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Image : Le harcèlement en ligne

Le harcèlement en ligne

C'est quoi le Cyber-harcèlement ? Le smartphone et les réseaux sociaux sont d’incroyables outils de communication qui peuvent parfois devenir une arme quand des personnes mal-intentionnées et bien cachées derrière leur écran se mettent à vous harceler. Ce phénomène de plus en plus répandu porte un nom : le cyber-harcèlement. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Répétition de moqueries, insultes, menaces, propagation de rumeurs, publication d’une photo ou d’une vidéo humiliante à la suite d’un piratage de compte personnel, voilà quelques exemples. La particularité de ce type de harcèlement, c’est l’anonymat potentiel des agresseurs et la propagation massive des messages blessants grâce à aux nouvelles technologies. Les premiers concernés sont les enfants et les ados, collégiens et lycéens. Le harcèlement subi à l’école se prolonge à leur domicile via les portables et les réseaux sociaux. Les ados n’ont plus aucun répit alors qu’avant la démocratisation des smartphones, ils étaient à l’abri de ses violences en dehors des murs de l'école. Ce cyberharcèlement est de plus en plus fréquent. D’après l’UNESCO, entre 2010 et 2014, la proportion d’enfants et d’adolescents ayant été harcelés est passée de 8 à 12% dans le monde. En 2017, un document du gouvernement français contre le cyber-harcèlement annonçait même que 40 % des élèves français déclaraient avoir été victimes d’une agression ou de méchanceté en ligne. Les filles sont particulièrement visées, piégées par leur ex-petit ami par exemple. Entre 12 et 15 ans, une fille sur 5 déclare avoir été confrontée à des violences à caractère sexuel ou insultée sur son apparence physique, sur les réseaux sociaux ou par messagerie. Les adultes ne sont évidemment pas à l’abri. Les journalistes sont particulièrement victimes de cyber-harcèlement, comme le dévoilait Reporters sans Frontières en juillet 2018. Les conséquences de ce harcèlement peuvent être très graves. Isolement, dépression, et dans les cas les plus extrêmes, suicide. La seule manière de stopper ces violences est d’en parler à un parent, un ami, ou un professeur… Ou en téléphonant gratuitement à Net Écoute. Il existe aussi quelques précautions à prendre. Tout d’abord, passer ses comptes en privé si vous vous en servez pour partager des photos et des messages personnels. Toujours les protéger avec des mots de passe solides et différents pour chaque réseau social afin d’éviter le piratage. Aussi, sachez que vous n’êtes pas obligés de répondre à tous les messages que l’on vous adresse. Parfois il est plus facile de simplement bloquer vos harceleurs. Surtout, n’oubliez qu’il est possible de porter plainte. Multipliez les captures d’écran pour constituer un dossier de preuves. L'auteur de harcèlement en ligne risque 2 ans de prison et 30 000 € d'amende. La peine maximale est portée à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende si la victime a moins de 15 ans. Les harceleurs n’ont qu’à bien se tenir !

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Image : Qu'est-ce que le harcèlement scolaire ?

Qu'est-ce que le harcèlement scolaire ?

Souvent, ça commence par une petite claque derrière la tête ou par des moqueries, des insultes dans la cour ou sur les réseaux... Tous les élèves connaissent ce genre de petites attaques. Certains en souffrent plus que d'autres, et certains les subissent tous les jours. C'est là qu'on parle de harcèlement. En France, ça concerne 1 élève sur 10. S'il y a des harceleurs, c'est parce qu'ils ont un public. Ceux qui trouvent ça drôle de voir quelqu'un se faire humilier, et tous ceux qui ne réagissent pas. Ceux qui voient tout et qui ne disent rien. Du coup, souvent, les souffre-douleurs sont seuls dans leur malheur. Parfois, ils se sentent tellement mal qu'ils n'osent plus aller à l'école... Certains se sont même suicidés à cause de ça. Ils ont préféré se donner la mort pour ne plus subir. Pour sortir du harcèlement, il faut parler Alors ce n'est pas facile d'en parler à un adulte, de dénoncer, sauf que si l'on ne dit rien, c'est pire. Si vous êtes harcelés ou si vous connaissez quelqu'un qui souffre de cette situation, il faut en parler à une personne de confiance ou alors téléphoner au 3020 pour avoir des conseils, c'est gratuit.

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Image : C'est quoi le harcèlement à l'école ?

C'est quoi le harcèlement à l'école ?

1 enfant sur 10 en France serait victime de harcèlement dans son établissement scolaire, surtout à la fin du primaire et au collège. Mais c’est quoi, au juste, le harcèlement ? Le harcèlement est un phénomène de violence qui obéit à chaque fois à la même logique : un harceleur fait subir de façon répétée des moqueries, des mots injurieux ou même des coups à une victime, toujours la même, sous les yeux d’autres élèves. Le harcèlement, c'est donc une relation à trois : le harceleur, le harcelé et les spectateurs, ceux qui trouvent cela drôle ou qui n'osent rien dire... En général, la victime est ciblée parce qu'elle paraît différente. L'enfant est attaqué pour son physique, ses résultats scolaires, ses origines. Dans la moitié des cas, le harcèlement se prolonge aussi sur les réseaux sociaux (c'est le cyberharcèlement) . Un enfant harcelé n'est jamais tranquille. S'il va à l'école la peur au ventre, il rentre chez lui dans l'angoisse de ce qu'il pourra lire à son sujet sur Internet. L'élève harcelé est en grande souffrance, on le reconnaît parce qu'il change de comportement : il n'a plus d'amis, ses notes chutent ou il perd l'appétit. Ces signes, les éducateurs et les enseignants apprennent désormais à les repérer, car on sait aujourd'hui que le harcèlement peut avoir de graves conséquences sur la santé des enfants victimes. De plus, l'élève harcelé n'ose bien souvent rien dire aux adultes, parce qu'il a honte et qu'il a peur des représailles. Une grande campagne d'information a été lancée, car la première façon de combattre le harcèlement, c'est déjà d'en parler ! Découvrez aussi des extraits de la série « Et si on s’parlait du harcèlement à l’école ? »

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Image : C'est quoi le harcèlement sexuel ?

