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Image : Vous avez dit fake news ?

Vous avez dit fake news ?

C'est la nouvelle expression à la mode : « fake news » ! Popularisée par Donald Trump, on l'utilise un peu à tort et à travers pour signifier fausses informations, rumeurs, complots ou mensonges purs et simples ! A l'heure de la guerre de l'information sur les réseaux sociaux, prenons 3 minutes pour faire le point. A la base, l’expression Fake news s'applique à des sites parodiques, types Le Gorafi, ou The Onion aux Etats-Unis. Très vite, les Fake News vont désigner ces fausses informations diffusées par des sites qui se donnent l'apparence d'un vrai journal, avec ses codes, sa présentation. L'objectif est double : faire du clic quand ce sont des sites purement commerciaux... et pour les sites militants, comme Breibart aux Etats-Unis, un des sites de l'alt-right, la fachosphère américaine, l'objectif est la propagande et la manipulation en partageant… des fausses informations : comme la « nouvelle » que le pape avait apporté son soutien à Donald Trump ! Du côté Français, la Fake News qui a fait le tour de la toile, c'est celle partagée par la fachosphère qui prétendait qu'Alain Juppé, renommé Ali pour l'occasion, serait coupable de compromission avec l'islam intégriste. Comme dirait Donald Trump : FAKE ! Mais ce n'est pas fini ! Les Fake News ont même pris un nouveau sens ! Trump, ou Florian Philippot, le vice-président du FN, désignent sous le nom de Fake News toutes les informations qui ne correspondent pas à leur vision du monde. Le phénomène Fake News, si on peut l'appeler ainsi, montre en fait la tentative par Trump ou par le FN en France, de « discréditer les médias traditionnels et de les mettre en équivalence avec des sites qui sont engagés dans un combat politique », comme l'explique Nicolas Kaciaf, sociologue des médias à Sciences Po Lille. Mais, la manipulation politique, ça n'est pas si nouveau que ça ! Même Périclès, le leader de l'Athènes antique, a dû y faire face. Mais ce qui a changé, c’est le contexte, technologique notamment. Depuis 20 ans, on assiste à une démultiplication des sources et des fabricants de l'information. Avec le web, les blogs et surtout les réseaux sociaux, chacun peut être son propre média ! Mais aussi n’importe qui. Ainsi, les journalistes ont perdu leur monopole de producteur de l'information. À cela s’ajoute le fait que les réseaux sociaux, via les retweets et les partages, accélèrent la circulation de l’information et amplifient sa propagation, agissant comme une caisse de résonance ! Face à cette avalanche de fausses informations, des solutions sont en cours d'élaboration. Huit médias français, dont Le Monde, l'AFP, BFM TV ou encore Libération, ont décidé de collaborer avec Facebook pour réduire la présence endémique de fausses informations sur le réseau social. Des équipes de fact-checkers de ces médias vérifient depuis février 2017 la validité de liens qui sont signalés par les utilisateurs de Facebook. Si le lien est effectivement une Fake News, c'est mentionné sur le réseau social par le biais d'une phrase d'alerte.. Mais le travail repose aussi sur les épaules des citoyens, qu'ils soient passionnés d'informations ou lecteurs lambda. Il y a quelques réflexes de base à acquérir pour ne pas tomber dans le piège des fake news. En premier lieu, toujours vérifier la fiabilité de la source de l'information. Lire l'article en entier et ne pas se contenter du titre… essayer de déterminer si l'on a affaire à un média reconnu ou à organe militant. En bref, toujours garder un esprit critique, et les yeux bien ouverts !

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Image : C'est quoi les fake news ?

C'est quoi les fake news ?

L’expression anglaise « fake news » signifie « fausses nouvelles ». Elle désigne des informations fausses, des infos qui, souvent, sont volontairement truquées. L’une des fake news les plus connues est le soutien du Pape François à Donald Trump quand il était candidat à la présidence des Etats-Unis. Un autre exemple est une vidéo de l’aéroport de la ville de Miami, inondé après le passage de l’ouragan Irma. En fait, il s’agissait d’une vidéo d’un homme marchant dans une zone remplie d’eau de l’aéroport de Mexico, la capitale du Mexique !

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Image : Quand l'art inspire les fake news

Quand l'art inspire les fake news

Créature mi-homme mi-cochon, pile de billets de banque en feu... Des œuvres d’art ultraréalistes sont parfois au cœur de détournements sur Internet pour désinformer. En voici quelques exemples.

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Image : Fake news : les bons réflexes sur Twitter

Fake news : les bons réflexes sur Twitter

Twitter compte 330 millions d'utilisateurs actifs chaque mois et avec près de 500 millions de Tweets par jour, ce réseau social a également son lot de désinformation. Voici les bons réflexes à avoir avant de retweeter.

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Image : Parcours pédagogique « Les veilleurs de l’info »

Parcours pédagogique « Les veilleurs de l’info »

Agir contre les fausses informations et les théories du complot La multiplication des écrans dans notre quotidien facilite l’accès à l’information, quelle que soit sa nature. L’information est accessible partout et tout le temps. Si le Web constitue un formidable outil de connaissance, il génère aussi, paradoxalement, un renforcement des logiques de défiance (médias, institutions, savoirs enseignés), ainsi qu’une présence renforcée (voire dominante) de croyances irrationnelles et obscurantistes sur les réseaux. Pour tenter de répondre utilement aux enjeux démocratiques soulevés par ce nouveau rapport à l’information, la Ligue de l’enseignement a conçu, à destination des acteurs éducatifs, un parcours pédagogique intitulé « Les veilleurs de l’info ». Le but du parcours est d’outiller les professionnels de l’éducation pour traiter ces notions avec leurs publics. Il est composé de 6 séances : Journaliste, le jour J : pour comprendre l’importance de la vérification des sources. L’info dans tous les sens : pour présenter aux jeunes le fonctionnement d’une rédaction. La conf’ : pour expérimenter la création d’un journal et ses enjeux. On nous cache tout on nous dit rien… : pour sensibiliser aux discours complotistes et à leurs mécanismes. Les conspirations radicalement bidons : pour ringardiser les théories du complot et aborder les notions de biais cognitifs. Les conspirations radicalement bidons – la battle ! : pour sensibiliser à l’importance de la protection et de la défense de l’information.

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Image : Fact checking et lutte contre l’infox

