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Image : Des plantes sauvages en ville

Des plantes sauvages en ville

Savez-vous que dans les villes, il est possible d’observer des plantes sauvages ? Nathalie Machon, professeure au Muséum national d’histoire naturelle, travaille sur ces plantes méconnues, longtemps considérées comme des mauvaises herbes. Aujourd’hui, elle plaide pour une large biodiversité dans les villes. Voici son témoignage. Le rôle des plantes sauvages dans la ville « La Saint Valère des murailles est une petite plante qui pousse dans nos villes. On la retrouve habituellement en haut des murs. Pour moi, la Saint Valère est la plante sauvage des rues la plus méconnue et pourtant la plus jolie. Sur un trottoir, il n’y a pas beaucoup de place pour que les espèces poussent. On trouve donc des plantes essentiellement dans les fissures du bitume, au pied du mur, etc. Au premier abord, quand on ne les connaît pas, elles apparaissent comme de la végétation très banale, sans trop d'éclat. Mais quand on se penche dessus, on réalise que chacune des espèces a ses particularités, bien intéressantes, et des caractéristiques importantes pour le fonctionnement écologique de la ville. Par exemple, la pariétaire, qui pousse sur les murs. Le mot « pariétaire » vient justement du mot « mur ». C'est une plante qui se trouve normalement dans les falaises. Elle est un peu ingrate sur le plan morphologique parce qu'elle a des fleurs très petites. Mais en permettant aux insectes de se nourrir, elle a un rôle écologique dans la ville. La base de l’écosystème citadin Ces plantes forment la base de l'écosystème de la ville. Elles attirent les fourmis, les pucerons, les coccinelles, qui vont à leur tour être mangés par les oiseaux, qui seront de plus en plus nombreux. A partir du moment où les plantes sont éradiquées, cette chaîne alimentaire est coupée : tous les autres animaux qui vivent aux dépens des plantes disparaissent. C'est aux citadins de décider s'ils veulent ou non de cette biodiversité. Et plus ils connaîtront les plantes, plus leur choix sera éclairé. » © Photo : Sylvia Schmitt_EyeEm

Environnement
Image : En quoi la biodiversité est en danger ?

En quoi la biodiversité est en danger ?

Stéphane : « Les enfants, savez-vous combien il existe de variétés de plantes dans le monde ? » Les enfants répondent... Stéphane : « Cela est très difficile à estimer... Selon les études, il y en aurait 400 000 ! Il y aurait également entre 4 et 100 millions de variétés d’insectes. C’est ce qu’on appelle la biodiversité, qui désigne toutes les espèces animales et végétales qui vivent sur Terre ou dans ce qu’on appelle un écosystème. Regardez autour de vous, mon jardin est un écosystème qui permet aux plantes et aux animaux de vivre et de s’épanouir. Chaque élément est indispensable à l’autre et c’est pourquoi il est important de garder cette biodiversité ». A quoi sert la biodiversité ? Stéphane : « la biodiversité : bio veut dire vie c’est la vie dans toute sa diversité, elle est indispensable pour toute forme de vie, y compris les êtres humains. Elle permet à la nature de bien fonctionner selon les règles de la chaîne alimentaire. Si cette chaine est rompue, l’équilibre de la nature est en danger et des espèces risquent de disparaître. Exemple pratique : « Regardez cette feuille. La chenille va s’en nourrir, qui elle-même sera mangée par une mésange, qui sera ensuite dévorée par un épervier. Imaginons que les mésanges disparaissent, les chenilles prolifèreront et abimeront les cultures tandis que les éperviers ne pourront plus se nourrir... ce serait le grand bazar ! » Mise en situation : Steph et les enfants sont dans le jardin Stéphane : « Je vais vous montrer maintenant ce que j’ai réalisé dans mon jardin pour préserver et développer la biodiversité. C’est très simple, vous pouvez aussi le faire chez vous ». « j’ai transformé une partie de la pelouse en pré-fleuri pour accueillir de nombreuses fleurs, insectes et petits animaux sauvages ». « j’ai laissé un tas de bûches au fond du jardin qui est devenu une maison pour les hérissons, les grenouilles et les insectes ». « J’ai planté des fleurs et des arbustes qui donnent des fruits et qui constituent des réserves alimentaires pour les animaux sauvages ». « je ne dépose jamais les feuilles et les tontes de pelouse à la déchetterie. J’en fais un compost qui me donnera un engrais efficace et 100 % naturel ». Stéphane : « n’oubliez pas les enfants que la nature est la principale ressource de l’homme. Grâce à la biodiversité du monde végétal, nous produisons notre alimentation, nos médicaments et même les vêtements que vous portez... Les enfants : « Merci Stéphane ! » Deviens un petit jardinier avec Stéphane Marie et découvre la série Silence, ça pousse ! Junior.

Environnement
Image : Réchauffement climatique : quelles conséquences ?

Réchauffement climatique : quelles conséquences ?

