Connectez-vous à Affiligue
Lumni propose un catalogue de contenus éducatifs à destination des éducateurs et médiateurs, salariés ou bénévoles des structures du réseau de la Ligue de l'Enseignement.
Logo Lumni

Oups, veuillez renseigner une adresse email valide

France Télévisions et l’INA traitent votre adresse e-mail afin de vous adresser respectivement les newsletters Lumni et Lumni Médiateurs FTV, la newsletter Lumni Enseignants INA. Pour exercer vos droits sur vos données personnelles, cliquez sur le lien de désabonnement intégré dans les newsletters ou contactez FTV ou l’INA. Pour en savoir plus, voir les politiques de confidentialité de FTV et de l’INA.

filtrer par type

Icône all

Tous(10)

Icône serie

Séries(0)

Icône dossier

Dossiers(2)

Icône video

Videos(8)

Icône article

Articles(0)

Icône jeux

Jeux(0)

Image : Comment les pays peuvent-ils agir pour le climat ?

Comment les pays peuvent-ils agir pour le climat ?

Depuis plusieurs années, les scientifiques constatent que la Terre se réchauffe. Ce réchauffement a plusieurs causes et il est accéléré par l’activité humaine. Si la température augmentait encore de 2 degrés à l’échelle mondiale, ce serait catastrophique pour tous les êtres vivants. Il faut donc que tous les pays agissent ensemble pour l’éviter. Mais comment peuvent-ils tous se mettre d’accord ? Depuis 1995, presque tous les pays du monde envoient chaque année des représentants à une grande conférence. C’est la « Conférence des parties », aussi appelée COP, où les États se mettent d’accord pour agir contre le réchauffement climatique. Cette année, la vingt-quatrième Conférence des Parties, ou COP24, se tiendra début décembre en Pologne. Les pays présents vont expliquer comment ils comptent respecter les engagements pris lors des précédentes COP. Pour certains, c’est l’occasion de montrer au monde qu’ils peuvent devenir un exemple à imiter. Ainsi, l’Inde, un des pays les plus peuplés, veut dépasser les objectifs fixés par les précédents accords. À l’opposé, les États-Unis ont annoncé qu’ils souhaitaient se retirer des accords sur le climat. Et la France ? Elle a pollué plus que prévu et peine à tenir ses engagements. Malgré toutes ces difficultés, chaque nouvelle COP permet de faire le bilan et de corriger son comportement pour mieux tenir les objectifs.

Environnement
icon chapitreImage : 1 jour 1 question - L'eau en danger !

Dossier

1 jour 1 question - L'eau en danger !

Pourquoi n’y-a-t-il pas assez d’eau potable dans le monde ? C’est quoi une marée noire ? C’est quoi le « 8ème continent »? Ce dossier spécial 1 jour 1 question t’aide à comprendre que l’eau, élément indispensable à la vie, est en danger. A nous de la protéger ! Difficile pour toi d’imaginer que près de 2 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable à leur domicile quand elle sort si facilement de ton robinet ! Tu l’utilises quotidiennement : pour boire, te laver les mains, te doucher, tirer la chasse d’eau… Pour toi, c’est un geste simple. Pourtant, dans les pays pauvres, il faut parfois parcourir jusqu’à 10 km pour trouver de l’eau. Difficile pour toi de comprendre que l’eau est un bien rare et précieux qu’il ne faut pas gaspiller quand tu sais pourtant qu’on appelle la Terre, la Planète bleue, car l’eau recouvre plus de 70% du globe. Mais alors, pourquoi l’eau est-elle en danger ? Si l’eau recouvre une grande quantité de la Terre, 97% est salée et se situe dans l’océan. L’eau douce, elle, représente moins de 3%. La pollution, le gaspillage, le changement climatique la rendent rare et donc précieuse. Sais-tu par exemple, que tu pourrais survivre trois semaines sans manger, mais que tu ne pourrais pas passer plus de trois jours sans boire ? L'océan lui aussi est indispensable à notre vie, car en plus d’être une importante source de nourriture, il produit la plupart de l’oxygène que nous respirons. Pourtant, sais-tu que 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans l’océan chaque année ? C’est l’équivalent d’un camion d’ordures plastiques déversées chaque minute ! D’ici 2050, il y aurait plus de plastique que de poissons dans la mer. Agir pour la planète, ça commence par toi. Tes bons gestes au quotidien, ce sont des petites gouttes d’eau mais qui feront un jour, un océan. Alors commence dès maintenant !