Fact checking et lutte contre l’infox

L’histoire : Kamel, le premier de la classe, agace tout le monde. Une vidéo circule : elle donne l’impression qu’il a payé la prof pour avoir 20/20 en maths. Fake news grossière. Sur le fond : la fake news c’est une information mensongère que l’on fait volontairement circuler pour nuire à une cause ou une personne. La vitesse de circulation des vidéos sur les supports numériques leur donnent une grande capacité de nuisance. Et plus une fake news conforte une idée répandue ou un désir, plus elle circule vite. Kamel, c’est Cristiano Ronaldo : À la fois le meilleur et le plus arrogant de la classe. Mais depuis l’autre jour, une vidéo circule dans le lycée : Kamel remet de l’argent à la prof de maths, et en échange, elle lui remet un 20/20. Cristiano a acheté l’arbitre. « On fait moins le malin, hein ? » « Mais, c’est un fake ce truc ! » Et oui, Kamel est victime d’une fake news. C’est quoi une fake news ? Une fake news c‘est une expression anglaise pour dire « fausse information ». Une fausse info que l’on fait circuler volontairement pour nuire à quelqu’un ou influencer un groupe. Et le développement des fake news – on dit aussi « infox », mélange d’info et intox – est étroitement lié au développement du numérique. D’abord parce que bien souvent, les fake news sont fabriquées avec ce qu’on trouve sur nos ordinateurs et téléphones. La vidéo qui accuse Kamel par exemple, c’est un montage de deux vraies images. L’argent qu’il donne à la prof de maths, c’était pour une sortie scolaire. Et des copies 20/20, il en a plein. Aucun rapport entre les deux. Mais un copier-coller et on y voit que du feu. Technique de mensonge classique. Aujourd’hui, il y a bien plus évolué. Des logiciels permettent de faire dire presque n’importe quoi à quelqu’un à partir d’une vraie vidéo. Et puis quand c’est un copain qui vous fait parvenir une vidéo bidon, vous avez confiance, on ne vérifie pas, on fait tourner. D’autant plus qu’une fausse info circule souvent plus vite qu’une vraie, des chercheurs l’ont prouvé. Parce qu’elle est plus sexy, plus effrayante, plus étonnante. C’est même devenu une activité. Il existe des usines à fake news. Des lieux où se réunissent quelques personnes mal intentionnées qui créent de fausses infos à la chaîne et de faux comptes pour les relayer. À coup de fake news, des politiques ou des militants malhonnêtes ou encore des groupes mafieux peuvent ruiner la réputation de quelqu’un, influencer une élection. Surtout qu’aujourd’hui, beaucoup de gens ne s’informent que sur les réseaux et ne croient plus à ce que disent les médias et même parfois les scientifiques. Encore une expression anglaise, « fact checking », « vérifier les faits ». Des outils permettent cela. Démonter les manipulations, essayer de retrouver leurs auteurs, leurs relais, analyser attentivement une image, c’est comme ça que Fama a compris ce qui était arrivé à Kamel. « Fake news », le poison, « fact checking », une dose de contrepoison. Les autres médicaments ? L’esprit critique pour ne pas se faire avoir, et que les sources fiables regagnent la confiance des internautes, ça c’est pas gagné.

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Image : Info vs intox

Info vs intox

Fake news : comment distinguer une info d'une intox ? - Je suis Karine Baste Régis, je présente le "6h Info" sur France 2 et "la matinale" sur France Info. - Et je suis Cyrus North, j’ai une chaîne Youtube spécialisée en philo et en société. On voulait vous parler des fake news, un terme qu’on entend beaucoup mais qui a une signification assez complexe. Ou plutôt DES significations. - Une fake news, c’est une info présentée comme authentique mais qui est en réalité complètement bidon. Il y a un certain nombre de journaux qui s’en sont faits une spécialité, vous connaissez peut-être "Le Gorafi", "Nordpresse", "The Onion" en anglais ou bien les reportages de "Groland". - Ouais et ici on a clairement un but humoristique et satirique, c’est-à-dire qu’on est là pour se moquer et se marrer. Par exemple : “5 fruits et légumes par jour : une enfant ayant mangé 2 pastèques et 3 citrouilles hospitalisée.” - Très amusant, ça. Mais on s’aperçoit vite que ce sont des canulars. Sur le site de "Nordpresse", par exemple, il est clairement écrit : “Certaines informations présentes sur ce site sont satiriques et/ou parodiques, veillez à conserver un esprit critique, merci.” Ils ne peuvent pas être plus clairs. - Non, mais ce n’est pas vraiment ces fake news-là, qui posent le problème. Le souci, c’est qu’il existe aussi des gens ou des organismes qui diffusent de fausses informations dans un but de manipulation, souvent politique. Par exemple, le 14 février 2018, une fusillade a lieu dans un lycée de Floride, aux Etats-Unis. Un ancien élève ouvre le feu et tue 17 personnes. Et parmi les rescapés de cette tuerie de masse se trouve Emma González, qui va assez vite devenir une icône de la lutte anti-armes à feu. Elle s’attaque notamment à la NRA, une association pro-armes. - Et oui, alors la NRA diffuse une courte vidéo dans laquelle on voit Emma González déchirer la constitution des Etats-Unis. Et vu le patriotisme des américains, forcément, ça passe très très mal. Sauf que cette vidéo est fausse. C’est un photomontage, plutôt très bien fait il faut l’avouer, mais en réalité la vidéo originelle est celle-ci, diffusée lors d’un énorme rassemblement à Washington, c’était le 24 mars : Emma en train de déchirer une cible de tir, ce qui est parfaitement logique vu l’idéologie qu’elle défend. - L'utilisation d'une fake news dans le but de tromper on appelle ça de la désinformation, et c'est une technique vieille comme le monde ! Il y a 2000 ans, Sun Tse, un stratège chinois, donnait ce conseil : "envoyez dans le camp ennemi un faux espion qui, sous la torture, va finir par avouer que tel ou tel général est un traître alors qu'il est parfaitement loyal". C’est fourbe, mais ça marche. - Heureusement, il y a un certain nombre d’outils qui permettent de ne pas tomber dans le piège de ces fakes news. Le "Décodex", mis en place par "Le Monde", donne des renseignements sur les sites qu’on visite et nous indique s’ils sont plutôt fiables ou non. C’est vraiment très important de savoir d’où vient l’information. - En fait, c’est comme dans la vraie vie : si vous avez un pote qui vient vous raconter un scoop, mais que vous savez que c’est le roi des mythos, vous allez peut-être avoir quelques doutes, et aller davantage vérifier l’info. Là dans votre fil d’actu, vous tombez sur un article incroyable, mais le site d’origine propose aussi une recette pour créer la pierre philosophale et un témoignage qui affirme que Vladimir Poutine est un vampire. Bon, peut-être que l’info mérite d’être prise avec un certain recul. - Oui, clairement oui. Si on veut aller un peu plus loin, on peut utiliser le "Désintox" mis en place par "Libération", ou le site "Hoaxbuster" , dont la mission est de débusquer les Hoax, c’est-à-dire les canulars, les informations mensongères. Vous avez plein d’articles qui vous expliquent pourquoi telle ou telle info que vous avez pu lire quelque part est en fait complètement fausse. Il existe également la plateforme de fact-checking "Vrai ou fake" qui regroupe l'ensemble de l'audiovisuel public. - Bon, si on doit résumer : face à une information, surtout si elle est surprenante, essayez de croiser les sources, cherchez sur internet ce que d’autres personnes disent sur le même sujet pour essayer de démêler le vrai du faux. N’oubliez pas que les réseaux sociaux sont organisés en fonction de vos amis, de vos goûts, ce qui vous conduit forcément à lire des informations qui vont dans le même sens que vos opinions. Allez un peu plus loin que ça ! - Faites attention aussi aux articles dont le titre est particulièrement accrocheur. - Le fameux "putaclic" ! - Et oui, lisez l’article en entier, faites-vous votre propre opinion, et puis avec le temps créez-vous en quelque sorte votre "Décodex". - Eh bien voilà, cet épisode est terminé, j’espère qu’il vous aura été utile. - N’hésitez pas à aller voir les autres vidéos de cette chaîne ! Et sur ce je vous laisse, j’ai rendez-vous avec George Clooney. - Fake News ... En résumé Les fake news sont des « fausses informations » qui ont la forme de vraies infos et qui sont produites dans l’intention de nuire. Pour repérer un fake, tu peux faire une recherche rapide sur l’auteur : est-il connu ? On peut comparer l’information avec d’autres sources qui sont plus connues. Dans tous les cas il faut vérifier la source. Il existe un certain nombre d’outils de fact-checking qui permettent de détecter une fake news : "Décodex", "Hoaxbusters", "Désintox", "Vrai ou Fake". Cherche aussi sur internet ce que différents médias connus, disent sur le même sujet. Prends le temps de vérifier.