L'accord est historique. Réunis à Paris en 2015, 175 pays ont adopté un même objectif : que la température moyenne de la Terre n'augmente pas de plus de 2°C d'ici 2100. Limiter l'effet de serre est devenu crucial pour l'humanité. Mais pour rester dans les 2°C, il faudra des mesures drastiques. Les activités humaines à l'origine du réchauffement climatique Le rôle de l'humanité dans le réchauffement climatique est clair et validé par la communauté scientifique : les activités humaines accentuent le phénomène naturel de l'effet de serre. Depuis l'industrialisation, des quantités massives de gaz comme le CO² ou le méthane sont rejetées dans l'atmosphère et créent une sorte de dôme qui piège les rayons du soleil et augmente la température de la planète. Comment expliquer le climatoscepticisme ? Il reste encore des climatosceptiques au sein de la population ou chez certains politiques, qui ne comprennent pas, car soit ils ne ressentent pas le réchauffement climatique, soit ils ne l’imputent pas à des activités humaines. Cela s’explique : les conséquences ne sont pas homogènes. C'est pourquoi il est préférable de parler de dérèglement climatique. Dérèglement climatique : des conséquences inégales sur la planète Ce dérèglement climatique a un impact profond sur la planète. Il multiplie et renforce les phénomènes météorologiques extrêmes : inondations, ouragans, tsunamis, sècheresses... Il entraîne la désertification de zones entières. Les glaciers fondent à une vitesse impressionnante. Et contrairement à ce que l'on pensait il y a encore quelques années, les glaces de l'Antarctique fondent aussi. Avec l'augmentation de la température des océans, toutes ces fontes accélèrent la montée du niveau de la mer à une moyenne de 3,2 millimètres par an depuis 20 ans. Mais cette hausse n'est pas uniforme à l'image du dérèglement climatique lui-même. Les courants marins font que la hausse est particulièrement importante dans le Pacifique Sud par exemple. Mais dans le nord du Canada, le niveau semble baisser. En réalité, ces endroits bénéficient du rebond glaciaire : la glace millénaire qui pesait sur la croûte terrestre a fondu. La terre se retrouve bien plus légère et remonte. Ailleurs, notamment au Bangladesh, des îles entières ont déjà été englouties. Et le phénomène devrait s'accélérer : les experts de l'ONU prévoient une hausse du niveau de la mer de près d'un mètre si on ne reste pas en deçà des 2°C de réchauffement en 2100. L'équilibre des écosystèmes bouleversé Tous ces bouleversements ont un impact sur les écosystèmes dont les équilibres sont perturbés. Des espèces luttent pour ne pas disparaître. D'autres suivent les changements et migrent. Ces déplacements des ressources naturelles, notamment des poissons, exacerbent les tensions entre les pays. Pour les êtres humains, le dérèglement climatique a donc des conséquences catastrophiques : conflits, pauvreté, migrations. L'ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques en 2050.

Environnement
Image : Est-ce que les poissons vont disparaître si on en pêche trop ?

Est-ce que les poissons vont disparaître si on en pêche trop ?

Depuis toujours, l’être humain pêche en mer et en rivière pour se nourrir. Or aujourd’hui, nous sommes plus de 7 milliards sur la Terre et on pêche beaucoup ! Depuis les années 1970, le nombre d’animaux marins a réduit de moitié. Les poissons, mais aussi les crustacés et les mammifères marins sont en diminution. Leur habitat, les mangroves et les récifs coralliens, disparaissent ou se dégradent à cause de la pollution. Ce sont pourtant dans ces zones que les poissons et autres animaux marins se reproduisent. La cause principale de cette hécatombe est la surpêche, c’est-à-dire une pêche excessive et industrielle. Depuis de nombreuses années, des associations se battent pour interdire ou limiter les gros chalutiers qui détruisent les fonds marins et pour interdire la pêche électrique qui utilise d'immenses filets munis d'électrodes pour étourdir les poissons cachés sous le sol. Car si on continue la pêche industrielle intensive, les poissons risquent bien de disparaître. Alors, afin de préserver les océans et ces habitants, il faut pratiquer une pêche durable en laissant du temps aux écosystèmes pour se renouveler et du temps aux poissons pour se reproduire et grandir. Pour développer cette pêche durable, les états doivent renoncer à ces pratiques de pêche destructrice et encourager les aires marines protégées. Découvrez aussi comment on protège la vie dans les océans.

Environnement
Image : Y a-t-il encore des ours en France ?

Y a-t-il encore des ours en France ?

Oui, il y a des ours en France. Et on sait même combien : 31 ! Néanmoins ce n’est pas beaucoup. Cette espèce est en danger. On dit qu’elle est en voie de disparition. C’est pour ça que depuis 1984, la France s’est engagée à sauvegarder l’espèce des ours sur son territoire. Mais pourquoi faut-il protéger les ours ? Tout d'abord pour préserver la biodiversité. L'ours a un rôle important dans l'écosystème de la montagne. C'est un grand prédateur, il va limiter la population de certains autres animaux, comme les chamois, en les chassant. Cependant l'ours n'est pas un très bon chasseur, généralement il attrape les animaux vieux ou malades, ce qui est bénéfique pour la nature. Ainsi la disparition de l'ours serait un mauvais signe pour l'équilibre de l'environnement. L'ours est aussi un outil touristique. Beaucoup de randonneurs aiment savoir qu'ils arpentent une forêt encore préservée où l'ours est présent; et il y a de plus en plus d'ours en France. Avec la protection du gouvernement, les ours se reproduisent plus facilement. Régulièrement des ours des pays de l'Est sont relâchés en montagne pour aider la repopulation tout en évitant la consanguinité, c'est-à-dire qu'il faut éviter qu'un ours fasse des petits avec ses propres enfants, par manque de choix. En introduisant des ours d'autres pays, les petits une fois adulte préféreront se reproduire avec ces ours étrangers et la santé des ours sera alors préservée.