C'est quoi le harcèlement sexuel ?

Le harcèlement, ce sont les petites attaques et les remarques répétées qu’une personne fait subir à une autre pour la malmener. En cas de harcèlement sexuel, elles ont pour sujet la sexualité. Des SMS vulgaires, des insultes, des blagues, des sifflements, une menace, des gestes grossiers… Le harcèlement sexuel se cache derrière tous ces propos et ces attitudes. Les hommes peuvent en souffrir, mais ce sont surtout les femmes les victimes. 1 femme sur 5 a déjà subi du harcèlement sexuel à son travail ! Mais que fait-on pour empêcher le harcèlement sexuel ? La loi de 2012 punit de 2 ans de prison et de 30 000 euros d'amende le harceleur. S'il est le chef de la victime ou s'il s'attaque à un enfant de moins de 15 ans, sa punition est de 3 ans de prison et 45 000 euros. Peu de victimes en parlent, la plupart ressentent de la honte et craignent de ne pas être cru. Mais en octobre 2017, des actrices ont dénoncé publiquement Harvey Weinstein, un producteur de cinéma américain qui les avait harcelées. Si l'on veut que disparaisse le harcèlement sexuel, une solution : l'éducation ! Enfants et adultes doivent apprendre à repérer et empêcher les comportements sexistes dès l'école. Si tu en es victime ou témoin, parles-en à un adulte proche de toi. Tu peux aussi téléphoner au 119, le numéro pour les enfants en danger, ou au 3919, le numéro d'écoute des femmes victimes de violence.

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Image : Le harcèlement est-il puni par la loi ?

Le harcèlement est-il puni par la loi ?

Insultes, moqueries, menaces, coups… Harceler quelqu’un, c’est lui faire subir une ou plusieurs de ces violences encore et encore pour le blesser ou obtenir quelque chose. Le harcèlement peut avoir lieu partout : à l’école, au travail, à la maison, dans la rue, sur Internet… Et le harceleur peut être n’importe qui : un enfant, un adulte, un membre de la famille, un inconnu… Dans tous les cas, la loi est claire : la victime a le droit de porter plainte et le harcèlement doit être puni. Mais alors, que risquent les harceleurs ? Ils peuvent être condamnés à 1 an de prison et 15 000 € d’amende. Il existe trois cas qui aggravent la punition : la victime n’a pas pu travailler ou aller à l’école pendant plus de 8 jours. Le deuxième : la victime est un enfant de moins de 15 ans. la victime est très fragile. Elle souffre par exemple d’une maladie ou d’un handicap. La peine peut alors aller jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende. Si le harceleur a moins de 13 ans, il n’ira pas en prison. Mais d’autres punitions sont prévues pour l’éloigner de sa victime et l’empêcher de recommencer. Parce qu’on a peur, il est difficile de dénoncer un harceleur. Pourtant c’est important ! Victime ou témoin, confie-toi à un adulte. Tu peux aussi téléphoner au 119, le numéro pour les enfants en danger. Car il ne faut pas rester seul face au harcèlement !

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Image : #Harcèlement : de l'école aux réseaux sociaux

#Harcèlement : de l'école aux réseaux sociaux

En France, selon l’UNICEF, près de 700 000 élèves sont victimes de harcèlement. Insultes, attaques sur les réseaux sociaux, violences physiques, provocation au suicide… Le harcèlement englobe de nombreuses formes de violence et le cyberharcèlement est un phénomène de plus en plus répandu. En juin 2019, une jeune fille de 11 ans, Evaëlle, a décidé de mettre fin à ses jours à cause de ses camarades de classe. Et elle n’est malheureusement pas un cas isolé. Zoom sur un fléau qui se propage sur les réseaux sociaux. Quand le harcèlement dépasse les murs de l'école Le harcèlement, ce sont des propos ou des comportements agressifs répétés. Insultes, vols, violences, chantage... Il y a autant de formes de harcèlement que de harceleurs. La plupart des enfants sont heureux à l'école. Mais 10 % la considèrent comme un lieu de souffrance. Le harcèlement scolaire dépasse les murs de l'école et se propage sur les réseaux sociaux. Jade, victime de harcèlement, témoigne : « Je rentrais chez moi, je regardais sur ma tablette et je regardais mes messages. Je recevais surtout des insultes, comme quoi j'étais grosse, moche... On me disait qu'il fallait que je me suicide. » Des violences qui poussent au suicide 18 % des collégiens disent avoir reçu des messages haineux via les réseaux sociaux ou leur portable. C'est ce qui est arrivé à Marion Fraisse. La jeune fille de 13 ans s'est suicidée en 2013 à cause d'attaques répétées au collège et sur Facebook. Un drame qui a massivement sensibilisé au harcèlement scolaire sur les réseaux sociaux. Les harceleurs sont particulièrement actifs sur Ask.fm, une plateforme de questions-réponses qui permet d'envoyer des messages de façon anonyme. En 2013, 4 utilisateurs de moins de 15 ans se sont suicidés à cause de messages haineux sur ce réseau social. Comment briser le silence ? Le harcèlement est devenu un tel enjeu que tout le monde se mobilise : politiques, associations, profs, parents, enfants... Un numéro permet aux victimes de s'exprimer : le 3020. Et des plateformes tentent, à leur niveau, de briser le silence des victimes. Par exemple, Twitter oriente vers de l'aide ses usagers lorsqu'ils recherchent des mots clefs inquiétants. Instagram a nommé des ambassadeurs, comme Cyril Schreiner qui comptabilise 1 million de followers, de la lutte contre le harcèlement en ligne. Et TikTok missionne ses influenceurs pour répandre des messages positifs sur le réseau. Découvre des témoignages de victimes et de leurs proches et comment agir en cas de harcèlement avec notre dossier consacré au Harcèlement à l'école.