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Image : Coup de chaud sur les intox !

Coup de chaud sur les intox !

Certains utilisent les actualités, comme les hautes températures, pour diffuser des fake news. Info ou Intox vous en dit plus sur les méthodesQuand certains misent sur l'actualité pour mieux vous embrouiller, c'est la leçon du jour de votre émission de vérification des images sur Internet : Info ou Intox.

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Image : Les trolls sur Internet

Les trolls sur Internet

Dans ce nouvel épisode de « La Collab' de l'info », Adrien Rohard, journaliste et présentateur de Vrai ou Fake sur France Info, et Léopold, dit Le Pérave, youtubeur, parlent des trolls. Qu'est-ce qu'un troll ? Le mot « troll » vient du très vieux verbe anglais « to troll ». Il s'agit d'une technique de pêche qui consiste à laisser traîner des leurres ou des appâts pour piéger les poissons les moins méfiants. En argot internet, un troll est celui qui débarque dans une discussion et essaye d’attirer les internautes les plus crédules. Son objectif principal est de provoquer, faire réagir les gens, leur faire croire qu’il est sérieux alors qu’il enchaîne les absurdités. Cette conversation datant de 2012 parle du robot Curiosity qui s'était posé sur Mars. La Nasa avait publié la photo d’une éclipse prise par ce fameux robot : Ken M : « Le robot ferait mieux d’arrêter de regarder le paysage et de commencer plutôt son boulot. » Internaute : « Euh… Regarder le paysage, c'est son boulot, en fait. » Ken M : « Oui, eh bien, il pourrait faire ça sur son temps libre. Chaque minute là-bas coûte des millions de dollars, payés par MES impôts. » Internaute : « T’es un idiot. Tout l’intérêt de ces missions sur Mars, c’est justement de regarder le paysage ! » Ken M : « Super ! Bravo ! Ça doit être super sympa d’être payé à faire le touriste pendant que, nous, on se crève à bosser sur Terre ! » Cette conversation n'a aucun sens, si ce n'est d'insupporter les gens, et c'est précisément le but de Ken M et de tous les trolls. Et ça marche, comme le montrent les pouces rouges, les insultes, les mots en majuscules comme si la personne hurlait... Ce type d’humour s’est beaucoup développé avec le Web, d'autant plus que l'anonymat est préservé derrière le clavier. Le troll aime propager des fake news sur le Net Parfois, les trolls peuvent agir aussi en groupe et s’attaquer à des sujets plus sensibles, comme la religion, la politique... Par exemple, en 2017, le journaliste Johan Slattavik poste une photo sur la page Facebook d’un groupe norvégien nationaliste, assez peu ouvert sur les questions de l’immigration. Les membres ont cru qu’il s’agissait de burqas, alors que c'étaient des sièges de bus vides... Dans d'autres cas, c'est un peu moins marrant, notamment lorsque le troll inonde la toile de fake news. Par exemple, il semblerait que des trolls russes aient pesé fortement sur l'élection de Donald Trump aux États-Unis en se moquant en masse des supporters d’Hillary Clinton par tous les moyens possibles sur les réseaux sociaux et en diffusant de fausses infos pour perturber l'élection. Comment reconnaître un troll et le gérer ? Pour repérer un troll, c’est assez facile : il est toujours sûr de lui et d'une mauvaise foi absolue. Même si ses arguments n’ont pas beaucoup de sens, ils sont toujours dits avec énormément de conviction pour, justement, susciter des réactions. Si on entre dans la discussion, qu'on s'énerve, qu'on insulte, le troll a gagné, on s'est fait « trollé ». Face à un troll, il faut prendre du recul, ne pas répondre à chaud. Ce que le troll redoute le plus ? L'indifférence, l'absence de réponse, le désintérêt total. Il est même possible de bloquer son compte, puisque ça ne sert à rien de discuter avec quelqu’un qui n’est pas là pour discuter. Attention, ces recommandations ne sont pas valables en cas de cyber-harcèlement. Si le troll humilie ou rabaisse, c'est dangereux, illégal et il faut réagir tout de suite. Et souvenez-vous : ne nourrissez pas le troll, ou comme on dit en excellent anglais : « Do not feed the troll. » En bref Un troll cherche à susciter des réactions par tous les moyens. Son but peut simplement être de s’amuser mais il peut aussi vouloir semer le chaos en propageant des fake news. La meilleure solution pour le contrer est de l’ignorer, mais si on s'attaque à vous personnellement, ce n'est plus du troll, c'est du harcèlement. Dans cette situation vous pouvez vous rendre sur le site Non au harcèlement pour trouver des solutions. Les journalistes sont souvent la cible d'armées de trolls qui leur lancent des attaques synchronisées et violentes. Pour en savoir plus, consultez l'épisode de « Decod'Actu » consacré à ce sujet : Le numérique, une menace pour les journalistes ? N’hésitez pas à aller voir les autres épisodes de La Collab' de l’info !

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Vrai ou faux ?

Est-ce que tout est vrai sur Internet ? En faisant des recherches pour un exposé, Noah et Le Chat découvrent qu’Internet a été inventé par les chats ! Vrai ou faux ? Tout n’est pas vrai sur la Toile. Comme il est très facile de publier sur Internet, il est très facile d’y propager des rumeurs ou une histoire complètement fausse, les fake news, tout en les faisant passer pour de vraies informations. Pour s’y retrouver et ne pas se tromper, on suit quelques règles. On vérifie la date de publication pour être sûr que c’est toujours d’actualité. On regarde qui a publié : ça s’appelle vérifier la source. Un article écrit sur un site réputé et écrit par un journaliste est plus sérieux qu’un commentaire laissé sur un site. On peut faire confiance aux encyclopédies en ligne, aux sites des gouvernements ou des institutions reconnues. Et surtout, on consulte plusieurs sites sérieux pour vérifier que l’information est la même partout. Découvrez aussi avec les héros de #DansLaToile ce qu'est la cyberdépendance ou encore un virus informatique.

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Image : Cyberattaque et pirates du web : la guerre version numérique