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Image : Marier géographie et informatique

Marier géographie et informatique

L'informatique n'appartient pas qu'aux informaticiens Qu'est-ce que la géomatique ? La géomatique est un ensemble de sciences et techniques dont le terme est assez récent. C'est un mot valise qui est construit sur "géographie" d'un côté et "informatique" de l'autre. Alors, la géographie, tout le monde sait ce que c'est. C'est l'analyse de ce qui se passe à la surface de la Terre, que ça soit sur des aspects naturels ou des aspects artificiels liée à l'activité humaine. Et l'informatique, c'est le traitement automatisé d'informations dans des calculateurs. Donc la géomatique, c'est de l'informatique appliquée à l'étude des écosystèmes. Un ensemble de techniques et de sciences tout à fait utiles voire indispensables dès lors qu'on a, à s'intéresser à un écosystème ; que celui-ci soit lié à l'activité humaine tel que l'urbanisme, les transports, la prévention des risques naturels ou artificiels, l'agronomie ou aux risques naturels, à l'érosion des côtes par exemple. La géomatique est un outil qui permet donc de comprendre comment les systèmes fonctionnent, comment ils évoluent et de prendre des décisions utiles. Pour illustrer ces propos, le mieux est de prendre un exemple assez simple compris de tous. Dans un environnement urbain, il existe des transports ferrés et notamment des gares. Comment doit-on choisir l'emplacement d'une gare dans la construction d'un nouveau système de transport ferré dans un espace urbain ? C'est une problématique lourde en termes d'enjeux économiques, sociétaux et la géomatique joue un rôle très important dans ce cadre. Un exemple : où placer une gare ? La problématique dans les zones urbaines est de choisir le bon emplacement d'une gare. On peut évidemment choisir l'emplacement où la densité urbaine est très forte. Dans ce cas, la construction d'une gare est très utile évidemment, mais très compliquée et très chère, onéreuse pour les finances publiques. A contrario, dans des zones peu ou pas construites, comme des zones rurales peu denses, la construction est relativement simple, peu onéreuse, mais en général, peu utile sauf si on souhaite urbaniser de nouveaux territoires. Donc la géomatique est pertinente si on arrive à choisir entre investir peu à des endroits neutres ou construire là où l'impact sur les transports publics sera le plus important pour les usagers, pour les citoyens. La géomatique pourra alors intervenir et aider les décideurs à faire le meilleur choix, car on sait - on a des connaissances sur les modes de fonctionnement de l'écosystème des transports publics - que les usagers des transports ferrés utilisent d'autant plus les transports en commun qu'ils habitent à moins de 600 mètres d'une gare à pied, par exemple une gare de RER en région parisienne. L'information géographique : caractéristiques géométriques et sémantiques L'information géographique est construite sur deux entités. D'abord, la formation géométrique. En réalité, un point P existe à la surface de la Terre. Ce point P est repéré sur la surface de la Terre, qui est en gros une sphère, par deux valeurs que sont la latitude et la longitude. La latitude exprime un angle entre le plan équatorial et la droite qui joint le centre de la Terre et le point en question. Et la longitude est un angle légalement entre un plan méridien particulier, celui de Greenwich et le plan méridien qui passe par le point P. Le premier traitement à faire en géomatique est de passer de cet ensemble de coordonnées λφ, latitude, longitude, à des coordonnées plus faciles à manipuler dans le plan, dans un repère orthonormé XP et YP. Un objet est également caractérisé par ce que nous appelons une information sémantique. L'information sémantique, c'est ce qui va donner en gros le sens, la réalité géographique au point P qui lui est purement géométrique. Prenons par exemple une gare. Elle va être représentée par un point sur la surface de la Terre et caractérisée, sur le plan sémantique, par des informations telles que le nom de la gare. On peut parler de la gare de Lyon à Paris ou de la gare du Midi à Bruxelles. On peut également caractériser une gare par le nombre de passagers qui vont l'utiliser par jour, etc. Donc un objet géographique est caractérisé par les deux niveaux, le niveau géométrique et le niveau sémantique. L'association des deux crée un objet géographique. Un objet géographique de type "gare" par exemple. Ces objets sont agrégés en couches d'objets. Une gare toute seule ne fait pas sens. C'est l'ensemble des gares avec leur position et leur utilisation qui donne du sens à cet ensemble. Donc on va, dans un système d'informations géographiques, être capable de saisir ces objets de manière informatique aussi bien sur le plan géométrique que sur le plan sémantique. Tous ces objets sont saisis et traités. Ils sont agrégés, filtrés et organisés en couches géographiques et stockés évidemment en bases de données dans un ordinateur ou dans un réseau d'ordinateurs. L'analyse spatiale et la géométrie Ces couches géographiques sont utilisées pour faire de l'analyse spatiale. C'est ce qui va donner le sens à la géomatique et sa puissance de calcul liée à l'utilisation des ordinateurs. Par exemple, nous avons notre couche de gare qui apparaît avec un certain nombre, on va en voir apparaître trois. On va croiser cette information avec une couche des îlots d'habitation, par exemple de l'Insee en France qui recense la population française régulièrement. Donc, cette couche d'îlots est dans une géométrie cohérente avec celle des gares. On va appliquer une autre couche, d'interrogations qui correspond à nos cercles de diamètre 600 mètres autour des gares et on va pouvoir alors lancer un calcul au système d'information géographique en lui disant : combien d'habitants résident à moins de 600 mètres de chacune de ces gares ? Et là, on va voir apparaître des résultats. Tout cela est évidemment très utile pour pouvoir déterminer l'emplacement des gares futures, des futurs transports. L'informatique aide à mieux comprendre les données géographiques L'objet informatique, est difficile à percevoir. Pour pouvoir le visualiser, que ce soit sur une carte ou sur un écran, on associe à l'objet géographique une représentation cartographique. On parle parfois aussi d'objets cartographiques. Ces objets cartographiques peuvent être des points, peuvent être des carrés bleus. Donc on peut jouer sur la forme, la dimension, la couleur - ce qu'on appelle des variables visuelles ou les représenter par des petits objets qui font sens - comme un symbole de train ou un symbole de RER et on a là deux illustrations possibles. A retenir Donc au final, la géomatique est une composante d'un système de décision très important qui permet aux spécialistes de faire des calculs qui éclairent les choix politiques notamment d'infrastructure. Mais de manière beaucoup plus simple, ce sont des calculs faits par ordinateur sur des données géographiques qui vont permettre de comprendre tout type d'écosystème, comme ceux cités en introduction de cette présentation, liés à l'agriculture, à la défense, à l'industrie.

