Vidéo : Approche systémique et unifiée de la santé

icu.next-video

Contenu proposé par

Réseau Canopé
Connectez-vous
Lumni propose sur connexion des contenus éducatifs aux animateurs, éducateurs, médiateurs des associations nationales agréées Jeunesse Education Populaire et/ou agréées en tant que complémentaires de l’enseignement public, ainsi qu’à leurs structures affiliées.
Prévention/Traitements05:52

Approche systémique et unifiée de la santé

FOREDD 2021 : santé et développement durable

Comme nous avons pu le constater durant la crise de la Covid-19, nous avons tendance à considérer la santé humaine comme une priorité face à la dégradation de la biodiversité. Le biologiste Marc-André Selosse, lui, défend une approche systémique et unifiée de la santé. Une vision intégrée qui prend en considération la santé des populations humaines, mais aussi l’état de la biodiversité et les interrelations au sein des écosystèmes, dans un seul et même ensemble.

Pourquoi faut-il lier la santé humaine à celle de la biodiversité ?

Déjà car notre organisme comporte sa propre biodiversité au rôle primordial dans notre santé : notre écosystème microbien, ou microbiote. Sa dégradation, causée par une hygiène devenue excessive, peut entraîner diverses maladies comme le diabète, l’asthme, ou même l’autisme. De plus, notre écosystème peut aussi être perturbé par des écosystèmes externes. Les pesticides par exemple, qui peuvent se retrouver dans notre organisme lorsque nous consommons des plantes sur lesquelles ils ont été utilisés. Ou par les pollutions diffuses, à l’instar des microplastiques, que nous absorbons en certaine quantité via notre alimentation, libérant dans notre tube digestif des perturbateurs endocriniens, notamment.

Ainsi, nous ne pouvons demeurer en bonne santé si nous dégradons les autres écosystèmes. En effet, cela a forcément des conséquences sur notre santé, parfois même indirectement. En Inde, par exemple, le bétail en mauvaise santé est soigné avec des médicaments, dont les molécules s’accumulent dans les carcasses. Après avoir provoqué la mort de presque tous les vautours de la région, elles sont désormais consommées par des chiens, qui prolifèrent, mais sont vecteurs de la rage. Cette maladie affecte ainsi l’homme, faisant 30 000 morts par an, et engendre un coût de soin de 32 millions d’euros. Une somme importante qui aurait pu servir autrement.

Comment faire évoluer la vision compartimentée actuelle vers une vision plus globale ?

Pour Marc-André Selosse, il faut permettre aux générations futures de mieux comprendre ce qui se passe pour leur santé dans l’environnement. Par exemple, ce qui se cache derrière la fabrication des téléphones, notamment en termes de pollution que cette production provoque sur certains écosystèmes. Cela passe par ce qu’il appelle l’histoire naturelle, c’est-à-dire les sciences de l’environnement, telles que la biologie et la géologie. Pour lui, la prochaine génération doit se construire dans notre manière de faire écho entre nos savoirs, pour mieux comprendre ce qui nous a échappé, et ne pas répéter nos erreurs.

Producteur : Réseau Canopé

Année de copyright : 2021

Publié le 12/08/22

Modifié le 30/05/22

Ce contenu est proposé par

Ressource pédagogique associée