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Image : Comment lutter contre le harcèlement scolaire ?

Comment lutter contre le harcèlement scolaire ?

Près de 700 000 élèves seraient affectés chaque année par le harcèlement scolaire d'après le ministère de l'Éducation nationale. Un chiffre qui en dit long sur l'ampleur du phénomène. Qu'est-ce que le harcèlement scolaire exactement ? Le harcèlement scolaire se manifeste par des violences verbales ou physiques, répétées, d’un ou plusieurs élèves, envers un autre. Une violence qui produit l'isolement de la victime, pouvant alimenter des tendances dépressives ou suicidaires et provoquer du décrochage scolaire. Ces violences se basent essentiellement sur le rejet de l'autre à cause de son apparence physique, de son genre, d’un handicap ou de son appartenance à un groupe social ou culturel. À l’école, ce phénomène concerne essentiellement les élèves du primaire et du collège. L’association E-enfance estime qu’entre 2 et 3 enfants en sont victimes par classe. Les filles sont davantage touchées que les garçons et ces violences peuvent aussi s’exercer hors du cadre de l’école, via l’anonymat des réseaux sociaux notamment : le cyberharcèlement concernerait 1 élève sur 5 selon le ministère de l’Education Nationale. Le harcèlement scolaire est interdit et puni par la loi. Le code pénal condamne les harceleurs à une amende pouvant aller jusqu’à 45 000 € et 3 ans de prison. Le harcèlement peut aussi être qualifié de « violences volontaires », passibles de 2 ans et demi à 7 ans de prison selon les cas. Et si dans ce dernier cas la victime était mineure au moment des faits, elle peut porter plainte jusqu’à ses 38 ans. Comment expliquer que ces violences continuent d’exister à l’école ? Parce que pour les parents et les enseignants, le harcèlement est un phénomène difficile à diagnostiquer et à distinguer parfois d’une simple dispute. Avec le numérique, les réseaux sociaux rendent la violence invisible aux adultes et la victime préfère souvent garder le silence par honte ou par peur de représailles. Mais pour lutter contre le harcèlement, la loi ne suffit pas : il faut avant tout que les victimes acceptent de parler de leur souffrance. Depuis 2015, le ministère de l’Éducation nationale a créé une journée nationale en novembre pour sensibiliser les enfants, les parents et les enseignants, et inciter les élèves victimes ou témoins à en parler aux adultes. Un numéro vert, le 3020, apporte aussi des solutions juridiques et psychologiques aux familles et aux éducateurs. Enjeu majeur pour la réussite de tous les élèves, la lutte contre le harcèlement est désormais une priorité de l’école. Pour endiguer ce fléau, chacun doit rompre la loi du silence et oser en parler. Pour en savoir plus, découvrez des extraits issus du téléfilm « Marion, 13 ans pour toujours », diffusé sur France 3. Victime d'harcèlement scolaire, Marion s'est donnée la mort en laissant une lettre adressée directement à ses camarades de classe. Ce film est l'enquête et le combat d'une mère pour comprendre la violence vécue par son enfant.

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Image : Cyber-harcèlement : la violence n’a rien de virtuel

Cyber-harcèlement : la violence n’a rien de virtuel

L’histoire : Kamel est à l’hôpital, après avoir été victime d’une campagne de cyber-harcèlement. Coming-out forcé via une vidéo où on le voit avec un garçon, moqueries, insultes… Son amie Fama ne sait pas quoi faire, d’autres lycéens se rendent complices du harcèlement sans réaliser la gravité des faits. Sur le fond : rappeler que cyber-harcèlement et harcèlement tout court vont souvent ensemble. Insister sur l’effet de meute : au-delà de quelques harceleurs actifs, ceux qui relaient une insulte ou une rumeur d’un clic se rendent complices. Romain a lancé la vidéo, Léonard a relayé, Cindy a commenté, Léa a liké, Fama ne savait pas quoi faire… Kamel a fini aux urgences, après avoir avalé des comprimés. Qu'est-ce que le cyber harcèlement ? Au départ il y a Romain. Il a renversé le petit frère de Kamel. Rien de grave, mais Kamel, alias monsieur règlement, a tenu à signaler l’incident à la proviseure. Dès le lendemain, une vidéo anonyme a circulé sur les réseaux. Deux garçons de dos, ils sont visiblement très proches, et on reconnaît bien monsieur K, comme il est écrit en commentaire. La vidéo a circulé, et Kamel a reçu en plus une flopée de messages anonymes ou vengeurs sur les réseaux, sur son mail et même sur son portable. L’insulte qui revient le plus souvent pour Kamel au lycée, c’est tapette. Et ça c’est un signe. Harcelé sur écran, les victimes sont aussi agressées directement. Et puis dans cette histoire, il y a l’anonymat. Romain a fait circuler la vidéo sous pseudo, avec un titre bien racoleur. Très courageux et en partie illusoire, car avec des enquêtes minutieuses, on réussit à lever l’anonymat. Cet anonymat qui fait des réseaux et forums le dernier lieu où l’on insulte, est-ce qu’il faut l’interdire ? C’est sans doute trop difficile et radical, l’anonymat est souvent précieux, par exemple dans un bureau de vote, ou encore dans des pays où la liberté d’expression n’est pas respectée. Sur Internet comme dans la rue, l’équilibre entre liberté et sécurité est toujours en débat. Message à Fama, qui ne savait pas quoi faire pour aider son ami. Désormais les grandes plateformes permettent de signaler les contenus illicites et les profils des harceleurs peuvent être suspendus. Encore faut-il les dénoncer. Pareil pour les SMS numéro masqué, avec une plainte, on peut retrouver le correspondant. Quant à ceux qui ont juste liké ou commenté en se disant qu’une petite leçon ne ferait pas de mal à Kamel, en fait c’est comme un coup de pied en plus qu’on donnerait à quelqu’un déjà à terre. C’est l’effet de meute. Désormais, même si on a publié que quelques messages, dans le cadre d’un harcèlement, on est sous le coup de la loi. Car les insultes, les appels à la haine, même sur un écran d’ordinateur ou de téléphone, c’est de la violence, comme une claque, comme un crachat. Alors comment s’en protéger ? En parlant, à ses amis, sa famille, aux associations qui existent pour écouter, et en faisant attention à ce qu’on poste sur le net.