Environnement
Image : 2007 : Al Gore, prix Nobel pour avoir alerté l’opinion sur le changement climatique

2007 : Al Gore, prix Nobel pour avoir alerté l’opinion sur le changement climatique

Ancien vice-président des Etats-Unis, Al Gore obtient, avec le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), le prix Nobel de la paix en 2007 pour son engagement dans la lutte contre le changement climatique. Dès 2000, Al Gore tire la sonnette d'alarme sur le réchauffement de la planète avec un livre et un documentaire Une vérité qui dérange. Dans cette archive du 12/13 de France 3 de 2009, il insiste sur l'urgence à agir contre le changement climatique et à prendre davantage de décisions politiques à l'échelle de la planète. Il souligne également que la crise s'aggrave chaque jour, avec 90 millions de tonnes de pollution rejetées dans l'atmosphère.

Citoyenneté
Image : C'est qui Greta Thunberg ?

C'est qui Greta Thunberg ?

Greta Thunberg est une lycéenne suédoise qui se mobilise pour le futur de la planète. En août 2018, elle s’est fait connaître en inventant la grève de l’école pour le climat. Au lieu d’aller à l’école pour étudier, elle a décidé de manifester devant le Parlement de son pays. Greta reproche aux adultes de ne pas tout faire pour empêcher l’aggravation du réchauffement de la planète. À 15 ans, elle a délivré ce message aux représentants politiques réunis à la conférence internationale pour le climat en Pologne, en décembre 2018. Elle a aussi pris la parole devant les patrons et les décideurs du monde entier à Davos en janvier 2019. Avec calme et détermination, Greta leur demande de se dépêcher d’agir pour le climat pour que les jeunes aient un avenir. La grève de l’école pour le climat touche-t-elle d’autres écoliers ? Greta est retournée au lycée tout en continuant la grève, un jour par semaine, le vendredi. L’action de Greta a inspiré de très nombreux élèves partout dans le monde, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Australie et en France. Tous les vendredis, des lycéens et des étudiants ne vont pas en cours. Ils se rassemblent et marchent ensemble pour le climat. Greta Thunberg a lancé un appel à une grève mondiale pour le futur, le 15 mars 2019. Les élèves du monde entier se mobilisent pour leur avenir. Espérons qu’ils soient entendus !

EnvironnementCitoyenneté
Image : #Climat : où en est la grève de l’école ?

#Climat : où en est la grève de l’école ?

Des milliers d'élèves s'apprêtent à descendre dans la rue pour participer à la grève de l'école pour le climat. Lancé en août 2018 par Greta Thunberg, ce mouvement connaît une forte mobilisation à travers la planète. Zoom, pour tout capter, nous en dit plus ! Grève pour le climat : les jeunes vont-ils arriver à faire bouger les choses ? Le 15 mars 2019, 1 million de jeunes défilent dans le monde pour le climat. En France, ils sont 168 000 élèves à avoir séché les cours pour descendre dans la rue. Tous ont répondu à l'appel de Greta Thunberg. C'est la première à avoir eu l'idée de faire la grève de l'école en 2018 pour demander aux dirigeants de son pays, la Suède, d'agir pour préserver la planète. Depuis, des ados du monde entier suivent le mouvement, comme les Français de Youth for Climate. Ce qu'ils demandent : limiter le réchauffement climatique à 1,5° C ; prendre en compte les rapports scientifiques ; protéger toutes les espèces vivantes. Au début, ils séchaient tous les vendredis. Aujourd'hui, c'est plutôt les jours de grands rassemblements. Plus facile pour s'organiser et éviter trop d'absences. Léna Lazare, de Youth for Climate, explique : « Ça a permis quand même à plein de jeunes qui n'étaient pas forcément militants ni politisés de se retrouver tous au même endroit et de se dire : comment est-ce qu'on peut avoir un impact dans la lutte pour une société écologique ? » Ils se sont aussi lancés dans d'autres actions, comme manifester lors du Salon de l'agriculture cette année ou devant l'ambassade du Brésil à Paris au mois d'août, contre les feux de forêts en Amazonie. Mais, pour le moment, pour eux les choses n'ont pas bougé. « Au bout de deux semaines de grève, on était invités chez Emmanuel Macron mais on savait pertinemment qu'il ne nous écouterait pas et qu'il ne ferait rien », précise Léna Lazare. Malgré ça, les ados de Youth for Climate ne lâchent rien. Ils espèrent être nombreux à manifester vendredi lors de la grève mondiale pour le climat. A New York, les écoles ne sanctionneront pas les absents qui participeront à la manif. Pas sûr que tous les professeurs français fassent pareil.