Cyberattaque et pirates du web : la guerre version numérique

C'est quoi le piratage ? L’histoire : Léonard se laisse embarquer dans une sale histoire par Jean-Claude Troll, le politique aux comportements limites. Lui qui est doué en informatique parvient à pirater le site du maire en pleine campagne électorale et faire circuler une fake news. Sur le fond : pour les entreprises, les politiques, les institutions, les attaques malveillantes sont une réalité quotidienne. Particularité : difficile d’identifier d’où viendront les attaques et des personnes de bonne foi peuvent être utilisées comme relais. On était en pleine campagne des municipales. Le fils de Jean-Claude Troll, un des petits candidats, a abordé Léonard. - Salut mec, on sait que t’es balèze en informatique. On a un truc à te montrer si ça t’intéresse… Dès lors qu’il y a un écran ça intéresse Leonard… Le soir-même il s’est retrouvé dans un petit appartement de la ville. Et sur l’ordi, il y avait le site du maire, candidat à sa réélection. - Canon le site hein ? Injuste aussi (c’est le fils Troll qui parle)… Le maire a beaucoup plus de moyens que nous. Alors on s’est dit qu’on allait lui faire une petite blague… Pirater son site… On a pensé à toi… Léonard a réussi à s’infiltrer sur le site et faire sur la page d’accueil de faux-documents compromettants pour le maire. Evidemment, ça a circulé à 200 à l’heure sur les réseaux. La campagne du maire a été perturbée pendant une bonne semaine à cause de tout ça. Et Jean-Claude Troll s’est bien fait connaître… Evidemment ce qu’a fait Leonard est illégal. Comme il est mineur et que c’était la première fois, il n’a pas eu trop d’ennuis mais le père de Cindy, qui est le spécialiste du web à la police s’est dit qu’une petite explication n’était pas de trop. Il l’a invité chez lui… - He gamin, tu crois que le web ce n’est qu’un jeu ? Ça s’est fini depuis longtemps hein ! En quelques clics aujourd’hui, on peut mettre la panique n’importe où. La cyber-guerre a déjà commencé ! Et elle a beau se dérouler derrière un écran, elle a des conséquences bien concrètes : une centrale nucléaire, une entreprise privée, un état… Chaque jour il y a des dizaines d’attaques et les états font appel à des milliers de cyber-soldats pour se défendre ou attaquer. En apprenant cela, Léonard a fait une drôle de tête. - Et tu sais le plus grave ? Ça passe en partie par des petits complices comme toi ! Tu fais circuler une fake news pour influencer une élection ? Elle peut être relayée de bonne foi par n’importe qui… C’est ça aussi la cyber-guerre, on ne sait jamais d’où vient la menace… L’affaire Troll est sortie dans la presse, la justice est sur le coup. Mais Troll serait capable de jouer les victimes et d’en tirer profit aux élections. On verra… Léonard, lui, a changé d’arme, et de camp !

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Image : Qu’est-ce qu’une bonne source ?

Qu’est-ce qu’une bonne source ?

Ce deuxième épisode de la série « L’Information en 5 questions » fait le point sur la source. Alors que les fake news circulent à grande vitesse sur le Web et les réseaux sociaux, s’assurer de la qualité de la source de son information est primordial. Qu’est-ce qu’une bonne source ? La source, à l’origine de l’information Pour donner des informations, il faut d’abord les trouver. Et elles ne tombent pas toujours du ciel… L’origine d’une information, on appelle ça une source. Elle permet de savoir d’où vient l’info, et donc de savoir si elle est vérifiable. Source directe, source intermédiaire… Quelle différence ? L’idéal est d’avoir une source directe, c’est-à-dire quelqu’un qui a participé à un événement ou qui en a été témoin. Par exemple, un homme visite un zoo. Il vous raconte qu’il a vu deux tigres s’enfuir de leur cage. Mieux : un soigneur vous confirme que les tigres ont détalé et qu’il a eu le temps de les prendre en photo. Vos sources sont sûres : elles ont été témoins de l’incident ; votre information est fiable. Imaginons maintenant que les tigres se soient enfuis du zoo de New York. Difficile de vérifier cette information vous-même. Vous la découvrez dans un journal ou c’est un ami qui vous l’a racontée. Dans ce cas, vos sources d’informations sont intermédiaires. Il est donc important de trouver le plus grand nombre de sources possibles – articles, sujets télé, livres, photos – pour pouvoir les comparer, les vérifier et en tirer une bonne information. Cela fait, il ne reste plus qu’à transmettre l’information… Savez-vous qu’un président des Etats-Unis a dû démissionner parce qu’il avait révélé le nom de la personne qui lui avait donné des informations ? La protection des données est cruciale pour les journalistes. Découvrez pourquoi un journaliste ne doit jamais dévoiler ses sources.

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Image : Les réseaux sociaux : un danger pour la démocratie ?

Les réseaux sociaux : un danger pour la démocratie ?

Les réseaux sociaux : un danger pour la démocratie ? Il y a à peine 10 ans, Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux étaient encensés dans les médias. Pourquoi ? Parce qu’ils permettaient à des militants, blogueurs et simples citoyens, d’informer, de communiquer. Et même d’organiser des mouvements sociaux jamais vus. C’est le cas en 2009 avec le « mouvement vert » en Iran, surnommé la « révolution Twitter ». Ou avec les Printemps arabes l’année suivante. 10 ans plus tard, tout a basculé. On accuse les réseaux sociaux d’avoir été utilisés pour manipuler les Américains pendant l’élection présidentielle de 2016 par exemple. Ou encore lors du referendum sur le Brexit la même année. On les accuse aussi de propager des fake news, ou de ne rien faire contre les comptes de cybermilitants qui harcèlent leurs détracteurs. LES ALGORITHMES Alors, les réseaux sociaux sont-ils devenus dangereux pour la démocratie ? Facebook, Instagram, Snapchat, Twitter… On adore y poster nos photos de vacances et nos petits mots doux. Mais ces outils sont aussi très efficaces pour propager un autre type de contenu : les fake news. Ces fausses informations sont souvent créées ou partagées par des sites militants. Leur objectif : faire de la propagande et influencer l’opinion. C’est d’autant plus efficace que les réseaux sociaux, et en particulier Facebook, sont devenus le seul mode d’information pour de nombreuses personnes. Sans qu’ils le réalisent, les usagers n’ont pas accès à des informations riches et diversifiées. Seulement à ce que l’algorithme juge le plus pertinent pour eux. Selon les préférences, la navigation, les likes, les retweets… de chacun. Les utilisateurs se retrouvent de fait enfermés dans ce que l’on appelle une « Bulle de filtre ». Une bulle cognitive dans laquelle les algorithmes ont tendance à conforter nos opinions, voire à les radicaliser. Ce qui augmente les risques d’être manipulés. Et ça, certains l’ont bien compris ! LES VOLS DE DONNEES PERSONNELLES Durant la présidentielle américaine, grâce à un petit quizz comme il en existe des milliers sur les réseaux sociaux, 87 millions de profils Facebook ont été volés. L’analyse de ces données à grande échelle par l’entreprise anglaise Cambridge Analytica aurait contribué à faire élire Donald Trump. Comment ? Grâce à la création d’une campagne d’influence sur mesure. Les données hackées ont en effet permis de faire un portrait-robot très précis de millions d’utilisateurs Facebook. Cambridge Analytica a ensuite usé de techniques classiques de marketing ciblé réalisées à partir des données personnelles pour exploiter la psychologie d’une grande masse d’individus. Jouer sur leurs peurs, leurs croyances, leur idéologie… et les inciter à voter pour Trump. A cela s'ajoute le fait que le site de Mark Zuckerberg aurait été au courant du vol des données de ses utilisateurs dès 2015. Et il n’en aurait pas informé le grand public. Les réseaux sociaux sont donc devenus un des enjeux majeurs des campagnes électorales. Ce sont désormais des outils très puissants pour influencer l’opinion publique. Et sans garde-fou, c’est dangereux pour la démocratie.

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Image : C’est quoi une rumeur ?

C’est quoi une rumeur ?

Une rumeur est une information incertaine qui se répand au sein de la population. On parle aussi de racontar, de fake news ou de légende urbaine. Ce phénomène n’est pas nouveau : il existait déjà dans l’Antiquité et au Moyen Âge ! À l’époque, le bouche-à-oreille était l’un des seuls moyens de s’informer et de nombreuses rumeurs circulaient ainsi, sans qu’on les repère. Aujourd’hui, les rumeurs sont également diffusées sur Internet et les réseaux sociaux. Mais pourquoi faut-il se méfier des rumeurs ? Parce que les rumeurs sont d’origine inconnue et que le plus souvent, elles sont fausses ! Elles contiennent en effet beaucoup d’infos transformées ou exagérées à force d’avoir été répétées et mal comprises. Certaines personnes inventent même de fausses rumeurs exprès, pour tromper ou manipuler les gens. Le problème, c’est qu’il est tentant de les croire parce qu’elles ressemblent à de vraies infos… et cela peut être dangereux, surtout quand elles attisent la peur et incitent à la haine. Elles conduisent d’ailleurs parfois à des violences bien réelles, encore actuellement. Par exemple, des rumeurs évoquant des enlèvements d’enfants ont mené certains à vouloir se venger contre ceux qu’ils croyaient coupables… alors qu’ils étaient innocents ! C’est pourquoi il est important de toujours exercer son sens critique et de vérifier que la source d’une information est fiable, avant de la considérer comme vraie.