Numérique
Image : C'est quoi le changement climatique ?

C'est quoi le changement climatique ?

Depuis ses origines, notre planète a connu de nombreux changements de climat : des périodes glaciaires ont alterné avec des périodes plus chaudes. Mais grâce aux relevés des températures depuis 1880, on sait que l’augmentation de la température moyenne de la Terre s’accélère fortement. En un peu plus de 100 ans, les températures ont déjà augmenté de presque 1 °C ! Les scientifiques pensent que ce sont les activités humaines qui en sont la cause, car les courbes des températures ont augmenté dès la révolution industrielle. La combustion du charbon, du pétrole et du gaz, nos principales sources d'énergie, rejette du CO2, le premier gaz à effet de serre responsable de l'augmentation des températures. L'élevage intensif, avec les pets et les rots des bovins, rejette du méthane, qui est le deuxième gaz mis en cause. Conséquence : les événements climatiques extrêmes ont doublé depuis 1990 : ouragans, inondations et sécheresses se succèdent. L'Arctique et l'Antarctique, mais aussi les glaciers, fondent et le niveau des océans a grimpé en moyenne de près de 20 cm depuis 1900. C'est beaucoup. Ces changements menacent des écosystèmes, des animaux et des végétaux. La vie des hommes sur Terre est elle aussi bouleversée par les catastrophes naturelles. C'est pourquoi 195 pays ont signé l'Accord de Paris qui prévoit de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Vite, ça chauffe !

Environnement
Image : Pourquoi il y a des pesticides en montagne ?

Pourquoi il y a des pesticides en montagne ?

Dans les Pyrénées, où la nature semble préservée, on trouve aussi des pesticides. Dans ce reportage, découvrez les effets de ces substances chimiques sur l’écosystème. Besoin d’éradiquer les espèces nuisibles Sur le plateau du Bénou, dans les Pyrénées-Atlantiques, au loin, des montagnes grises et blanches se découpent du ciel bleu. Frédéric Delord est accompagnateur en montagne. Il explique à un groupe de randonneurs comment reconnaître les rapaces de la région. Mais dans ce paysage de carte postale, où des moutons et des vaches broutent paisiblement au milieu des prairies verdoyantes, la chimie est arrivée. De nombreux éleveurs épandent des pesticides sur les prairies pour se débarrasser d’un rongeur envahissant. Les pesticides mettent en danger la biodiversité locale Etienne Farrand, technicien en agroécologie du Parc national des Pyrénées, explique : « Il s’agit d’un petit rongeur, le campagnol terrestre ou le rat taupier, qui pullule. Il abîme le foin car il consomme les racines des plantes. Surtout, il fait plein de petites taupinières, ce qui met de la terre dans le foin lors de la fauche. Pour l’exploitation laitière, c’est une catastrophe. Les fromages peuvent exploser car cela favorise un ferment dans le foin. La réponse immédiate face aux problèmes causés par le campagnol, c’est l’empoisonnement, mais c’est très défavorable pour l’environnement. » En effet, les pesticides n’empoisonnent pas seulement les rongeurs, mais aussi les rapaces qui les mangent, comme le souligne Etienne Farrand : « Si un rapace mange 10 campagnols infestés de pesticides, les œufs seront plus fragiles, et cela menacera la reproduction. La pollution des sols peut donc causer une diminution de l’espèce. » Pour préserver la biodiversité des Pyrénées, les techniciens du parc aident les éleveurs et les agriculteurs à trouver des alternatives aux pesticides : « « On favorise le piégeage en tant que structure. On essaie de financer des piégeurs mécaniques dans les galeries plutôt que recourir à l’empoisonnement. »

Environnement
Image : La mer, avenir (durable) de la Terre ?

La mer, avenir (durable) de la Terre ?

