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Image : Comment le web 2.0 empêche-t-il la théorie du complot de s'alimenter par les médias ? Le cas du "off" en politique.

Comment le web 2.0 empêche-t-il la théorie du complot de s'alimenter par les médias ? Le cas du "off" en politique.

Selon Caroline Roux, la théorie du complot est alimenté par la sensation que tout est caché et que rien n'est dit. Pour contrer cette théorie, elle prend un exemple d'un fait divers qui a fait l'actualité il y a quelques temps : L'histoire de Lucette. Lucette est la protagoniste d'une rencontre mise en scène avec le président de la république, François Hollande. Pendant des années, ces rencontres ultra préparées n'ont pas été critiquées par les journalistes, qui se sont contentés de mettre en scène cette information politique. Aujourd'hui ceci n'est plus possible. Et cela n'est plus possible notamment parce que le off n'exsite plus. Aujourd'hui tout sort, tout fuite. Cette donnée a remis en cause la manière dont les journalistes font leur travail et les fait tendre vers le décryptage, notamment dans le cas du journalisme politique. Le fact checking de plus en plus employé par les journalistes est devenu une des valeurs ajoutées du journalisme.

Images & médias
Image : Ressource pédagogique autour de la République : son histoire, ses symboles, ses valeurs

Ressource pédagogique autour de la République : son histoire, ses symboles, ses valeurs

Ce livret préfacé par Jean-Michel Ducomte, ancien président de la Ligue de l’enseignement, a pour objectif de donner les informations essentielles pour mieux comprendre le fonctionnement de la République, de son origine à aujourd’hui. Le contenu développé dans cette publication comporte les rubriques suivantes : une culture, une tradition ; des symboles et une devise ; les valeurs de la République ; les valeurs républicaines : La République et l’Universel. Le livret peut être commandé sur le site du Cidem.

Citoyenneté
Image : Qu’est-ce que l’Ecole de la République ?

Qu’est-ce que l’Ecole de la République ?

Qui a eu inventé l’école ? Et bien non ! Ce n’est pas Charlemagne. Dans la Grèce antique, les garçons des familles les plus aisées vont à l’école pour apprendre à lire, à écrire et à compter. Ils ont des classes de sport, d’art et de philosophie. Donc, définitivement non, Charlemagne n’a pas inventé l’école. En revanche, en France, il fait de l’éducation une de ses priorités. En 789, il ordonne au clergé d’ouvrir des écoles accessibles à tous. Enfin à tous. Pas tout à fait, car l’école de Charlemagne n’est ouverte qu’aux garçons. A l’époque, ce sont les hommes d’Eglise qui dispensent l’éducation. Ce n’est qu’à la fin du XVIIIe siècle, notamment grâce à la Révolution française de 1789, 1000 ans plus tard, qu’apparaissent les premières écoles laïques. Mais là encore, l’institution est en grande partie réservée aux garçons issus des familles aisées. Familles aisées… je fais la liaison. Il faut attendre 1882 pour que les choses bougent vraiment. Jules Ferry, célèbre ministre de l’Instruction publique - c’est ainsi qu’on appelait l’Education nationale - rend l’école obligatoire, gratuite et laïque pour tous les enfants âgés de 6 à 13 ans. En France, aujourd’hui, près de 650 écoles, lycées et collèges portent son nom. Alors, évidemment, dans les décennies qui ont suivi, l’école a encore bien évolué. Ce n’est qu’en 1924 que les programmes scolaires des garçons et des filles sont devenus identiques et il faut attendre les années 60 pour que la mixité devienne la norme. Enfin… Aujourd’hui, l’école est obligatoire de 6 à 16 ans et l’enseignement public est gratuit de la maternelle jusqu’au lycée. L’école a pour mission la transmission des connaissances et des valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité et laïcité. Et ceci, dans le refus de toute discrimination, c’est inscrit dans la loi. Du primaire jusqu’au lycée, les programmes abordent les sciences, l’histoire, le français, les langues étrangères et aussi l’éducation morale et civique ! Cette discipline permet, entre autres, d’étudier les droits de l’Homme et le fonctionnement de la nation. On y apprend notamment les règles du vivre ensemble et à développer notre esprit critique. Car vous le savez : l’école d’aujourd’hui forge les citoyens de demain !