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Image : C'est quoi les dangers d'Internet ?

C'est quoi les dangers d'Internet ?

Internet, c’est un outil formidable ! Grâce à lui, tu peux t’amuser, t’informer ou communiquer avec tes copains. Mais c’est aussi un monde truffé de pièges. Pour bien l’utiliser, il faut faire attention, comme quand tu traverses la rue ! Qu'est-ce que tu risques ? D’abord de te faire manipuler. Par des fake news, ces fausses informations qui circulent sur Internet et qui ont l’air vraies ! Tu peux aussi attraper des virus, des programmes informatiques qui s’installent en cachette sur ton ordinateur. Ou tomber sur des images ou des vidéos qui te mettent mal à l’aise. Sur les réseaux sociaux, des personnes malintentionnées peuvent chercher à te contacter en se faisant passer pour tes amis. Alors, comment faire pour te protéger ? En adoptant les bons réflexes ! Règle d’or n° 1 : ne donne JAMAIS d’informations personnelles sur Internet. Ne crois pas tout ce que tu lis. Réfléchis ! Et si tu doutes, interroge tes parents. Méfies-toi des messages trop beaux pour être vrais. La pièce jointe sur laquelle on te dit de cliquer contient sûrement un virus ! Si tu t’inscris sur un site, utilise un pseudo et choisis un mot de passe compliqué. Et demande l’autorisation à tes parents ! Refuse les inconnus et si quelqu’un t’insulte, préviens aussitôt un adulte. Et n’oublie pas, internet, c’est chouette, mais il y a aussi plein d’autres choses à faire… sans être derrière un écran !

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Vérifier l'info : le fact-checking

Comment vérifier une information sur internet ? - Moi c’est Aude, j’ai une chaîne Youtube qui s’appelle WTFake. - Et je suis Samuel Etienne, je présente la matinale de France Info, et "Questions pour un Champion" sur France 3. “Top ! Je suis un mot à consonance anglo-saxonne désignant une vérification des faits, je suis le sujet de notre vidéo, je suis, je suis…” - Le fact-checking ! - Bonne réponse. - Rassurez-moi, vous n'allez pas m’offrir un dictionnaire sur les champignons ? Alors. Le fact-checking, c'est la vérification de l’exactitude de données ou de propos. Et ça a commencé dans les années 20 aux Etats-Unis. Les journaux avaient un service de vérification interne, pour s’assurer que les articles écrits par les journalistes ne contenaient pas d’erreurs. - De nos jours, le fact-checking est tourné vers la vérification de l'ensemble des propos tenus dans les médias, surtout qu’avec Internet, le marché de l’information a beaucoup changé. Déjà l’info est présente en plus grande quantité. - Journaux, radios, réseaux sociaux, télé… - Le rythme de l’info est beaucoup plus rapide qu’avant. - Chaînes d’informations en continu, tweets, notifications push… Les notifications push c’est ce truc qui fait que, quand vous matez un concert de Beyoncé sur votre téléphone, tout d’un coup vous voyez “Hey! Jean-Jacques Bourdin face à Christian Estrosi”, dans 5 minutes. C’est vraiment un progrès de l’humanité. - Et aujourd’hui l’info est produite par beaucoup plus de monde qu’avant. - Bah oui ! Il n'y a plus que les journalistes qui ont un micro. Facebook, Twitter, c’est des millions de micros donnés à des millions de gens. Et en soi c’est vraiment chouette d’ailleurs. Les gens s’expriment, donnent leurs points de vue, ils peuvent apportent des infos aussi - y a pas que nous. Et puis sans Internet, j’aurais jamais connu le Christ cosmique... - Le quoi ? - Laissez tomber. - Mais pour démêler le vrai du faux dans tout ce brouhaha qu’Internet a créé, il faut des enquêteurs professionnels. Depuis les années 2000, le fact-checking a donc évolué dans deux principales directions. D’abord démonter les rumeurs, les fake news et les canulars, notamment sur Internet. C’est ce que font les sites comme Désintox, les Observateurs, Décodeurs... et toi Aude. - Oui mais il y a aussi Vrai ou Fake, Hoaxbuster ou Hoaxkiller… Le service de fact-checking de l'AFP, l’Agence France-Presse. Qui a des correspondants aux 4 coins du monde. Une de leurs dernières trouvailles, c’est ça : une image très partagée. - Alors pour resituer le contexte, on est début août 2018, et la Californie, aux Etats-Unis, subit d'immenses feux de forêts. Des flammes gigantesques, des tornades de feu, qui font de cet incident le plus important sinistre de l'histoire de cet état. Sauf que notre image ne montre pas du tout le ciel de Californie. - Eh non, cette photo a été prise à plus de 3.500 km de là, au dessus de l’archipel d’Hawaï, le 22 juillet, soit quelques jours avant le début des incendies, lors d'un coucher de soleil. - En effectuant une recherche photo inversée la manip s'affiche en direct, on s'aperçoit assez vite que c'est un phénomène météorologique assez courant et finalement beaucoup moins dramatique… - Bon, peut-être que la personne qui a fait circuler cette fausse information a juste fait une erreur, ou s’est trompée. Mais beaucoup de fake news sont balancées sciemment par de vrais manipulateurs, notamment sur les migrants ou des sujets sociétaux, par exemple. D'où l'importance de fact-checker pour tenter de clarifier le débat public. - Et ceux qui portent ce débat, ce sont les hommes politiques. On en vient donc à la 2ème priorité du fact-checking : vérifier les discours des politiciens pour débusquer les erreurs ou les imprécisions. - Par exemple, Nicolas Sarkozy a affirmé avoir été à Berlin le jour de la fameuse chute du mur, en 1989. Sur sa page Facebook il avait écrit : “Le 9 novembre au matin, [...] nous décidons de quitter Paris avec Alain Juppé pour participer à l’événement qui se profile. Arrivés à Berlin Ouest, nous filons vers la porte de Brandebourg où une foule enthousiaste s’est déjà amassée à l’annonce de l’ouverture probable du mur.” Et il le prouve avec une photo de lui, attaquant le mur côté Est. Sauf que... - Il est bien allé à Berlin, mais le 16 novembre, soit une semaine après. Et la photo le montre attaquant le mur côté Ouest. Donc là c’est un peu comme mon papi, quand il dit qu’il a fait le Mont Blanc. - Il n'a pas fait le Mont Blanc, votre grand-père ? - Si, mais la crème dessert. Il bossait à la chaîne. C’était bon, hein, ceci dit. - Après, le problème c’est que même quand on démontre qu’une info est bidon, elle reste partagée, relayée… Très souvent, beaucoup plus que le démenti. - C'est pour ça que c’est important que vous puissiez évaluer vous-même la valeur d’une info avant de cliquer sur “partager” et de participer au grand n’importe quoi du web. - Méfiez vous des phrases chocs, et prenez du recul. Multipliez les sources, posez-vous les bonnes questions : d'où vient l'info ? - Laquelle ? - Qui l'a écrite ? - Je passe. - Dans quel but ? - Je passe. - A quelle date? - Heu... toujours pas. - Bon, je crois qu’il est grand temps de conclure cet épisode. - Merci de nous avoir suivis, pensez à aller voir les autres vidéos de cette chaîne ! En résumé Le fact-checking permet de vérifier l'exactitude des informations ou la cohérence de certain spropos. Des sites comme "Désintox", "les observateurs", "Les décodeurs" ou la plateforme "Vrai ou fake" pourront t'aider à vérifier ce qui circule sur les différents médias. Avant de partager une info, prends le temps de la vérifier et d'exercer ton esprit critique.