« La mer pour les Français, c’est ce qu’ils ont dans le dos quand ils regardent la plage », regrettait le navigateur Éric Tabarly. Pourtant, les océans sont la promesse d’un avenir en bleu pour les êtres humains. Face à la raréfaction des ressources naturelles terrestres, l’épuisement des sols agricoles et la crise énergétique, les mers recèlent des trésors encore inexploités. Et même inexplorés : nous avons tellement tourné le dos aux océans, qu’on connaît mieux la Lune ou Mars que les fonds marins, déplore l’Organisation hydrographique internationale. Il est temps pour l’humanité de se jeter à l’eau. Ne serait-ce que pour une question de santé : savez-vous où les chercheurs ont, par exemple, pêché l’AZT, cet antirétroviral actif contre le Sida ? Dans le hareng ! Les mers abritent une biodiversité d’une incroyable richesse. C’est un réservoir unique de substances encore à découvrir, notamment pour lutter contre le cancer. Autre enjeu : la nourriture, d’autant plus crucial face à la croissance démographique. Pour la FAO, le poisson est déjà l’un des produits alimentaires les plus échangés au monde. Parmi les pistes d’un futur durable : l’aquaculture multitrophique intégrée. L’idée est de recréer un écosystème complet dans lequel chaque espèce joue son rôle naturellement. Et certaines algues, riches en minéraux, pourraient devenir la salade verte de demain ! La mer nous permettra également de réaliser la nécessaire transition énergétique. Comment ? Grâce aux énergies marines renouvelables, via les usines marémotrices ou les éoliennes offshore. Quoi de plus propres et naturels que les courants, les marées, la houle, les vagues et le vent, pour produire électricité, chauffage ou climatisation ? L’avenir sera aussi à la combinaison de ces éléments : par exemple, des flotteurs captant l’énergie des vagues et des éoliennes flottantes. Les mers abritent également des réserves minérales : cuivre, manganèse, platine, cobalt, etc. Enfin, l’océan est le principal régulateur du dérèglement climatique. Selon le CNRS, l’océan absorbe 93 % de l’excès de chaleur dû aux émissions de gaz à effet de serre rejetés par l’homme dans l’atmosphère. Face au défi climatique à venir, ce piège à carbone sera d’autant plus essentiel. Encore faut-il que cet avenir en bleu soit durable. Comme le soulignait le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, lors du lancement d’une consultation sur l’avenir de la mer et du littoral français : « Ne reproduisons pas, en mer, les excès qui ont eu lieu sur terre ».

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Image : Disparition des espèces : la planète en danger

Disparition des espèces : la planète en danger

Préoccupant par son rythme, alarmant par son ampleur, le déclin de la biodiversité du globe menace la survie de toutes les espèces… y compris la notre. Des grands singes aux baleines en passant par les abeilles, on estime qu'une espèce animale sur trois est aujourd'hui menacée de disparition dans le monde. Et la flore n’est pas épargnée puisqu’un cinquième des espèces végétales, sont elles aussi au bord de l'extinction. Depuis 1990, ce sont 239 millions d’hectares de forêts naturelles qui ont disparu, soit presque quatre fois la superficie de la France. Inquiétant. Et pourtant, les causes de ces disparitions sont directement imputables aux activités humaines. Selon WWF, le phénomène s’explique en premier lieu par la dégradation des éco-systèmes, causée par l’agriculture, l’exploitation forestière, l’urbanisation, ou encore l’extraction minière. Viennent ensuite les pêches et chasses intensives, puis la pollution. On trouve enfin la prolifération des espèces invasives, ainsi que les maladies, et, de manière plus marginale pour l’instant, le changement climatique. Les activités humaines et l’utilisation des ressources se sont tellement développées, en particulier depuis le milieu du 20e siècle, qu’elles mettent aujourd’hui en péril l’existence des différents systèmes environnementaux. Autre indicateur intéressant : l’empreinte écologique. De quoi s’agit-il ? C’est un outil d’évaluation qui permet de calculer précisément la pression exercée par l’Homme sur les ressources naturelles… de savoir, par exemple, quelles surfaces terrestres et maritimes sont nécessaires pour produire tout ce dont nous avons besoin, comme notre nourriture, les combustibles, les terrains nécessaires aux constructions, ainsi que l’espace nécessaire à absorber nos déchets. Et bien, le résultat, n’est pas joli joli… La pression que nous exerçons chaque année sur les écosystèmes est telle qu’il nous faudrait quasiment 1,6 planète Terre, pour subvenir à tous nos besoins ! S’il a fallu aux êtres humains moins de 50 ans pour détruire une bonne partie de leur environnement, combien leur en faudra-t-il pour réparer les dégâts ? L’ONU, le WWF et d’autres organismes de protection et de défense de l’environnement appellent à prendre conscience et à préserver le capital naturel à grande échelle, en repensant la manière de construire, de produire et surtout, de consommer. Réduire son empreinte écologique personnelle, c’est possible ! Faire attention à sa consommation d’électricité et d’eau, essayer de consommer le plus localement possible et de saison, éviter les déchets inutiles, recycler ou encore consommer autant que faire se peut des énergies renouvelables : voici quelques idées à appliquer au quotidien qui peuvent faire la différence pour alléger le poids que nous faisons tous peser sur les épaules… de Dame Nature.

Environnement
Image : Comment meurent les océans ?

Comment meurent les océans ?