Citoyenneté
Image : Des héros dans la tourmente, 1927-1954

Des héros dans la tourmente, 1927-1954

La Ligue de l'enseignement vous propose un dossier d’accompagnement pédagogique autour du film. De 1927 à 1954, les immigrés prennent une part importante dans les combats menés par la France contre l'envahisseur allemand, puis pour la reconstruction du pays. Les immigrés, citoyens de France, de l'entre-deux-guerres à la Libération Nos héros dans la tourmente, ce sont ces immigrés qui sont venu trouver refuge en France à la faveur de la montée des périls dans toute l'Europe, au tournant des années 1930 et de la crise économique qui a secoué le monde alors. Accueillis dans une France qui veut augmenter sa population, et faire de tout arrivant un Français, ils vont vivre la pire période de rejet des étrangers de notre histoire. Ce sont eux qui sont montrés du doigt quand la crise atteint la France, quand la production chute et le chômage augmente, qu'on reconduit les travailleurs étrangers à la frontière, et cherche à restreindre l'accès aux professions libérales. Ce sont eux qui ont vécu la parenthèse du Front populaire et des lois sociales pour tous, Français et étrangers, puis ont connu les premiers camps d'internement quand le gouvernement Daladier, puis celui de Vichy, a préféré se méfier d'eux plutôt que de combattre les périls. Ce sont eux enfin qui ont pris les armes et irrigué la Résistance au nom des valeurs de la République en espérant qu’à la libération, leur rôle de citoyen serait enfin reconnu. C'est cette histoire que nous racontent leurs enfants et petits-enfants. Cette vidéo est issue de la série documentaire en 4 épisodes Histoires d'une nation qui raconte 150 ans de l'histoire nationale, qu'elles éclairent à la lumière de la manière dont la République les a accueillies et a redéfini les lois sur la nationalité. Retrouvez également Histoires d’une nation au travers d’un livre qui prolonge la série documentaire à succès. Cet ouvrage regroupe une sélection de témoignages issus du film et nous montre la France racontée par ceux pour qui être français a été toute une histoire.

Citoyenneté
Image : C'est quoi une caricature ?

C'est quoi une caricature ?

Une femme au visage allongé dessiné comme si c’était une poire ; un homme représenté avec des dents gigantesques… Les caricatures sont le plus souvent des dessins qui grossissent les traits ou les défauts d’une personne. Et d’ailleurs, le mot caricature vient du verbe italien caricare qui veut dire « forcer », « exagérer ». L’art de la caricature s’est surtout développé au XIXe siècle avec la multiplication des journaux, et donc des dessins de presse. Pourquoi utiliser la caricature ? Parce que la caricature fait souvent sourire, mais elle est bien plus que cela. Elle permet de porter à la connaissance de chacun, une situation que l’on juge scandaleuse ou de montrer le ridicule de certaines personnalités qui ne font pas ce que l’on attend d’elles. Comme le dessin se passe de mots, il frappe l’œil, et donc l’esprit immédiatement. Et comme la caricature simplifie les traits en même temps qu’elle les exagère, son message passe de façon encore plus efficace. Tellement efficace qu’elle peut heurter jusqu’à l’extrême certains groupes de personnes… comme cela a été le cas lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, dont les membres du journal ont payé de leur vie les caricatures qui avaient été publiées. Pourtant, même s’il peut déranger, ou même choquer, l’art de la caricature est libre en France. Il fait partie de la liberté d’expression et d’information, deux droits fondamentaux dans une démocratie. Retrouvez un dossier sur Les valeurs de la République