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Image : C'est quoi le cyberharcèlement ?

C'est quoi le cyberharcèlement ?

Tu connais sûrement le harcèlement : un élève se retrouve pris pour cible de façon répétée par d'autres élèves. Humiliations, mise à l'écart... on pense qu'1 élève sur 10 est victime de harcèlement à l'école ou sur les réseaux sociaux... Mais alors, le harcèlement, c'est aussi sur Internet ? Oui ! On l'appelle le cyberharcèlement quand les moqueries se poursuivent sur les téléphones par SMS, ou sur Internet. Des insultes, des commentaires malveillants postés sur un profil, des photos ou des vidéos prises à l'insu d'un élève. Souvent les harceleurs se focalisent sur un détail physique, une différence, une originalité... Il arrive que ce soit un ou une ancienne amie qui partage des infos secrètes ou personnelles... Or, sur Internet les infos circulent à vitesse grand V sans que personne ne puisse rien contrôler. Le harceleur, souvent caché derrière un pseudo, peut être lui-même surpris de l'impact de son acte ! Mais ce qui est sûr, c'est que le cyberharcèlement fait des dégâts : la victime souffre, et souvent en silence... Le harcèlement : c'est l'affaire de tous! N'oublie pas ! Le harcèlement, c'est une relation à trois : la victime, le harceleur et tous les témoins qui n'ont rien dit... Alors, attention, avant de commenter ou de partager sur internet ! Il faut bien réfléchir à ce que peuvent ressentir les victimes et se souvenir que publier des messages injurieux est puni par la loi.

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Image : Cyberharcèlement

Cyberharcèlement

Comment se protéger du cyberharcèlement ? - Je suis Emilie Tran Nguyen, je présente le "12/13" sur France 3. - Et je suis Julien Ménielle, de la chaîne Youtube “Dans ton corps”. - Vous savez tous, je pense, ce qu’est le harcèlement. Mais depuis le développement d’internet, une nouvelle forme est apparue : le cyberharcèlement. - Alors non, c’est pas parce qu’il y a cyber dans le mot que ça le rend cool. Le cyberharcèlement, ça peut être la diffusion de photos ou de vidéos gênantes, qu’elles soient authentiques ou photoshopées. - La création d’un groupe ou d’une page sur un réseau social avec pour objectif de se moquer d’une personne. - Le piratage de comptes et l’usurpation d’identité numérique, c’est-à-dire qu’on se fait passer pour quelqu’un et qu’on en profite pour lui faire dire n’importe quoi évidemment. - Et cette forme de harcèlement concerne plus d’un enfant et d’un adolescent sur dix. Au menu vous avez des photos volées ou screenées. - Et oui, vous savez, ces photos un peu gênantes qu’on envoie en se disant que dans dix secondes elles auront disparu… Sauf si quelqu’un en fait une capture d’écran et la diffuse. - Des messages humiliants sur Snapchat par exemple, comme : “Allez l’insulter celle-là, elle fait des nudes”, "Partagez, faites tourner ce snap, vous verrez bien des p***“. “Envoyez, envoyez, ça va afficher sale.” - La grande classe. - Ou encore des insinuations, selon lesquelles certaines jeunes filles auraient participé à des films pornographiques. - Faux, bien évidemment. - Ou bien cette rumeur dont tout le monde parle actuellement et qui affirme que Julien Ménielle boirait sa propre urine. - Je pense que vous l’aurez compris, pour les victimes de cyberharcèlement, la situation est un peu compliquée. - Oui et dans certains cas les conséquences peuvent être extrêmement graves. - En 2013, une jeune italienne de 14 ans, qui vient de se faire larguer par son copain, publie ses messages de rupture. Plusieurs commentaires lui suggèrent d’aller mourir. Elle se suicide quelques jours plus tard. Et c’est un exemple parmi des centaines, et il n’y a pas que les filles qui sont concernées. La question, c’est pourquoi le cyberharcèlement se développe-t-il autant ? - Eh bien déjà parce que c’est beaucoup plus simple d’insulter, de menacer, de faire du chantage quand on est anonyme, caché par un pseudo derrière son écran, on se sent quasiment intouchable. - Et puis il y a un effet de groupe : comme les harceleurs sont souvent réunis sur une page, ou sur une discussion de groupe, ils se sentent d’autant plus forts, ils se disent que rien ne peut les arrêter. - Alors sachez que ce n’est pas du tout le cas. Le cyberharcèlement tombe sous le coup de la loi. Par exemple, voler l’identité d’un compte en diffusant des insultes est passible d’une lourde amende et d’une peine d’emprisonnement. - Bon, mais avant d’en arriver aux recours judiciaires, le mieux c’est quand même que vous sachiez comment vous protéger de ces cyberviolences. - Alors premier conseil : 1. Choisissez des mots de passe complexes pour vos comptes Facebook, Insta, Whatsapp et ne les donnez à personne. - 2. Mettez votre compte en privé pour éviter que tout le monde puisse y avoir accès. - 3. Sur Snapchat ou sur Instagram, il y a des formulaires qui permettent de signaler un problème au sujet d’une story, d’un snap ou un piratage de compte. Il y a même un formulaire spécial pour les situations de harcèlement. - 4. En règle générale, sur les réseaux sociaux, évitez de donner trop d’informations personnelles : adresse, numéro de téléphone, religion, situation amoureuse. Ce sont autant des données que des harceleurs potentiels pourraient utiliser contre vous. - Et attention on dit tout ça comme si c’était normal de se faire harceler. Ce n’est PAS normal : aucune personne ne peut et ne doit subir ce type d’humiliations. Si ça vous arrive, il faut que vous en parliez autour de vous le plus vite possible, à des amis proches, à vos parents évidemment, à des adultes du collège ou du lycée comme l’assistante sociale, le CPE, des profs en qui vous avez confiance, bref ne restez pas seuls. - Merci en tout cas de nous avoir suivis, n’hésitez pas à aller regarder les autres vidéos de cette chaîne. - On est conscients que cet épisode n'était pas très marrant, on espère au moins que ça vous aura servi à quelque chose. On va terminer par un petit message qui nous semble très important. Allez ciao ! En résumé Si tu ne te sens pas à l’aise pour en parler à quelqu’un de ton école ou de ta famille, appelle le : N°VERT « NON AU HARCÈLEMENT » : 3020 Si le harcèlement a lieu sur internet : N°VERT « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000