Trois dangers abyssaux menacent les océans, qui couvrent 71 % de la surface de notre planète. Le constat est amer : 80% de la pollution marine est d’origine terrestre. Parmi les déchets qui finissent dans la mer, les plastiques sont les « premiers prédateurs des océans », selon l’association Surfrider. Autres sources de pollution : l’agriculture conventionnelle qui charrie fertilisants et pesticides ; les déversements pétroliers ; les eaux usées ; sans oublier la pollution sonore : le Monde du silence est devenu trop bruyant du fait de l’activité humaine. Nos rejets empoisonnent les océans, impactant l’ensemble de la chaine alimentaire jusqu’à nos assiettes. Pour les garnir, les industriels ont recours à des pratiques de pêche destructrices et non viables, comme le chalutage profond, qui vident les océans. Les chiffres donnent le mal de mer : 30 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités. La consommation de poissons a doublé ces trente dernières années. Pire : selon une étude publiée dans la revue américaine de référence Science, si l’on continue ainsi, l’année 2048 pourrait être celle du dernier poisson dans les océans. D’autant que le dérèglement climatique est un facteur aggravant. Du fait de l’accroissement des gaz à effet de serre émis par les activités humaines, les eaux montent. Selon les différents scénarios envisagés, cette élévation pourrait être comprise entre 26 et 82 cm au cours du 21è siècle. Cette hausse s’explique par deux phénomènes : l’augmentation de la température des océans, qui provoque une dilatation de l’eau de mer, et la fonte des glaces. L’acidification des océans est une autre conséquence néfaste du changement climatique : chaque jour, les océans absorbent un quart du dioxyde de carbone produit par l’homme, ce qui entraine une modification chimique de l’eau de mer. De même, la diminution du contenu en oxygène de l’eau de mer s’est aggravée. Or, la faune et la flore marine sont sensibles à ces changements. Particulièrement les récifs coralliens : une élévation de moins d’un degré entraine leur blanchiment, c’est-à-dire leur mort. Ces oasis de vie représentent une richesse exceptionnelle pour l’Homme, notamment parce qu’elles abritent environ un tiers de toutes les espèces marines connues à ce jour. Parmi les autres périls, la prolifération des espèces invasives : de plus en plus d’espèces transitent d’un océan à l’autre via les eaux de ballast des cargos qui naviguent sur les différentes mers du globe. Conséquence : un risque d’homogénéisation de la biodiversité. Citons enfin la destruction des écosystèmes littoraux à cause de l’urbanisation des côtes, à grands renfort de sable. Toutes ces menaces pèsent donc sur les océans mais aussi, par ricochet, sur l’être humain.

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Image : Disparition du sable : pourquoi c'est grave ?

Disparition du sable : pourquoi c'est grave ?

Disparition du sable : pourquoi c'est grave ? Quel est le lien entre du verre, un pont, un hôpital et des micro-processeurs ? Le sable, indispensable à leur construction. Ce matériau est aussi utilisé dans la filtration de l'eau, la création de pneus ou de peintures. Le sable est partout. Pourtant, il est en voie de disparition. Et cela pose de graves problèmes au-delà de la fin des plages et des châteaux éphémères. A quoi sert le sable ? Et d'où vient-il ? S'il est indispensable à une multitude d'industries, le sable est très utilisé dans le secteur de la construction qui en est particulièrement friand. De grandes quantités de sable permettent en effet de fabriquer le béton ou de créer des extensions artificielles de terrain comme à Singapour ou à Colombo. Le sable provient de la lente érosion de la pierre. Ce n'est donc pas une ressource infinie. Par ailleurs, tous les sables ne se valent pas : celui du désert ne convient pas pour la construction. Ainsi, Dubaï doit importer son sable. Chaque année, entre 40 et 50 milliards de tonnes de sable sont extraites alors que les rivières et les glaciers de la planète n'en charrient que 24 milliards de tonnes par an. Quelles sont les conséquences de sa disparition ? Les carrières terrestres montrant leurs limites, le sable marin est de plus en plus sollicité. Les plages disparaissent et, avec elles, une bonne partie des terres émergées : des îles entières sont menacées. Dans la baie de Jakarta, au moins 5 îles ont déjà disparu à cause de l'extraction illégale. Des écosystèmes entiers, marins et terrestres, sont menacés. Ce qui n’est pas sans conséquences sur les activités humaines. Car le tourisme, basé sur l'attrait des plages, représente un secteur économique important sur les côtes des pays en développement. Sans touristes, les populations risquent d'être confrontées à une hausse de la pauvreté. Et sans le sable qui forme un filtre naturel, l'eau de mer s'infiltre dans les nappes phréatiques et salinise les terres, les rendant stériles. Avec une demande de sable toujours plus importante, le business devient très juteux. Des extractions sauvages se multiplient et de véritables mafias du sable se développent partout dans le monde. Ainsi, au Maroc, la moitié du sable produit – soit 10 millions de m3 – est issue d'extraction illégale. Et en Inde, un journaliste qui enquêtait sur la mafia du sable a été tué en mars 2018. Un rapport des Nations unies alarmant Le Programme des Nations unies pour l'environnement qui a publié un rapport alarmant, prône un meilleur encadrement des exploitations et un recyclage pour réduire la consommation. Mais on peut aussi utiliser d'autres matériaux dans la construction : le bois, l'argile, la terre. Le pisé, constitué de terre argileuse, devient même un matériau tendance : il a par exemple été utilisé pour bâtir la tour d’observation Negenoord, haute de 10,5 m, en Belgique, ou le Nk’Mip Desert Cultural Centre. Peut-être pourrions-nous nous inspirer des anciens ? Ils adaptaient les matériaux de construction à leur environnement. Cela pourrait sauver notre sable.