Images & médias
Image : Le lobby de Poissy rencontre Jean-Michel Blanquer

Le lobby de Poissy rencontre Jean-Michel Blanquer

Le lobby de Poissy s'entretient avec Jean-Michel Blanquer sur l'engagement citoyen, à la bibliothèque Jules Ferry Jean-Michel Blanquer : J’ai reçu avec beaucoup de plaisir le « Lobby de Poissy » parce que d’abord j’aime beaucoup quand il y a de l’engagement des élèves dans des grandes causes d’intérêt général. Et l’environnement est une immense cause d’intérêt général par ailleurs, sur le fond, leur travail collectif a apporté des propositions vraiment intéressantes à la mise en œuvre des idées qu’ils ont pu proposer. Bonjour les enfants ! Ca va bien ? Anais Williocq : Ils les a reçus dans la bibliothèque Jules Ferry donc c’était grandiose, un lieu majestueux, impressionnant et c’était vraiment dans le lieu du savoir de l’Ecole. C’était beau comme image. Jean-Michel Blanquer : J’ai vu ce que vous avez fait jusqu’à présent et je pense que je ne sais pas tout. J’ai besoin de vous écouter pour bien comprendre ce que vous voulez. Je sais que vous faites une proposition des Droits de la nature, des droits de la planète. L’Ecole est essentielle pour l’engagement citoyen. L’école c’est la République. Il n’y a de République, de citoyenneté que s’il y a une école qui peut former tout le monde. Et la question de l’environnement est une des illustrations des valeurs de la République. Philippine : On aimerait vous proposer 5 idées qu’on aimerait placer dans l’Ecole. La première : utiliser du matériel recyclé et écologique, deuxième : développer un élevage d’animaux qui mange les déchets, donner des cours de cuisine pour apprendre à bien manger, intégrer une matière environnement dans les programmes scolaires, créer son propre compost avec du matériel recyclé ou écologique, et manger bio et arrêter les barquettes en plastique à la cantine. Jean-Michel Blanquer : je vais en effet regrouper les idées qu’ils ont pu proposer avec d’autres idées qui ont pu venir ces derniers temps, notamment du conseil national de la vie lycéenne. Par exemple prendre plus en compte l’environnement dans les programmes, la possibilité d’avoir des installations vertes, végétales animalières dans les établissements. Tout ceci est très éducatif. On va retrouver certaines des idées du Lobby de Poissy dans ce que nous allons proposer qui va commencer à entrer en vigueur à partir de l’année prochaine. On va valoriser vos pratiques déjà, et on va en faire la publicité pour que ce soit vu par d’autres établissements pour que cela puisse s’étendre et on va faire converger ça avec les propositions des lycéens. Bon j’ai dit OUI à tout là… C’est pas mal. Thomas : Comme vous avez dit oui à déjà beaucoup de choses, est-ce que vous pouvez encore dire oui à une dernière chose. Est-ce que vous pouvez donner cette lettre à Monsieur le Président s’il vous plait. Jean-Michel Blanquer : Oui. C’est encore quelque chose que je peux faire. Merci. Je lui remettrai au plus tard mercredi prochain. Les sujets environnement sont parfois des sujets où l’on manie un peu l’angoisse parce qu’il y a de grands défis, de grands périls parfois… Mais ce que nous devons à notre jeunesse, ce sont des éléments de construction du futur Super ! Parfait. Bonne suite les enfants et alors, à bientôt dans votre collège. Je ne sais pas si je viendrai d’ici à la fin du mois de juin peut-être plus vraisemblablement l’année prochaine. Vous serez tous dans la classe supérieure l’année prochaine ? Bravo

Environnement
Image : Qui décide d’engager des opérations militaires ?

Qui décide d’engager des opérations militaires ?