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Post-vérité et théories du complot : la vérité en danger sur Internet

Qu'est-ce que la post-vérité ? L’histoire : Jean-Claude Troll, le politique aux comportements « limites » a encore frappé. Il s’oppose à une décision du maire - interdire dans le centre-ville les voitures qui roulent au Grapole, un carburant épouvantablement polluant. C’est prouvé scientifiquement et pourtant Jean-Claude Troll affirme que ce n’est pas vrai, avec un certain succès. Concept : Quand des centaines de fausses informations circulent tous les jours, parfois encouragées par des politiques irresponsables, quand le discours « officiel » est sans cesse remis en cause, quelle place pour la vérité sur les réseaux ? Jean-Claude Troll a encore frappé. Depuis qu’il a été élu conseiller municipal, il conteste toutes les décisions du maire. La dernière en date ? Interdire dans le centre ville les voitures qui roulent au Grapole, un carburant qui pollue 10 fois plus que les autres. Jean-Claude Troll affirme qu’il n’y croit pas : « Ce sont les chiffres officiels de la mairie ! C’est forcément bidonné ! Et puis, chacun a le droit d’avoir son opinion. » La famille de Romain est fan de Jean-Claude Troll. Sur internet, elle a monté un groupe de soutien au Grapole – le carburant des vrais gens de Troupômé ! Une usine en fabrique juste à côté et emploie des dizaines d’habitants. Succès immédiat ! Alors qui a raison ? On ne devrait même pas poser la question comme ça. Le Grapole pollue. Les scientifiques l’ont prouvé, c’est un fait, et Jean-Claude Troll le sait parfaitement. Sa campagne pour le Grapole va au delà d’une fake news. Elle exploite une nouvelle plaie de notre démocratie : la post-vérité. De quoi s’agit-il ? C’est l’idée que toutes les opinions se valent, qu’il n’y a pas des choses vraies ou fausses mais des faits alternatifs Le changement climatique ? Ça se discute. Et bien non, ça se discute pas. On peut discuter des politiques à mener pour le climat, voire refuser de tenir compte du changement climatique, mais le nier c’est comme nier que 2+2=4. Pourtant depuis le développement des réseaux sociaux, c’est comme s’il n’y avait plus de vérité. Comment en est-on arrivé là ? Retour dans la famille de Romain. Elle sait bien que des tas d’infos et de rumeurs circulent sur internet, avec de fausses preuves. Romain lui-même a déjà encombré les réseaux avec ses fakes lamentables. Quand on vous ment régulièrement, vous ne croyez plus à rien. Pas plus aux discours des officiels qu’aux autres. Surtout que le maire a déjà fait des promesses qu’il n’a pas tenues dans le passé. Et puis la famille de Romain roule au Grapole et son oncle travaille à l’usine, elle n’a ni envie ni intérêt à changer de vie. Jean-Claude Troll sait tout cela, ce qui compte pour lui ce n’est pas de dire la vérité, c’est que ses mensonges circulent sur internet et touchent le plus de gens possibles. On peut avoir du succès aujourd’hui voire être élu en racontant n’importe quoi. Incroyable mais vrai !

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Pourquoi appelle-t-on un journal « canard » ?

Bernard Cerquiglini, éminent linguiste et spécialiste reconnu de la langue française, nous explique dans cet épisode de « Merci, Professeur » pourquoi on utilise le mot « canard » pour désigner un journal. Quelles expressions utilisent le mot « canard » ? Le canard, ce charmant oiseau aquatique palmipède à large bec jaune, a suscité bon nombre d'expressions familières : « un froid de canard » désigne « un grand froid », « glisser comme l'eau sur les plumes du canard », pour exprimer l'idée de laisser indifferent, « ne pas casser 3 pattes à un canard », qui signifie « n'avoir rien d'extraordinaire ». Notre palmipède a connu également 3 emplois dérivés intéressants : le premier, qui date des années 1830, s'explique bien : on appelle « canard » un morceau de sucre trempé, comme un canard, dans du café ou de l'alcool. A la même époque, on a appelé « canard » une note manquée par un musicien. Cest un couac qui évoque le cri, peu harmonieux, de l'oiseau aquatique. Le « canard », terme ancien désignant la fake news Un siècle auparavant, « canard » avait encore une autre signification. On a appelé « canard » une fausse nouvelle propagée par des journaux de second ordre. L'origine en est peut-être une vieille expression française : « bailler un canard à moitié », c'est-à-dire, donner un canard à moitié, en d'autres termes, pas du tout, en un mot tromper. Cette locution, qui désigne la tromperie, est devenue « bailler un canard », puis « répandre un canard ». D'où le sens de fausse nouvelle. A partir du XIXe siècle, le bobard publié par la presse pour abuser le public en est venu à désigner la presse elle-même. D'abord un mauvais journal, puis, dans la langue actuelle, un journal tout court. Certes, ce n'est pas à l'honneur de la presse : « ce canard raconte n'importe quoi ! Un canard boîteux sans doute ! » Si Le Canard enchaîné a célébré officiellement ses 100 ans en 2016, c'est en septembre 1915 que le tout premier numéro est sorti, avec déjà un goût prononcé pour la satire ! Découvrez la naissance du Canard enchaîné !

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Destruction d'une page internet (4/4)

Comment détruire une page Web ? Construire, c’est drôle ! Mais détruire, c’est encore mieux ! Alors, j’espère que tu es prêt à tout casser avec moi ! Pour commencer, ouvre un nouvel onglet et coller l'url de cette page : https://www.lumni.fr/video/destruction-transformer-une-page-internet-4-4 Puis ouvre l’inspecteur et sélectionne un bloc au hasard. Appuie sur "effacer" et il disparaît de la page ! Tu peux t’amuser à détruire les parties du code que tu veux. Mais je vais te montrer un bout de code à supprimer particulièrment intéressant. Si j’efface tout ce qui est dans la balise <head>, tu vas voir la page complètement changée : plus de couleur, ni de mise en page, il ne reste que du texte, les images et la vidéo. C’est parce que la balise <head> contient des liens vers d’autre pages de code en CSS ou en Javascript. Et le code CSS, c’est comme du maquillage pour le code HTML. En enlevant tout le code de la balise <head>, on empêche le code HTML de la page d’accéder à ces fichiers. Comme c’est le CSS qui gère l’apparence de la page et bien on se retrouve avec une page sans couleur et qui paraît toute cassée. Bon maintenant je te laisse continuer à supprimer tout le code que tu veux. Quand tu auras tout supprimé, tu devrais finir avec une page entièrement blanche. Mais si on détruit complètement une page, plus personne ne pourra la voir ? En fait, on modifie le code HTML une fois qu’il est arrivé sur notre ordinateur. Donc si je demande au serveur du site education.francetv.fr de me renvoyer cette page en appuyant sur rafraîchir, je retrouve le même code HTML qu’avant. Donc, non, on n’a pas supprimé la page d’Internet. On a simplement supprimé le code reçu et stocké sur notre ordinateur. Mais si on peut modifier aussi facilement les contenus d’un site internet. Ça veut peut être dire qu’il faut se méfier des captures d’écran. Parce qu’il suffit de modifier un peu de code HTML, de faire une capture d’écran et de la poster pour que je devienne tout à coup président de République française. Attention aux fake news ! Amuse-toi bien à modifier ou détruire les codes HTML de tous les sites que tu veux. Découvrez aussi avec Micode comment coder un jeu sur Scratch et créer un site en HTML.