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Image : Comprendre ce qu'est un système d'exploitation

Comprendre ce qu'est un système d'exploitation

Voir les entrailles matérielles et logicielles d'un objet numérique Windows, Linux, Mac OS, Android, IOS, vous entendez ces noms régulièrement, vous les utilisez tous les jours, mais au final c'est quoi ? Qu'est-ce qu'un système d'exploitation ? Ce sont des logiciels spécialisés qui sont appelés systèmes d'exploitation. Un système d'exploitation, ça sert principalement à gérer le lien entre tous les mondes applicatifs, donc les logiciels, et le monde matériel comme les processeurs et ainsi de suite. Souvenons-nous, un ordinateur est composé de 3 éléments principaux. Tout d'abord il y a la mémoire. Elle sert à stocker de l'information et à y a accéder quand on en a besoin. Un autre élément important des ordinateurs, ce sont les processeurs. Les processeurs, ce sont les cerveaux de l'ordinateur, qui permettent de faire des calculs, exécuter des tâches sur la base d'informations qu'ils récupèrent en mémoire. Et enfin, pour que l'ordinateur puisse communiquer avec le monde extérieur, il dispose de périphériques d'entrée-sortie. Comme par exemple une imprimante qui permet de sortir de l'information, un écran qui permet d'afficher une information ; un clavier, permet de rentrer une information dans l'ordinateur, ou même une souris. Internet est aussi un périphérique d'entrée et sortie. Alors dans les ordinateurs, on fait tourner plusieurs applications. Par exemple, vous avez 3 applications différentes, qui tournent sur l'ordinateur. Chacune va exécuter une tâche bien particulière qui dépend de l'application que vous voulez faire. Pour que les applications puissent utiliser le matériel, on ne va pas leur autoriser directement l'accès aux différents éléments de l'ordinateur. A la place on met un système d'exploitation entre les 2, c'est-à-dire on va avoir le système d'exploitation typiquement, on dit un OS en anglais, un Operating System. Celui-ci il va faire le lien entre les applications et l'ordinateur. 3 composantes principales au niveau de l'ordinateur Il y a 3 composantes principales au niveau de l'ordinateur : la mémoire, les processeurs et les entrées-sorties. Le système d'exploitation, il sert à faire le lien entre ces composantes. La gestion de la mémoire On peut imaginer la mémoire comme étant un grand tableau disposant de plusieurs entrées, on appelle ça des mots. Chaque mot dans ces tableaux-là correspond à une adresse. L'adresse 0, 1, 2, 3 et par exemple, dans ce cas-ci, on a possibilité d'écrire 4 mots en mémoire. Ces adresses, elles correspondent à où les mettre exactement dans la vraie mémoire physique. Une application, ce qu'elle pourrait faire, par exemple, elle a envie d'écrire un mot en mémoire, elle veut écrire "toto", elle décide de l'écrire dans le mot 1, donc elle va écrire "toto" ici au mot 1, ce qui va avoir pour effet d'écrire ça dans la mémoire physique de l'ordinateur. Une fois qu'elle a écrit, normalement elle peut y accéder, mais imaginons que la deuxième application ici, elle écrive le mot "zut", mais aussi dans le mot mémoire 1, donc elle va écrire ici, ce qui va remplacer "toto" par "zut". On voit qu'alors il y a un problème, parce que si cette application-ci décide de retourner en mémoire pour récupérer la dernière information qu'elle avait stockée dans le mot 1, elle va obtenir "zut" à la place de "toto", donc ça ne fonctionne pas. Le système d'exploitation va permettre d'éviter ce genre de choses grâce à la mémoire virtuelle. L'idée de la mémoire virtuelle, c'est que le système d'exploitation va faire croire à chaque application qu'il dispose de toute la mémoire. Or, la mémoire va croire qu'elle a tout donc de nouveau, il aura ces 4 mots avec l'adresse 0, 1, 2 et 3, la même chose pour chaque application. Maintenant, lorsqu'une application veut écrire en mémoire, elle ne va pas écrire directement dans celle-ci, donc elle ne fait pas cette action-ci. Donc à la place, ce qu'elle va faire, c'est qu'elle va écrire dans la mémoire virtuelle, par exemple, elle avait décidé d'écrire "toto" au mot 1. Ce que va faire le système d'exploitation quand il reçoit une instruction d'écriture de l'application dans la mémoire, il va convertir ça, il va trouver un espace où l'écrire dans la vraie mémoire. Par exemple, il va dire "ici le 1, je vais l'écrire dans le mot 3 en mémoire, donc toto". Ici il va en fait s'écrire en mémoire physique à cet endroit-ci, et le système d'exploitation retient que le 1 de cette application là, va en fait dans le mot mémoire 3. Maintenant, si cette application-ci qui tout à l'heure écrivait aussi au mot 1 décide d'écrire toujours "zut" au mot 1, ce qui va se passer, c'est le système d'exploitation va trouver dans la mémoire physique un endroit où il peut le placer. Par exemple, cette fois-ci il va décider d'écrire "zut" au mot 1, donc il va l'écrire bel et bien ici, "zut", et il va retenir le mot 1 de cette application-ci qui correspond au mot 1 dans la vraie mémoire. Dès lors maintenant, si la première application décide d'aller lire le mot qu'elle avait choisi en mot 1, le système d'exploitation va se souvenir qu'il l'avait écrit au mot 3. Le mot 3 permet de récupérer "toto", il n'y a plus de problèmes d'inconsistance entre les différentes applications qui pourraient écraser les autres. C'est le principe de la mémoire virtuelle. La gestion du processeur Alors, avec la