Qui décide de faire la guerre ? “Le président de la République est le chef des armées. C’est l’article 15 de la Constitution de 1958 qui l’énonce clairement.” Valéry Giscard d’Estaing, président de la République (1974-1981) “La Constitution dit : “vous êtes le chef des Armées”. Si vous êtes le Chef des Armées, vous pouvez donner des ordres à l’Armée, c’est ça que ça veut dire.” Édouard Guillaud, chef d'État-Major des armées (2010-2014) “La Constitution laisse la possibilité au gouvernement et au chef des Armées d’engager la force armée partout où c’est nécessaire.” Roland Dumas, ministre des Affaires étrangères (1988-1993) et président du Conseil constitutionnel (1995-2000) “Dans des moments de crise, aux moments où la guerre est là aux portes, c’est bon que le pouvoir soit resserré et qu’il soit entre les mains du Chef de l’Etat qui impose sa direction.” Michel Charasse, Conseiller de François Mitterrand en 1992 “Quand on discutait de la force de frappe, Mitterrand disait “Mais à un moment, si une attaque est brutale, je vais réunir un comité Téodule ? Pour les faire discutailler pendant deux heures autour de la table, pour qu’on décide à la fin s’il faut engager la force nucléaire ou pas ? Mais entre-temps la bombe sera tombée sur Paris, on n’aura plus le loisir de discuter on sera tous morts.” Édouard Guillaud, chef d'État-Major des armées (2010-2014) “Le fait que la chaîne de commandement soit courte garantit au chef des Armées sa maîtrise permanente du tempo des opérations. Alain Juppé, Premier ministre (1995-1997) “C’est évidemment le président qui décide, qui donne la direction générale mais il y a évidemment une discussion, un échange. Il ne faut pas croire que le président est enfermé dans son bureau tout seul et puis envoie une note en disant : “voilà ce qu’il faut faire”. Non c’est un processus de discussion et d’élaboration collective.” François Hollande, président de la République (2012-2017) “Le président n’est pas seul, il n’est jamais seul. Mais il prend la décision seul. J’ai eu conscience de la force de ce que représente l’autorité présidentielle lorsque j’ai décidé de faire intervenir nos Armées au Mali.” Commentaire “En janvier 2013, François Hollande lance l’opération SERVAL à la demande du Mali. Objectif : stopper l’offensive des terroristes djihadistes dans ce pays africain.” François Hollande, président de la République (2012-2017) “Je savais qu’en donnant cet ordre, dans les heures qui allaient suivre, des avions allaient décoller, des frappes auraient lieu dès le lendemain matin et avec un affrontement dont je ne pouvais connaître l’issue. Vous savez, je savais, qu’il pouvait en coûter pour la vie de nos soldats, pour des familles. C’est une responsabilité immense que d’en décider.” Commentaire “Chef des armées, le président de la République est le seul à pouvoir ordonner l’utilisation de l’arme nucléaire dont la France dispose depuis le début des années 1960.” Nicolas Sarkozy, président de la République (2007-2012) “Il n’y a pas de grande Nation sans une armée puissante. Et l’arme nucléaire, nous donnait, définitivement, le statut de grande Nation. C’est vraiment l’intuition géniale du général de Gaulle. Une fois que vous avez le feu nucléaire, la crédibilité de la dissuasion nucléaire repose sur la décision d’un homme.” Hubert Védrine, ministre des Affaires étrangères (1997-2002) “François Mitterrand dit un jour dans une grande émission, à propos de la dissuasion nucléaire. Il dit “la dissuasion, c’est moi.” Valéry Giscard d’Estaing, président de la République (1974-1981) “Moi je savais que je n'appuierais sans doute jamais sur le bouton nucléaire. Pour une raison simple, qui a sa valeur, cela aurait été la fin de la France. Si on utilisait, nous, notre arme nucléaire ce serait contre les russes qui évidemment riposteraient tout de suite et la France serait détruite.” François Fillon, Premier ministre (2005-2012) « C’est essentiellement une arme diplomatique et politique puisque au fond tout le monde sait que cette arme ne sera pas utilisée, elle est faite pour ça, mais avec le temps qui est passé et l'évolution historique du monde, il y a de moins en moins de risques au fond que cette arme soit utilisée, même s'il en reste encore quelques-uns. Et donc la dissuasion nucléaire c'est aujourd'hui essentiellement une arme diplomatique, une arme politique. C'est une arme qui place votre pays dans une situation de sécurité absolue à partir de laquelle vous pouvez conduire des opérations militaires classiques sans prendre le risque d'être envahi ou d'être défié de façon considérable.» Édouard Guillaud, chef d'État-Major des armées (2010-2014) “Quand vous avez la capacité de déclencher le feu nucléaire, vous savez que vous avez dans votre main et votre cerveau la possibilité de millions de morts. Et donc vous ne pouvez pas raisonner, une fois qu’on vous dit “c’est vous qui décidez Monsieur le Président, ça n’est personne d’autre”, on ne ressort pas exactement de la même façon. Il y a forcément un poids.” Nicolas Sarkozy, président de la République (2007-2012) “Et non seulement nous avons le feu nucléaire, mais nous avons la capacité de fabriquer la bombe et de la transporter de façon autonome, ce qui n’est plus le cas des Anglais, je vous le dis. Et si nous voulons exister par rapport aux Américains, par rapport aux Chinois, par rapport aux Russes, par rapport aux grandes puissances mondiales alors que nous ne sommes que 68 millions de français, le feu nucléaire c’est quelque chose de capital.” Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères (2017 à aujourd’hui) et ministre de la Défense (2012-2017) “C’est la capacité ultime de défendre notre territoire et nos intérêts vitaux. C’est une forme d’assurance-vie dont il faut d’ailleurs en permanence assurer la crédibilité et démontrer aux uns et aux autres que l’usage de l’arme nucléaire est un usage qu’il serait possible d’utiliser si c’était nécessaire. Donc il y a aussi, en même temps que l’arme nucléaire, la capacité politique du Chef de l’Etat de dire qu’il pourrait en faire usage. Donc c’est une force politique du même coup. Et du même coup cela force le respect au niveau international.”