EnvironnementCitoyenneté
Image : La COP 23 en chiffres

La COP 23 en chiffres

La 23e conférence climatique de l'ONU, qui s'est tenue à Bonn en 2017, a permis de faire la lumière sur des chiffres révélateurs de l'urgence à agir pour contenir le réchauffement de la planète. Les chiffres alarmants de la COP 23 Changement climatique • 53,7°C à Ahvaz en Iran, c'est la température la plus haute jamais mesurée sur Terre • la production du travail entre 2000 et 2016 a baissé à cause de la chaleur de -5,3 % • + 46 % de catastrophes climatiques entre 2000 et 2016 • + 12 mm, c'est la moyenne annuelle de l'augmentation du niveau de la mer dans l'ouest du Pacifique Transition énergétique : 2 000 gigawatts produits par les énergies renouvelables en 2016 Pollution de l'air • la Chine est le premier pollueur mondial avec 10,33 milliards de tonnes de CO2 rejetées dans l'atmophère en 2016 • 6,5 millions de décès prématurés dans le monde en 2015 Réchauffement climatique : • si les Etats ne font pas davantage d'efforts, la température augmentera de 3°C d'ici 2010 • 100 millions de personnes supplémentaires risquent de passer sous le seuil de pauvreté d'ici 2030 Energie : 163 milliards de dollars, c'est le montant de l'investissement des Emirats Arabes Unis pour réduire leur dépendance aux énergies fossiles Catastrophes naturelles : 175 milliards de dollars, ce sont les pertes annuelles enregistrées par les assureurs à cause du changement climatique Empreinte écologique : • 21 jours, c'est le temps qu'il a fallu cette année pour consommer les ressources produites sur Terre en un an. • 403,3 PPM de CO2 dans l'atmosphère en 2016, le niveau le plus élevé depuis 800 000 ans.

Environnement
Image : Le lobby de Poissy prépare sa rencontre avec Nicolas Hulot

Le lobby de Poissy prépare sa rencontre avec Nicolas Hulot

Le 2 mai 2019, le lobby de Poissy se retrouve pour préparer leur entretien avec Nicolas Hulot Soujoud Qui a vu Ushuaia ? Anaïs Bonjour ! Tous Bonjour Maîtresse Anaïs Ca va ? Donc aujourd’hui on se voit Vous savez pourquoi . ? On va ou demain ? Remy On va voir Nicolas Hulot Anaïs Ok Soujoud Ca fait bizarre parce qu’on avait demandé sa rencontre depuis l’année dernière ou on était en CM2 dans votre classe. Et on va le rencontrer demain comme on est au collège. Et du coup on se sent un peu prêt parce qu’on travaille dessus depuis l’année dernière. Anaïs L’idée c’était de se retrouver de manière un peu informelle et qu’ils prennent un peu la main sur le contenu et qu’ils se mettent à vraiment organiser par eux-mêmes ces rencontres. Alors cette séance de travail, on s’est mis sur l’herbe et on a discuté un petit peu de tout ce qui allait vu demain. Après il y a 2 secrétaires de séances qui se sont mises en avant et qui ont organisé un petit peu les débats. Anaïs Qui aimerait bien aujourd’hui être président de séance ? présidente de séance ? Que Soujoud ? Ca vous va les autres ? Tous Maelys Anaïs Et toi Maélys ? Anaïs De façon à ce qu’il y ait un petit cadre qui se crée et qu’on repartisse les questions et les sujets qui vont être abordés avec Nicolas Hulot. Soujoud On va écrire qui va dire quoi. Et chacun va prendre et chacun va prendre 2 ou 3 questions. Qui voudrait « quand avez vous entendu parler de notre lobby et comment ? » Osswa Moi ! Soujoud Quels sont vos conseils pour le monde ? Yasmin Moi ! Soujoud Yasmin Anaïs Je pense que tout ce qui s’est dans le cadre de l’école c’est pas anodin et que l’Ecole, elle est le creuset de tout ça : l’apprentissage de la citoyenneté, d’être un individu autonome, et de penser par soi-même Soujoud Qu’est-ce qui vous a gêné pour agir ? Maélys On s’appelle le lobby de Poissy et lui il a dit que c’était les lobbies qui l’empêchaient de faire ce qu’il voulait faire. C’est aussi important de le rencontrer pour lui montrer qu’il n’y a pas que des lobbies négatifs, il y a aussi de lobbies positifs engagés pour protéger la biodiversité. Anaïs C’est un personnage important dans leur histoire par rapport au fait qu’il a été Ministre qui a démissionné en avouant un petit peu l’impossibilité d’agir au plus haut niveau de l’Etat, ils se disent qu’il y a des actions qui n’ont pas pu être faites, alors ils aimeraient comprendre pourquoi. Maélys On veut lui poser des questions sur les urgences climatiques, on veut savoir s’il peut nous aider pour la suite, parce que nous on est petit encore, et lui ça fait longtemps qu’il milite , il a des associations et il sait comment ça marche Anaïs La création de leur junior association est née de sa démission de Nicolas Hulot, parce que les enfants, comme ils voulaient le rencontrer en tant que Ministre, ils se se sont sentis les bras tomber, au moment de la démission. Et donc le fait de le rencontrer, ça boucle un petit peu tout le processis Soujoud Du coup, Bilal il va préparer le Lobby de Poissy Maelys l’historique non. Moi l’historique et toi les projets. L’idée c’est qu’on fasse ici une petit télé avec le câble qui vient par là pour essayer de dessiner notre série. Et après, là on va dessiner l’Assemblée nationale , des petits personnages qui représentent Allain Bougrain Dubourg et Anne-Marie Ducroux et ainsi de suite… Maélys Ben j’espère qu’il ne sera pas trop mal à l’aise parce qu’il a dit qu’il se sentait un peu gêné que ce soit les enfants qui disent aux adultes « attention y’a urgence, y’a urgence » alors que c’est pas vraiment nous qui avons causé tous ces désordres climatiques donc j’espère qu’il ne sera pas trop mal à l’aise et qu’il sera quand même heureux de voir qu’il y a des enfants qui s’engagent Anaïs Demain c’est rendez-vous à 12h45 devant l’Ecole, là sur le parking, comme ça on y va tous ensemble…