mémoire virtuelle, on a plusieurs applications. Mais dans notre schéma, on voit aussi qu'on n'a qu'un seul processeur. Généralement un ordinateur a quelques processeurs ou en tout cas, beaucoup moins de processeurs que de nombres d'applications. Alors ce qu'il va faire, le système d'exploitation va servir d'arbitre entre les différentes applications pour partager le processeur, parce qu'un processeur c'est en réalité assez bête, ça fait juste des calculs, mais ça ne fait qu'une tâche à la fois. Donc s'il y a 2 applications qui veulent utiliser un processeur, c'est chacune son tour, un petit peu comme à l'école, quand un élève veut poser une question, il lève la main et il attend qu'on lui donne son tour. Le système d'exploitation va faire la même chose par l'intermédiaire de l'ordonnanceur. L'ordonnanceur il va dire "voilà, cette application-ci, elle a fait suffisamment de calculs pour le moment sur le processeur, donc je vais la mettre en pause pour permettre à d'autres applications d'utiliser le processeur". Aussi, ce qui peut se passer, c'est, peut-être que cette application-là, elle fait un calcul et puis à un moment, elle doit lire sur un disque dur. Le disque dur, c'est beaucoup plus long que le processeur, donc elle ne va rien pouvoir faire en attendant d'avoir l'information. Cette information, elle va donc aller la chercher sur le disque dur et pendant ce temps-là, elle se met en pause, ce qui permet de libérer le processeur pour une autre application. Les entrées-sorties : les appels système Nous avons eu les 2 premiers éléments : le dernier élément c'est que les ordinateurs sont toujours très différents. Il y a plein de modes différents, un téléphone c'est un ordinateur, une carte à puces c'est un ordinateur, votre ordinateur personnel c'est un ordinateur, un gros serveur de Google, c'est toujours un ordinateur. A l'usage, ce qui est attendu c'est que les applications puissent les écrire sans avoir besoin de connaître comment est fait directement derrière le matériel. Et donc pour ça, le système d'exploitation fournit une couche d'abstraction par l'intermédiaire des appels système. Les appels système, c'est quoi ? C'est à chaque fois qu'une application veut faire une exécution sur l'ordinateur, il ne va pas directement aller dans la mémoire ou sur le disque dur, non il va demander au système d'exploitation de le faire pour elle. Et donc, par exemple, quand l'application ouverte va vouloir écrire un rectangle sur un écran parce que c'est un jeu, ce qu'il va se passer, c'est qu'elle va demander au système d'exploitation : "dessine-moi le rectangle sur l'écran". Le système d'exploitation, la première chose qu'il va faire, il va regarder si oui ou non l'application a le droit de faire un dessin sur l'écran. Si elle a le droit, il va vérifier alors comment faire ce dessin et va exécuter le dessin à la place de l'application. La même chose par exemple, si vous voulez lire d'un microphone. Un microphone, il y a une application, celle-ci va dire : "Moi j'ai envie d'enregistrer le son qui passe, qui est récupéré par le microphone". Pour ce faire, ce qu'il va se passer, c'est que l'application va dire au système d'exploitation, "moi j'aimerais bien écouter le son par le microphone". Le système d'exploitation va donc se mettre à l'écoute sur le microphone, et dès qu'il va y avoir un événement sonore qui apparaît, le microphone va générer un signal à l'ordinateur, ça va générer une interruption au niveau du système d'exploitation et il va découvrir "j'ai un signal qui vient d'un microphone et cette application-ci, elle m'avait justement demandée que je lui envoie les signaux de microphones", et donc de ce fait, il va pouvoir envoyer le bon signal à la bonne application. Pourquoi existe-t-il plusieurs systèmes d'exploitation ? Donc là nous avons vu, le système d'exploitation. Il a 3 rôles principaux : il va gérer la mémoire avec la mémoire virtuelle, donc il va permettre d'équilibrer équitablement entre les applications, une manière sûre, la mémoire pour qu'une application ne puisse pas utiliser la mémoire d'une autre application. Le deuxième rôle du système d'exploitation, ça va être par l'ordonnanceur : il va permettre de partager la charge des différentes applications sur les processeurs, et finalement il va permettre d'abstraire les détails techniques de l'ordinateur aux applications de sorte qu'on puisse écrire une application sans savoir exactement sur quel ordinateur ça va tourner. Conceptuellement c'est la même chose. Ce qui se passe derrière, c'est au niveau de l'écosystème qui est livré avec, IOS est plutôt spécialisé vers le réseau, vers les développeurs, vers les utilisateurs finaux, vers les jeux, mais aussi les licences d'utilisation, certains systèmes d'exploitation sont fermés donc on ne peut pas les modifier, d'autres systèmes d'exploitation sont ouverts, on peut les modifier à notre besoin. En fait, en fonction des besoins, on va utiliser un système d'exploitation ou un autre, plus ou moins spécialisé par rapport à ce que l'on souhaite en faire. A retenir Comment une application peut-elle interagir avec les périphériques matériels ? Comment deux applications peuvent-elles tourner en même temps sur un seul processeur ? C'est grâce au système d'exploitation, une couche logicielle intermédiaire entre la couche applicative et la couche matérielle, que nous vous proposons de découvrir en trois concepts clé...

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