Citoyenneté
Image : Pourquoi le drapeau français est-il bleu blanc rouge ?

Pourquoi le drapeau français est-il bleu blanc rouge ?

D'où viennent les couleurs du drapeau français ? Chaque pays possède son propre drapeau. En France, le drapeau bleu, blanc rouge flotte au-dessus des mairies, des écoles et des bâtiments officiels. Il date de la Révolution de 1789. Le bleu et le rouge, couleurs des révolutionnaires parisiens, entourent le blanc, la couleur du roi. Le drapeau français symbolise alors la révolte du peuple pour obtenir la liberté. Un symbole brandi au cours de l'histoire Inscrit dans la Constitution, il est devenu l'un des symboles de la République, comme La Marseillaise et la devise « Liberté, égalité, fraternité ». Ce drapeau tricolore appartient à tous les Français et il permet de se regrouper autour de valeurs communes. Au cours de l'histoire, il a été fièrement brandi, à la fin de la Seconde Guerre mondiale par exemple. C'est un signe de patriotisme, d'amour de son pays. Dans les stades, les supporters l'agitent pour exprimer leur soutien aux équipes nationales. Mais le drapeau bleu, blanc, rouge est aussi vu parfois comme un symbole de préférence nationale, c'est-à-dire de priorité des Français par rapport aux étrangers. De nombreux Français ont longtemps été gênés par cette image, véhiculée par l'extrême droite. Pourtant, après les attentats du 13-Novembre, François Hollande a appelé tous les Français à afficher le drapeau en hommage aux victimes. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont colorisé leur photo en blanc, blanc, rouge, et les couleurs de la France ont été projetées sur les monuments de nombreux pays. Les Français sont donc en train de se réapproprier leur drapeau, à la fois révolutionnaire, patriote et solidaire.

Citoyenneté
Image : Qu'est-ce que le Référendum d'Initiative Citoyenne ?

Qu'est-ce que le Référendum d'Initiative Citoyenne ?