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Image : Le numérique : une menace pour les journalistes ?

Le numérique : une menace pour les journalistes ?

Internet et les nouvelles technologies ont révolutionné la pratique journalistique. En effet, sans eux, impossible pour Edward Snowden de faire ses révélations. En 2013, ce lanceur d’alerte américain dénonce la surveillance généralisée mise en place par la NSA, l’agence de sécurité américaine. Grâce au cryptage qui facilite et sécurise les échanges d’informations, il parvient à prendre contact avec des journalistes qui feront éclater l’affaire. Cette technologie de pointe est donc un moyen efficace pour contourner la surveillance et la censure des États. LE REVERS DE LA MEDAILLE Portable transformé en mouchard, emails piratés… Les nouvelles technologies sont aussi très pratiques pour surveiller les journalistes. Des outils de surveillance ont par exemple été vendus à la Libye de Kadhafi, à l’Égypte de Sissi, ou encore à des pays comme le Bahreïn. Pays où la liberté de la presse est muselée. En Iran, une cyberpolice garde en permanence un œil sur les activités en ligne. Ces trois dernières années, plus d’une centaine d’internautes ont été arbitrairement arrêtés. Certains d’entre eux ont été lourdement condamnés pour leurs activités sur internet. Et à la surveillance s’ajoute la censure. En Égypte, 500 sites d’information ou d’ONG sont bloqués par l’État. Dans certains pays d'Afrique, couper Internet et bloquer les échanges de sms est devenu monnaie courante. Et quand la surveillance et la censure ne suffisent pas, ces États passent à l’attaque. Ils ont pour cela une tactique très efficace : une « armée de trolls ». En clair, ce sont des internautes rémunérés pour cyber-harceler les journalistes. Ravish Kumar, un journaliste indien opposé au gouvernement a subi ces attaques. Harcelé par une armée de trolls liéé au pouvoir, il reçoit fréquemment des menaces de mort. Il n’est pas le seul. En Occident, des lois tentent d’encadrer ces campagnes de harcèlement. Problème : elles servent d’excuses aux États totalitaires pour justifier la censure. La Chine ou la Russie par exemple, dénoncent fréquemment les propos de journalistes qu’ils estiment haineux ou faux. DE NOUVELLES COOPERATIONS Evidemment, tout n’est pas sombre au royaume d’Internet et des nouvelles technologies. Grâce à elles, les journalistes des rédactions du monde entier peuvent coopérer. Le Consortium international des journalistes d’investigation permet de sortir des enquêtes jusqu’alors difficiles à mener. Comme sur les activités offshore de multinationales ou les risques liés aux implants médicaux par exemple. Le projet Forbidden Stories permet aussi aux journalistes de protéger leurs données sensibles et de laisser des instructions pour que d’autres continuent leur enquête, en cas d’arrestation, d’enlèvement ou d’assassinat. En 2018, 80 journalistes ont été tués, 348 sont actuellement en détention et 60 sont otages.

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Image : Violences faites aux femmes, un fléau mondial