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Image : Démocratie et réseaux sociaux : quel impact de la prise de parole en ligne ?

Démocratie et réseaux sociaux : quel impact de la prise de parole en ligne ?

L’histoire : #metrou : Fama lance un appel à manifester sur les réseaux sociaux, elle en a marre que rien ne soit fait pour les jeunes à Troupaumé. C’est un succès ! Mais, après la manif : que proposer concrètement ? Fama est bien vite dépassée… Sur le fond : les réseaux, formidable outil démocratique pour donner la parole à un grand nombre de personnes et susciter le débat. Mais quand il s’agit de construire et choisir, cela devient nettement plus difficile. Ils n’en pouvaient plus que rien ne soit fait pour les jeunes à Troupômé. Marre du vieux maire ! Alors Fama a lancé la mobilisation : appel à manifester, avec un mot clé: #meTrou ! Le jour J, la place était noire de monde. Vive la démocratie sur les réseaux sociaux ! Enfin un endroit où tout le monde peut prendre la parole et où l’avis de chacun a le même poids. Les réseaux sont un formidable outil pour contourner la censure dans les dictatures. Et dans les démocraties, pour faire entendre une colère, lancer un débat. Mais quand le maire de Troupômé a suggéré de faire des propositions, entre ceux qui voulaient un centre commercial ou une vraie médiathèque, on en est vite arrivé aux insultes. Sans parler du groupe, très petit mais très actif pour un skate-parc. La belle démocratie est devenue un bazar. Au début, Kamel recevait des messages des trois côtés. Mais comme il ne likait que ceux pour la médiathèque, et bien, l’algorithme a cessé de lui en proposer d’autres. Il n’échangeait plus qu’avec des gens de son avis - fini le débat et l’esprit critique. C’est comme ça qu’il s’est fait avoir par une fake news : le maire avait déjà choisi en secret le centre commercial pour mettre son fils à sa tête. L’origine de cette infox ? Un fumeux groupe de BTP dont l’activité principale est… la construction de médiathèques ! Les réseaux ont changé les règles de la démocratie. Les débats compliqués y sont résumés à de courts messages, des acteurs opaques cherchent à influencer les échanges, une minorité bruyante peut s’imposer… Et puis une médiathèque, un skate-parc ou un centre commercial, ce ne sont pas les mêmes enjeux. Il faut du temps pour y réfléchir, pour les construire. Tout le contraire du buzz des réseaux qui nous empêchent de nous poser. Alors une rampe de skate, des commerces ou des livres ? Qui doit décider ? Chacun d’entre nous en un clic– démocratie directe, au moins on a le pouvoir mais c’est sans filet ? Où des gens que l’on élit - démocratie représentative, ils sont parfois un peu décevants mais ils prennent le temps de la réflexion. Au début Fama rêvait de rajeunir la municipalité, mais elle a mesuré toute la différence entre un like et un véritable engagement. Pour sortir le vieux maire, il va falloir se battre, longtemps et sur le terrain.

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Image : Rumeur et théorie du complot

Rumeur et théorie du complot

Comment repérer les rumeurs et les théories du complot ? - Je suis Julien Pain, je suis le créateur de “L’instant détox” sur France info. - Et je suis Acermendax, je co-anime une chaîne Youtube qui s’appelle “La tronche en biais” et qui parle de la zététique. - Ok… Vous savez tous ce qu’est une rumeur : un bruit qui se répand, une histoire surprenante qui circule par le bouche-à-oreille et dont on ignore la source. Par exemple il paraîtrait que… - Ah, très très bien comme début pour une rumeur, oui. - Il paraîtrait que le mot “zététique” n’existerait pas et qu’il aurait été inventé pour faire intelligent. - On pourrait le croire ! Mais en fait, la zététique c’est l’art du doute ! - Ok, je le savais… Mais bon, ce type de rumeurs, ça existe depuis toujours, c'est toujours des histoires séduisantes qu'on adore répéter, même si on n'y croit pas d'ailleurs, et avec l’arrivée d’internet on communique beaucoup plus rapidement et les rumeurs se propagent d’autant plus vite. - Alors une rumeur, c'est un bruit, sans origine le plus souvent. Au moment où on la partage, on ne sait pas encore si elle est vraie ou fausse. Et si au final la rumeur est vraie, ça devient une information, qui sera peut-être diffusée dans les médias si elle intéresse des gens. Et si la rumeur se révèle inexacte, et qu’elle est démentie par plusieurs sources, alors ça aura été une fausse information. - Mais imaginons un peu : j’entends parler d’une rumeur, finalement on prouve qu’elle était complètement fausse, tous les médias affirment que c'était faux, mais moi je continue à penser que cette histoire était vraie et que la version officielle est un mensonge. Bienvenue dans… la théorie du complot ! - Alors cette expression, “théorie du complot”, elle apparaît pour la première fois dans un article du Monde en 1966, au sujet du président Kennedy, assassiné trois ans plus tôt. - L’enquête avait alors conclu que le coupable s’appelait Lee Harvey Oswald et qu’il avait agi seul. - Mais très vite d’autres théories font leur apparition. Certains supposent que c’est l’extrême-droite qui avait commandité le meurtre. D’autres impliquent la mafia, mais aussi la CIA, Fidel Castro, le concurrent à la présidence Lyndon Johnson, ou bien encore… des extra-terrestres. - Des extra-terrestres ? - Évidemment ! Kennedy allait révéler leur existence donc du coup ils l’ont fait taire quoi, ils l’ont fait disparaître. C’est logique ! - Hum, non ? Mais le point commun de toutes ces théories, c’est qu’elles partent toutes du principe que l’explication officielle, qui dit que Kennedy a été assassiné par un homme seul, est un mensonge. Pour un partisan de la théorie du complot, tout le monde essaie de cacher la vérité : les médias, les gouvernements, les sociétés secrètes qui sont censées gouverner le monde, bref tout est mieux à croire que la version officielle, même si ça implique des aliens. - Et sur internet, des théories du complot, il n’y a qu’à se baisser pour en ramasser, et on tombe dessus même si on n’a rien demandé. Regardez. Je vais sur Youtube, je cherche des vidéos sur les attentats du 13 novembre 2015, vous savez, les terrasses et le concert au Bataclan… J’ai à peine tapé “attentats b...” que Youtube me suggère “attentats bataclan complot”. Ah. Bon ben si on me le suggère, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Je clique, et je tombe sur toute une série de vidéos. - “Et si le Bataclan était le fruit d’un complot”, “la contre-enquête”, “La vidéo censurée”, “la vérité sur les attentats”, “Stop à la manipulation des médias français, VERITER”. Ça s’écrit comme ça "vérité" ? - Par curiosité, je clique sur l’une d’elles, et puis vous savez comment fonctionne Youtube, derrière on me propose plein de vidéos du même style, et c’est comme ça qu’au final, alors que je voulais juste me renseigner sur les attentats du 13 novembre, je me retrouve à regarder plein de vidéos assez douteuses. - C’est vrai que de nos jours, quand on veut s’informer, on a un peu moins tendance à ouvrir un journal, on se laisse plutôt guider par les suggestions Google, Youtube, on va lire des articles que nos amis partagent sur Facebook et qui ne sont pas forcément les plus fiables, bref on est plus sensible à la désinformation, c’est-à-dire qu’on croit s’informer alors qu’on se fait polluer, en fait, par des contre-vérités. - En plus, notre cerveau est facilement influençable : on croit plus facilement ce qui confirme les opinions qu’on a déjà. Par exemple si je suis persuadé que l’État est complice avec les laboratoires pharmaceutiques pour nous imposer des vaccins qui ne servent à rien, je tape “Vaccins inutiles” dans Google, et le lien proposé est un site qui annonce “Les vaccins sont tous inutiles et dangEUreux.“ - Encore une très belle orthographe. C’est toujours un signe de qualité ça. - L’orthographe est un complot monsieur ! Bref ma recherche va me conforter dans mon opinion, et si cette première recherche n’avait rien donné, j’aurais continué jusqu’à ce que je trouve des gens d’accord avec moi. C’est ce qu’on appelle “Le biais de confirmation” : on cherche davantage, on croit davantage, et on retient mieux ce qui va dans notre sens. - Pour éviter la désinformation, quelques petits conseils. Vérifiez la source, regardez qui a écrit l’info que vous lisez, et est-ce que la personne ou cet organisme est digne de confiance ? - Regardez comment l’info est écrite : est-ce qu’il s’agit de quelqu’un qui présente des faits de manière objective, ou bien de quelqu’un qui vous donne son opinion et qui présente qu’un aspect du sujet ? - Et vous pouvez aussi allez sur le "Decodex", "Hoaxbuster", "Check News", "Les Observateurs", "Vrai ou Fake". Ce sont tous des sites qui recensent les fake news, les rumeurs. - Face à une théorie du complot, essayez de pousser la logique jusqu'au bout. Voyez est-ce que l’argumentation tient la route. - Comparez, variez les sources, regardez ce que les autres médias disent sur un sujet : si aucun journal, aucune chaîne de télé, aucune radio n’a parlé d’une info, et bien c’est probablement qu’elle est fausse. - À moins que… effectivement, tous les médias soient corrompus et contrôlés par les illuminatis et les aliens. En tout cas c’est la fin de l’épisode ! - Bon, pensez à aller regarder les autres vidéos de cette chaîne, et merci de nous avoir suivis. Au revoir ! En résumé Une rumeur est une information non vérifiée et à la source non identifiée. Si la rumeur se confirme ça devient une information, sinon c'est une fausse information. La théorie du complot récupère certaines rumeurs même démenties, en affirmant que les versions officielles sont des mensonges. Face à un discours douteux, renseigne-toi, varie les sources. Il existe de vrais complots, mais il ne faut pas en voir partout.

