparée et se déroule en présence d’élèves d’une classe de CM1, dans le cadre de la semaine de la presse à l’école, des enfants qui ont eux-mêmes été consultés pour le choix du sujet du jour et posent leurs questions à nos invités. Certaines ont été transposées dans le texte d'accompagnement.

 

Invités :

- Dr Charles-Ambroise Valéry, neurochirurgien aux Hôpitaux Universitaires Pitié Salpêtrière, à Paris.

- Questionnements d’enfants de l’École primaire Robert Doisneau à Issy-Les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine.

- Questionnements d’enfants de l’École primaire Fabiola à Dakar au Sénégal.

Qu’est-ce qu’un neurone ?

C’est l’unité cellulaire du cerveau, c’est-à-dire que le cerveau est composé de neurones qui sont des cellules particulières car elles ont une excitabilité électrique et qu’elles peuvent créer des interactions entre elles qui se font par l’intermédiaire des synapses, ce sont des liens entre les neurones qui vont créer des circuits qui vont être le support même du cerveau. L’homme possède environ à la naissance 100 milliards de neurones. Chaque cellule est capable de former plusieurs milliers de liaisons avec des cellules environnantes. Quand un neurone meurt, il est remplacé par de la gliose, ce sont des cellules qui environnent et qui servent de support aux neurones mais qui ne sont pas des neurones. Si on perd des neurones, on sait aussi en fabriquer. Il y a un élément appelé la plasticité neuronale qui est la capacité d’adaptation des circuits des neurones entre eux et qui elle reste faisable toute la vie.    

Quelle est notre capacité à retenir les informations ?

Il y a l’échelle du QI, quotient intellectuel, qui comprend des éléments qui font référence à la mémoire. Mais attention, il n’y a pas une mémoire, mais plusieurs, comme la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et à long terme. La vraie mémoire, celle qui nous sert vraiment à fonctionner, c’est la mémoire de travail, mais qui fait appel à une mémoire qui est stockée, la mémoire à long terme.

Le cerveau n’est qu’un des éléments de notre mémoire, puisque d’autres organes sont mis à contribution pour acheminer, chercher ces informations : c’est essentiellement le système nerveux avec ses ramifications sensorielles. Le capteur initial, c’est l’ensemble des 5 sens qui va ramener l’information vers le cerveau, qui va traiter cette information et éventuellement la stocker dans les espaces dévolus à la mémoire.

Quelle place prend la mémoire dans le cerveau ?

Il y a des places anatomiques connues : les lobes frontaux qui sont en avant du cerveau, il y a l’hippocampe qui est une structure très particulière et importante qui participe à la mise en mémoire, les lobes temporaux qui servent d’espace de stockage, c’est là la partie anatomique. La mémoire est d’abord une dynamique.

Ce sont des processus de circuits dynamiques qui vont se dérouler sur l’ensemble du cerveau. Il y a à la fois un espace anatomique, mais quand on fait appel à la mémoire, on fait appel à l’ensemble du cerveau. Prenons l’exemple simple d’un prénom : Je m’appelle Charles. C’est à la fois un son que je sais prononcer, donc c’est dans la région auditive. C’est en même temps ce que je peux lire, je peux avoir une typographie sur le papier, je reconnais visiblement le mot « Charles ». Ce sont les aires visuelles. En même temps, Charles, ça peut me rappeler Charles de Gaulle ou Charles Martel qui sont des personnages historiques : là, c’est la mémoire pure doublée de connaissances. Voici comment fonctionne le processus dynamique.

Pourquoi, quand on répète une information, elle s’enregistre mieux ?

La révision ou la répétition permet, à partir d’une information sonore au départ, de faire passer cet élément de la mémoire de travail à la mémoire à long terme. Donc, pour un étudiant, la répétition, la révision, c’est très important. Si l’on révise à voix haute, on fait appel à un sens très puissant qui permettra de mieux incorporer la connaissance.

Combien de temps faut-il pour oublier les choses ?

L’information visuelle ne prend même pas une seconde pour être oubliée. Cette info va être transférée dans la mémoire à court terme qui va garder quelques secondes l’info, visuelle ou auditive, et à ce moment-là, il sera possible d’organiser des stratégies afin d’accumuler, de stocker cette info, et là, ce sera la mémoire à long terme qui pourra durer des années.

Si on préfère quelque chose, on va mieux le mémoriser, cela fait partie du contexte et il est très important dans la mémorisation.

On retient mieux une information quand on l’écrit plutôt que quand on la lit seulement parce qu’on va augmenter les sources d’information. La vision apporte l’info, en l’écrivant, on fait un mouvement dans l’espace qui va reproduire l’information, il y a une deuxième porte d’entrée. Donc plus on multiplie les portes d’entrée, plus la profondeur de l’acquisition mnésique est importante. Pour mieux apprendre, il faut catégoriser les informations. C’est comme une commode où l’on range ses affaires.

 

Photo : © Pixabay

Nom de l'auteur : Caroline Paré / Priorité santé

Producteur : RFI

Année de copyright : 2019

Publié le 30/11/22

Modifié le 24/02/22

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