Violences faites aux femmes, un fléau mondial

En France, tous les 3 jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Actuellement dans le monde, au moins 200 millions de femmes et de filles sont excisées. 903 femmes sont violées chaque jour sur la planète, et ce chiffre ne concerne que les viols déclarés. En France, 90% des franciliennes déclarent avoir déjà été victime de harcèlement sexuel dans les transports en commun, causé notamment par « les frotteurs ». Quelles sont les violences faites aux femmes ? Les violences faites aux femmes sont multiples : elles peuvent être physiques, sexuelles, verbales, psychologiques ou économiques. Parmi les violences physiques et sexuelles, il y a les violences conjugales. La moitié des morts violentes de femmes dans le monde sont causées par un conjoint ou un membre de la famille, lors d’un « crime d’honneur ». Dans certains pays comme le Pakistan, malgré une loi plus de 1000 femmes auraient été tuées parce qu’elles auraient « déshonoré » leur famille. En France, 225 000 femmes par an sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint. L’exploitation sexuelle est une autre forme de violence que subissent les femmes. Dans le monde, 4.5 millions de personnes sont victimes de trafic d’êtres humains, dont la prostitution fait partie. Et 98% d’entre elles sont des filles et des femmes. Les mariages forcés, qui touchent 700 millions de femmes dans le monde, sont une autre facette de ces violences. Sur ces 700 millions de femmes qui ont été mariées avant leur majorité, 250 millions l’ont été avant 15 ans. Et n’oublions pas les violences psychologiques que subissent les femmes : harcèlement sexuel, plafond de verre empêchant les femmes ayant des enfants à accéder à des postes à responsabilités, pressions pour empêcher les filles d’accéder à l’éducation et à l’école… où que l’on soit dans le monde, les droits des femmes et l’égalité entre les hommes et les femmes sont bafoués. Alors, quelles sont les mesures pour éradiquer ces violences ? A l’échelle mondiale, l’ONU notamment s’engage auprès des femmes et condamne régulièrement les violences. Des femmes également se lèvent et luttent pour leurs droits. La jeune Malala, prix Nobel de la paix 2014, lutte par exemple pour la scolarisation des filles dans le monde. En Europe, la Convention d’Istanbul est un texte qui vise à prévenir et à lutter contre la violence à l’égard des femmes. S’il a été signé par 45 états membres du Conseil de l’Europe, à ce jour, seul 30 pays l’ont ratifié. En France, la secrétaire d'État en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, travaille à une de loi contre les violences sexistes et sexuelles. On y trouve par exemple la création d’une contravention contre le harcèlement de rue. On le voit, le combat contre les violences faites aux femmes est loin d’être gagné. La pauvreté et la guerre sont notamment des facteurs de détérioration des droits des femmes. Mais, comme le dit Malala « quand le monde entier est silencieux, il suffit d’une voix pour faire la différence ».

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Image : Le cyberharcèlement

Le cyberharcèlement

Qu’est-ce que le cyberharcèlement et comment y faire face ? Quand Noah découvre les messages que reçoit sa sœur, il comprend mieux pourquoi elle est triste. Il décide de l’aider ! Le cyberharcèlement, c’est quand une personne ou un groupe insulte quelqu’un de façon répétée. Aujourd’hui, avec les courriers électroniques, les textos et les réseaux sociaux, on peut être harcelé 24 heures sur 24. Et même quand on se croit en sécurité chez soi. C’est partout et ça ne s’arrête jamais. C’est violent et destructeur. Mais il y a des solutions. On demande d’abord à son cyberharceleur d’arrêter. On conserve tous ses messages comme preuves pour obtenir qu’il soit puni par la loi. On éteint son téléphone et on se coupe d’Internet. On demande tout de suite de l’aide à ses parents, aux adultes en qui on a confiance et aux responsables qui peuvent agir à l’école. C’est eux qui vont régler le problème. Si on est témoin de cyberharcèlement, on alerte les adultes et on soutient la victime pour qu’elle ne se sente pas seule. Découvrez aussi avec les héros de #DansLaToile ce qu'est le bouton « J’aime » ou encore le rôle du contrôle parental.

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Les trolls sur Internet

Dans ce nouvel épisode de « La Collab' de l'info », Adrien Rohard, journaliste et présentateur de Vrai ou Fake sur France Info, et Léopold, dit Le Pérave, youtubeur, parlent des trolls. Qu'est-ce qu'un troll ? Le mot « troll » vient du très vieux verbe anglais « to troll ». Il s'agit d'une technique de pêche qui consiste à laisser traîner des leurres ou des appâts pour piéger les poissons les moins méfiants. En argot internet, un troll est celui qui débarque dans une discussion et essaye d’attirer les internautes les plus crédules. Son objectif principal est de provoquer, faire réagir les gens, leur faire croire qu’il est sérieux alors qu’il enchaîne les absurdités. Cette conversation datant de 2012 parle du robot Curiosity qui s'était posé sur Mars. La Nasa avait publié la photo d’une éclipse prise par ce fameux robot : Ken M : « Le robot ferait mieux d’arrêter de regarder le paysage et de commencer plutôt son boulot. » Internaute : « Euh… Regarder le paysage, c'est son boulot, en fait. » Ken M : « Oui, eh bien, il pourrait faire ça sur son temps libre. Chaque minute là-bas coûte des millions de dollars, payés par MES impôts. » Internaute : « T’es un idiot. Tout l’intérêt de ces missions sur Mars, c’est justement de regarder le paysage ! » Ken M : « Super ! Bravo ! Ça doit être super sympa d’être payé à faire le touriste pendant que, nous, on se crève à bosser sur Terre ! » Cette conversation n'a aucun sens, si ce n'est d'insupporter les gens, et c'est précisément le but de Ken M et de tous les trolls. Et ça marche, comme le montrent les pouces rouges, les insultes, les mots en majuscules comme si la personne hurlait... Ce type d’humour s’est beaucoup développé avec le Web, d'autant plus que l'anonymat est préservé derrière le clavier. Le troll aime propager des fake news sur le Net Parfois, les trolls peuvent agir aussi en groupe et s’attaquer à des sujets plus sensibles, comme la religion, la politique... Par exemple, en 2017, le journaliste Johan Slattavik poste une photo sur la page Facebook d’un groupe norvégien nationaliste, assez peu ouvert sur les questions de l’immigration. Les membres ont cru qu’il s’agissait de burqas, alors que c'étaient des sièges de bus vides... Dans d'autres cas, c'est un peu moins marrant, notamment lorsque le troll inonde la toile de fake news. Par exemple, il semblerait que des trolls russes aient pesé fortement sur l'élection de Donald Trump aux États-Unis en se moquant en masse des supporters d’Hillary Clinton par tous les moyens possibles sur les réseaux sociaux et en diffusant de fausses infos pour perturber l'élection. Comment reconnaître un troll et le gérer ? Pour repérer un troll, c’est assez facile : il est toujours sûr de lui et d'une mauvaise foi absolue. Même si ses arguments n’ont pas beaucoup de sens, ils sont toujours dits avec énormément de conviction pour, justement, susciter des réactions. Si on entre dans la discussion, qu'on s'énerve, qu'on insulte, le troll a gagné, on s'est fait « trollé ». Face à un troll, il faut prendre du recul, ne pas répondre à chaud. Ce que le troll redoute le plus ? L'indifférence, l'absence de réponse, le désintérêt total. Il est même possible de bloquer son compte, puisque ça ne sert à rien de discuter avec quelqu’un qui n’est pas là pour discuter. Attention, ces recommandations ne sont pas valables en cas de cyber-harcèlement. Si le troll humilie ou rabaisse, c'est dangereux, illégal et il faut réagir tout de suite. Et souvenez-vous : ne nourrissez pas le troll, ou comme on dit en excellent anglais : « Do not feed the troll. » En bref Un troll cherche à susciter des réactions par tous les moyens. Son but peut simplement être de s’amuser mais il peut aussi vouloir semer le chaos en propageant des fake news. La meilleure solution pour le contrer est de l’ignorer, mais si on s'attaque à vous personnellement, ce n'est plus du troll, c'est du harcèlement. Dans cette situation vous pouvez vous rendre sur le site Non au harcèlement pour trouver des solutions. Les journalistes sont souvent la cible d'armées de trolls qui leur lancent des attaques synchronisées et violentes. Pour en savoir plus, consultez l'épisode de « Decod'Actu » consacré à ce sujet : Le numérique, une menace pour les journalistes ? N’hésitez pas à aller voir les autres épisodes de La Collab' de l’info !