Qu’est-ce que le référendum d’initiative citoyenne ? Les décisions politiques sont-elles déconnectées de la vie des citoyens ? C’est ce qu’affirme le mouvement des Gilets Jaunes. Celui-ci a fait émerger une revendication centrale : le Référendum d’Initiative Citoyenne. Un outil de démocratie directe qui autoriserait à créer ou modifier une loi sans passer par le Parlement. Et qui permettrait aux citoyens de prendre part à la vie et aux décisions politiques. Dans notre constitution, le référendum permet aux citoyens de faire entendre leur voix sur une question donnée, hors du cadre des élections. Il peut s’effectuer à l’échelle locale ou nationale. Être initié par des partis politiques ou des élus. Ou par une combinaison d’élus et de citoyens. Mais il n’a qu’une valeur consultative. Dans certains pays comme la Suisse ou le Mexique, les citoyens eux-mêmes peuvent en être à l’initiative. C’est le principe du Référendum d’initiative Citoyenne. Quelle est l’origine du référendum ? En France, l’idée de référendum émerge à la Révolution française. Le peuple conteste le pouvoir du roi. Il veut plus de démocratie. Le référendum est prévu dès la Constitution de 1793 qui ne sera jamais appliquée. Napoléon transforme alors le principe du référendum en plébiscite : il appelle le peuple aux urnes pour consolider son pouvoir après son coup d’État en 1799 et instaurer le Consulat. Il l’utilise aussi en 1802 pour se nommer consul à vie. A quels moments le référendum a-t-il été utilisé en France ? Sous la Ve République, le référendum a été utilisé 9 fois. Par exemple, en 1961, il ouvre la voie à l’indépendance de l’Algérie. En 1962, il donne le droit aux Français de voter au suffrage universel direct. En 1969, le rejet de la réforme du sénat par référendum entrainera la démission du Général de Gaulle. Le référendum soulève une question fondamentale de démocratie : qui est légitime pour décider ? Le peuple lui-même ou ses représentants élus ? Les résultats parfois serrés dépendent de la manière dont la question est posée. Mais aussi du moment où le peuple est appelé à s’exprimer. Si l’abolition de la peine de mort adoptée en 1981 avait fait l’objet d’un référendum, aurait-elle été approuvée par le peuple français ? Aussi, certaines consultations ont donné lieu à des décisions contradictoires. En 2005, lors du référendum organisé par Jacques Chirac, les Français ont rejeté à plus de 54 % le traité établissant une Constitution pour l’Europe. Cela n’a pas empêché Nicolas Sarkozy de ratifier, 2 ans plus tard, un traité similaire, le traité de Lisbonne. En 2016, le référendum local organisé autour de Notre-Dame-des-Landes a compté 55,17 % des voix en faveur du projet d’aéroport. Le projet a pourtant été abandonné deux ans après par le gouvernement. Si le Référendum d’Initiative Citoyenne demandé par le mouvement des Gilets Jaunes est mis en place, quelles seraient les règles de ce nouvel outil démocratique ? Serait-il uniquement consultatif ? Permettrait-il d’abroger une loi ? Quels domaines seraient concernés ? Tout reste à déterminer.

Citoyenneté
Image : La grande restauration de Notre-Dame de Paris (1843-1867)

La grande restauration de Notre-Dame de Paris (1843-1867)