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Image : Le droit à l'oubli

Le droit à l'oubli

Dans ce nouvel épisode de « La Collab' de l'info », Julian Bugier, journaliste, et Eloïse Wagner, juriste spécialisée en propriété intellectuelle et créatrice de la chaîne YouTube 911 Avocat, nous parlent du droit à l'oubli sur Internet. En tapant son nom sur le Net, on peut parfois avoir de mauvaises suprises... et tomber sur des photos gênantes ou des contenus diffamants, qui peuvent porter atteinte à notre réputation. Dans cette situation, et selon le Règlement général sur la protection des données (RGPD), on peut invoquer le droit à l’oubli. Qu'est-ce que le droit à l'oubli ? Le droit à l’oubli numérique consiste à demander, dans certaines conditions, l’effacement de textes, commentaires, images, qui contiennent nos données personnelles... C’est un droit et une loi qui nous protègent : on peut demander à ce que ces contenus soient effacés dès leur publication. Il n’y a pas de prescription ni de date limite. Les mineurs peuvent même bénéficier d’une procédure accélérée. Comment faire pour appliquer le droit à l'oubli ? Il y a deux types de suppression des données anciennes. Le premier, c’est l’effacement. Si on se trouve dans une des situations prévues par la loi, par exemple, si l’info relève de notre vie privée et qu'on n’a pas donné notre accord pour la diffusion, on demande au propriétaire d’un site d’effacer les contenus qui contiennent nos données personnelles. Si cette première demande d'effacement n'a pas abouti, le deuxième type de suppression des données est le déréférencement. Cette démarche consiste à demander au propriétaire d'un moteur de recherche d'interdire d’afficher certains résultats sur les requêtes. Par exemple, si des propos gênants nous concernant sont diffusés sur un blog, que le propriétaire refuse de les supprimer ou a perdu les codes d’accès à son blog, on peut faire en sorte que les moteurs de recherche ne les fassent plus apparaître. Cette méthode ne supprime pas véritablement les données, mais elle limite énormément leur visibilité. Pour simplifier les choses, un formulaire est prévu, comme sur Google ou sur Bing. Peut-on tout faire disparaître sur Internet ? Non. Et encore moins pour les personnes qui jouent un rôle dans la vie publique puisque l'intérêt du public à avoir accès à l'information peut parfois l’emporter sur le droit à la vie privée... Par exemple, un homme politique qui aurait été condamné ne pourra jamais faire oublier son passé et obtenir le déréférencement des articles qui en parlent. De la même façon, un restaurant aurait aussi beaucoup de mal à faire disparaître les mauvaises critiques sur son établissement. On peut même regretter, des années plus tard, ce qu'on a dit nous-mêmes : en 2018, une jeune femme, candidate à un célèbre télé-crochet, se voit retourner contre elle des tweets qu’elle a écrits deux ans plus tôt, à propos des attentats de Nice, et qui disaient : « C'est devenu une routine, un attentat par semaine. Et toujours pour rester fidèle, le "terroriste" prend avec lui ses papiers d'identité. C'est vrai que quand on prépare un sale coup, on n'oublie surtout pas de prendre ses papiers. » Le tweet était accompagné du hashtag #PrenezNousPourDesCons. La candidate pensait que le gouvernement était impliqué dans les attaques terroristes. Fake news ! Un débat s’engage, à la fois sur les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux. La candidate rédige un premier message d’excuse pour finalement annoncer, quelques jours plus tard, l’arrêt de sa participation à l’émission en question. On a tous le droit de faire des erreurs et il est donc important d'être indulgents et de respecter le droit à l’oubli des autres. Mais il faut garder à l'esprit qu'on est responsable de ce qu’on dit ou de ce qu’on écrit. Sur le Web et les réseaux sociaux, il est important de rester maître de son identité numérique, car les traces qu'on y laisse montrent qui on est. Il faut être très vigilant sur les personnes avec qui on choisit de partager des fichiers un peu sensibles parce qu’une fois partagés, ces fichiers peuvent se retrouver sur plein d'autres sites différents. Et là, c'est un peu plus compliqué pour réussir à tous les faire effacer… car le droit à l'oubli n’est pas toujours évident à faire appliquer et les démarches peuvent prendre beaucoup de temps… En bref Tout ce qui est publié sur le Web est archivé et peut être retrouvé, même des années plus tard. Des données que vous avez postées dans le passé, ou bien des commentaires qui ont été faits sur vous peuvent vous poser problème dans votre vie actuelle. Le droit à l’oubli vous permet d’en demander l’effacement ou le déréférencement. Pour autant, ces démarches sont longues et complexes, alors mieux vaut prévenir que guérir : soyez prudents dans ce que vous publiez et restez maîtres de votre identité numérique.

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