Numérique
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#Balance ton sexisme

Affaire Weinstein, harcèlement au travail, inégalités salariales…, c’est un fait, la parole autour de ces discriminations se libère. En fait, tous ces délits n’existent qu’au travers d’une notion : le sexisme. Le sexisme, qu’est-ce que c’est ? C’est une attitude ou une idéologie discriminatoire basée sur le sexe. Le terme est apparu dans les années 1960 lors de la deuxième vague féministe. Bien souvent, le sexisme est la conséquence de l'intégration des stéréotypes de genre. Par exemple, les femmes dégageraient une attirance naturelle, seraient plus sensibles, plus douces et délicates que les hommes, quand ces messieurs seraient plus rationnels, plus courageux, plus forts et impulsifs. Illustration concrète ? Certaines publicités dans lesquelles, pour vendre un parfum ou un yaourt, sont mises en scène des femmes dénudées aux postures lascives, ou encore des hommes à l’attitude virile et dominatrice, enfermant chacun des sexes dans un rôle imposé, et bien ancré dans l’imaginaire collectif. Mais le sexisme ne s’arrête malheureusement pas aux publicités. Celles-ci ne sont que le miroir d’injustices plus profondes. Car oui, le sexisme amène avec lui son lot de clichés et d’inégalités. Selon un sondage réalisé par l'association IMS-Entreprendre pour la Cité auprès de 1 200 managers de neuf entreprises, les femmes auraient, paraît-il, naturellement plus d'empathie et les hommes plus de charisme. Ceci expliquerait que les hommes soient bien souvent des « leaders », des chefs d’équipe, et que les femmes se retrouvent cantonnées au rôle d'assistantes. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2015, dans les entreprises qui comptaient plus de 1 000 salariés, la part de femmes dirigeantes n’était que de 7,5 %, contre 92,5 % d’hommes. Pourtant, les filles réussissent globalement mieux que les garçons à l’école et sont plus diplômées. En politique non plus les femmes ne sont pas épargnées : seulement 16 % des maires sont des femmes, et 38,8 % d’entres elles ont été élues à l’Assemblée Nationale. Parfois, le sexisme a d’autres conséquences. Physiques cette fois. Depuis le scandale de l’affaire Weinstein, les victimes d’agressions sexuelles ont libéré leur parole, la toile et les médias reprenant le flambeau en s’embrasant. Des représentations terriblement ancrées dans la tête de certains hommes les mènent à considérer les femmes comme l’objet de désirs, de convoitises. Confortés par leur supériorité hiérarchique, certains n’hésitent pas à solliciter leur collaboratrice de manière abusive, au travers de paroles ou de gestes, dans le but d’obtenir une faveur sexuelle. Cela s’appelle du harcèlement sexuel. Le sexisme, terreau de nos sociétés patriarcales, n’est en fait rien d’autre qu’un monstre à plusieurs têtes. Coupez-en une, une autre repoussera ailleurs. Loin d’être terminée, la meilleure arme de cette bataille contre le sexisme reste l’éducation, et ce, dès le plus jeune âge.

Citoyenneté
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Partage privé ou public sur internet : une frontière floue