Comment Notre-dame de Paris a été restaurée ? Depuis sept siècles, Notre-Dame de Paris a tout connu : destructions, reconstructions, incendie, et même vandalisme en règle pendant la Révolution. Or, sous la Monarchie de Juillet, on prend conscience de la nécessité de préserver les Monuments historiques. En 1842, une pétition, signée notamment par Victor Hugo, sensibilise l’opinion au destin de la cathédrale médiévale. Témoin privilégié de l’histoire de France, Notre-Dame doit d’urgence être restaurée. En 1843, la commission des Monuments Historiques organise un grand concours d’architecture. Les lauréats sont Jean-Baptiste Lassus, un architecte connu pour avoir déjà travaillé sur plusieurs édifices parisiens, et Eugène Viollet-le-Duc, un jeune autodidacte, encore peu expérimenté mais qui s’est formé au cours de ses nombreux voyages. Leur projet de restauration est prudent : il s’agit avant tout de remettre la cathédrale en état. Dès 1845, le chantier commence. Les parties les plus fragiles de la cathédrale sont renforcées, chaque pierre est réparée, les statues sont restituées, les arcs-boutants remaniés et couronnés de pinacles. Pour être proches des ouvriers, les deux architectes installent leurs bureaux dans la Tour Sud de Notre-Dame. Très vite, le chantier se transforme laboratoire archéologique. Pour comprendre comment la cathédrale a été construite au Moyen-Âge, Lassus et Viollet-le-Duc doivent en analyser chaque recoin. Ils découvrent que les murs de pierre renferment des nombreux renforts en métal : les bâtisseurs du Moyen-Âge avaient posé des agrafes de fer pour renforcer la structure. Ils s’aperçoivent aussi que certaines grandes verrières ne sont pas d’origine. Dans le transept, les architectes rétablissent les petites fenêtres telles qu’elles avaient été conçues au XIIème siècle. Le chantier de restauration est une longue aventure qui nécessite aussi de braver l’instabilité politique et les changements de régime. En février 1848, Paris se soulève à nouveau. Les parisiens édifient des barricades et mettent à bat la Monarchie de Juillet. La Deuxième République est proclamée. Mais pour peu de temps. Le 2 décembre 1852, le nouveau président de la République s’autoproclame Empereur : il devient Napoléon III. En imaginant des décors somptueux dans Notre-Dame pour accueillir les cérémonies impériales, Viollet-le-Duc parvient à s’attirer les faveurs du nouvel empereur. La cathédrale se retrouve bientôt au cœur d’un immense projet de remodélisation de Paris. Napoléon III veut transformer radicalement la capitale. Avec le baron Haussmann, il fait percer de larges avenues et boulevards et de nouveaux axes pour mettre en valeur les monuments. Le modeste parvis de la cathédrale sera largement agrandi et libéré de toute habitation. En 1857, Jean-Baptiste Lassus meurt. Viollet-le-Duc reprend seul le chantier. L’ambition est décuplée, l’architecte ne va plus seulement restaurer Notre-Dame mais faire revivre une « cathédrale idéale », qui n’a peut-être jamais existé. Il restaure les vitraux, il couvre les parois de gargouilles, réaménage les chapelles, fait fondre de nouvelles grilles. Viollet-le-Duc veut superviser chaque opération : de la conception des objets liturgiques ou des fauteuils du chœur, jusqu’au choix des poignées de portes. Surtout, il tient à respecter les techniques de construction du Moyen-Âge, dont il connait tout. Mais des voix s’élèvent contre ses méthodes jugées trop radicales : on lui reproche de détruire des éléments existants de la cathédrale, sous prétexte qu’ils ne seraient pas de l’époque médiévale. En réalité́, l’architecte va bien plus loin que de faire revivre les techniques d’autrefois : il invente un Moyen-Âge fantastique. A l’instar de ces nouvelles statues dont il peuple Notre-Dame : 54 chimères, merveilleuses, étranges, ou grotesques, dont la plus célèbre d’entre elles : un démon mi-femme mi-oiseau, le Stryge. Ces créatures influenceront notre propre représentation du Moyen-Âge. En 1866, l’architecte fait ériger une nouvelle flèche en bois et en plomb. Culminant à 93 mètres de hauteur, elle est bien plus élancée et virtuose que celle du Moyen-Âge. Tout autour, sont disposées les statues des 12 apôtres. Viollet-le-Duc donne à l’une d’entre elles son visage. Après vingt ans de travaux, le chantier prend fin en 1867. Notre-Dame de Paris est désormais classée aux Monuments Historiques du Patrimoine français. Le 15 avril 2019, 856 ans après la pose de la première pierre, les flammes dévorent la charpente de la cathédrale, le feu fait s’écrouler la flèche de Viollet-le-Duc. La structure de Notre-Dame a tenu bon mais de nouveau se pose la même question qu’au XIXe siècle : comment restaurer la cathédrale ?

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