L’histoire : retour sur le coming-out forcé de Kamel : la video qui l’a “trahi”, c’est un proche qui l’avait posté sur les réseaux, en pensant la réserver à un groupe restreint de proches. Les réglages n’étaient pas bons… Concept : gare à ce qu’on poste sur Internet, bien sûr mais pas seulement. Les nouvelles technologies ont modifié notre notion de l’intimité. Comment trouver l’équilibre entre ce qu’on montre et cache quand presque tout est filmé et posté sur les réseaux. Comment trouver l’équilibre dans ce mélange de transparence et anonymat… Vous vous souvenez de cette vidéo de Kamel avec un garçon ? Elle a provoqué un épisode de harcèlement contre lui et aussi, son coming-out forcé. C’est très violent. Mais le plus étrange, le voici : la vidéo, c’est Kamel lui-même qui l’avait posté. Postée pour un cercle restreint de proches. Ses amis du réseau pensait-il. Morale de l’histoire, petit 1, bien sûr il faut faire attention à ce que l’on poste. Petit 2 : notre notion de l’intimité a complètement changé. Qu’est-ce qui relève de la vie privée et de la vie publique aujourd’hui sur les réseaux sociaux ? La frontière est floue… Nous avons tous besoin de partager avec des proches des choses qui nous sont intimes : une photo, un moment de joie ou de tristesse, extérioriser notre intimité. C’est ainsi que Kamel voulait annoncer qu’il préférait les garçons. Les nouvelles technologies permettent de faire cela très facilement, et en soi cela n’a rien de choquant. Quelle différence entre, par exemple, cette confidence que Kamel ferait directement à ses amis lors d’un dîner et la même confidence pour ses copains en ligne ? Quelques-unes tout de même. Ce qu’on met sur les réseaux, est-ce public ou privé ? C’est ambigu. Si les paramètres sont sur privé, tout va bien, mais par défaut les messages sont souvent publics. Ensuite la différence entre le dîner et le post, c’est que si personne n’enregistre ou ne prend une photo, le dîner ne laisse aucune trace. Le poste, lui, sera difficile à retirer… Les parents de Fama qui mettent pleins de photos de sa petite sœur avec son appareil dentaire sur internet devraient y penser. Aura-t-elle envie qu’on lui montre ça dans quelques années ? Pas sûr. Mais aujourd’hui il y a de fortes probabilités que, lors du dîner, des vidéos soient prises et qu’on les retrouve vite sur le web. Notre notion de l’intimité a complètement changé pour une autre raison. Presque tout est filmé, enregistré voire diffusé. Songez au nombre de caméras qu’il y a dans les lieux publics ou aux technologies de reconnaissance faciale déjà utilisées en matière de sécurité, demain plus largement par les publicitaires… Alors sans tomber dans la parano, chacun, qu’il poste ou qu’il regarde, doit prendre conscience des enjeux de la vie privée. Même si vous n’écrivez ou ne montrez rien d’illégal, ce qui traîne sur internet et les réseaux peut vous être reproché par un employeur, par exemple. Ou utilisé contre vous dans la vie intime, parlez-en à Kamel.

Numérique
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Le suicide 2ème cause de mortalité chez les jeunes

Chaque année en France, 220 000 tentatives de suicide sont prises en charge par les urgences. Si le nombre de suicides baisse depuis une vingtaine d’années, près de 10 000 décès sont recensés par an, soit environ 25 personnes qui se tuent chaque jour. Parmi les victimes, les 3/4 sont des hommes, car les méthodes utilisées sont souvent plus radicales. D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, le suicide représente la deuxième cause de mortalité chez les 15-29 ans, devant les accidents de la route. Mais comment expliquer et lutter contre ce phénomène ? Plusieurs facteurs individuels peuvent mener au suicide : la solitude, la dépression, la maladie ou la dépendance à l’alcool ou aux drogues. Des facteurs sociaux comme le stress, le harcèlement scolaire, la pauvreté, des situations familiales violentes ou complexes, peuvent aussi mener les jeunes au suicide. Une récente étude américaine avance également qu’un usage abusif des réseaux sociaux pourrait influencer les conduites dépressives et suicidaires des jeunes. D’après les statistiques, avoir déjà connu un suicide dans sa famille augmente le risque de passer à l’acte. Par ailleurs, les personnes homosexuelles, bisexuelles ou transgenres, souvent victimes de rejet et de discriminations, auraient entre 2 et 7 fois plus de risques de se suicider. Afin de lutter contre ce fléau, l’OMS a appelé en 2014 les Etats à mettre en place des mesures qui permettraient de réduire de 10% le taux de suicide chez les jeunes. L’Organsisation propose par exemple de réduire l’accès aux moyens de se suicider en interdisant l’accès aux armes à feu ainsi qu’à certains médicaments, et appelle à une couverture responsable du suicide par les médias, en évitant par exemple de décrire les méthodes employées par les victimes. Elle incite également à une meilleure prise en charge des troubles mentaux et de la consommation de drogues et d’alcool. Des préconisations malheureusement peu suivies d’effets en France, comme le dénoncent certaines associations. Dans l’hexagone, plusieurs associations comme Phare Enfants-Parents ou Fil Santé Jeunes, effectuent de la prévention et de l’écoute téléphonique et en ligne. Car pour les médecins et les spécialistes, parler du suicide reste la première étape pour lutter contre le phénomène. Exprimer son mal-être permet ainsi d’être accompagné par des professionnels et sortir de la phase suicidaire. Lieux d’accueil et de prévention, Les Maisons Des Adolescents offrent aux jeunes en difficulté un espace physique d’écoute et d’accompagnement par des médecins. En 2013, le gouvernement a créé un Observatoire National du Suicide chargé d’étudier et de combattre le phénomène. Mais il n’existe pas à l’heure actuelle de prévention spécifique dans les écoles, et trop peu de psychologues sont disponibles dans les établissements scolaires. Un manque de moyens dénoncé par des associations comme Phare Enfants-Parents. Afin d’éviter la récidive, un meilleur accompagnement médical des personnes hospitalisées après une tentative, ainsi que de leur entourage, permettrait de réduire le nombre de décès. Mais aujourd’hui, le suicide reste encore un sujet tabou en France. S’il est impossible d’empêcher un individu déterminé de passer à l’acte, la lutte contre le suicide passe aussi par nos comportements au quotidien : l’écoute de son entourage, la lutte contre l’exclusion et la solitude, ont un grand rôle à jouer pour endiguer ce fléau qui touche les jeunes et toute la société.

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