EnvironnementCitoyenneté
Image : Cliquer, c'est polluer

Cliquer, c'est polluer

La pollution invisible du numérique Difficile aujourd’hui de se passer d’Internet tant son usage s’est répandu dans tous les pans de notre vie quotidienne. Or, si cette technologie virtuelle nous permet notamment de communiquer sans nous déplacer et de gaspiller moins de papier, son impact écologique est bien réel. D’autant plus que pour accéder à ce monde immatériel, les consommateurs multiplient des équipements gourmands en énergie et en matières premières. D’une durée de vie limitée, ces ordinateurs, smartphones et tablettes numériques, finissent dans des poubelles déjà surchargées. E-mails, réseaux sociaux, recherches d’informations, achats dématérialisés, séries en streaming, archivage de photos sur le cloud, jeux vidéo et musique en ligne… : de « Big », le Data est devenu géant ! Une industrie énergivore La preuve par ces chiffres vertigineux : selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, dans le monde, en 1 heure, 8 à 10 milliards d’e-mails sont échangés et 180 millions de recherches sont effectuées sur Google. Au total, le secteur informatique représente aujourd’hui 7 % de la consommation mondiale d’électricité. Si Internet était un pays, il serait le troisième plus grand consommateur au monde après la Chine et les Etats-Unis, et avant la Russie. La pollution invisible générée par l’industrie du Net et son impact sur le climat équivaudrait à celle du secteur de l’aviation. Or, le nombre d’utilisateurs ne cesse de croître : de trois milliards aujourd’hui, il devrait passer à plus de quatre milliards d’ici à la fin de la décennie. Mais que se cache-t-il derrière la Toile au fonctionnement si obscur ? Les émissions de gaz à effet de serre générés par la galaxie numérique se répartissent ainsi : 47 % de ces émissions sont dues aux équipements des consommateurs du fait de la fabrication du matériel et de la dépense d’électricité ; 28 % aux infrastructures réseau ; 25 % aux centres de traitement des données, les data centers qui traitent et stockent toutes nos données. Quelles solutions pour moins polluer ? Heureusement, un autre internet est possible ! Un data center écologique a par exemple été implanté en Norvège : ses salles de serveur informatique sont refroidies, non plus à partir d’énergies polluantes comme le gaz et le charbon, mais via l’énergie hydraulique et à la température polaire. On peut aussi limiter les rejets de CO2 dans l’air en recyclant la chaleur produite par les data center pour chauffer des immeubles ou des piscines publiques par exemple. A notre petite échelle, nous pouvons nous aussi agir. Il suffit de vider régulièrement la corbeille de sa boîte mail, d’installer un anti-spams, de compresser ses fichiers joints, de télécharger une vidéo au lieu de la regarder en streaming, ou encore, pour éviter de faire une recherche énergivore, d’enregistrer comme favoris les sites sur lesquels vous surfez souvent, comme celui de francetv éducation !

Environnement
Image : Déforestation : à qui profite le crime ?

Déforestation : à qui profite le crime ?

L’argent ne pousse pas sur les arbres, vous l’aurez constaté ! Par contre, certains ont bien compris qu’en les éradiquant par milliers ils pouvaient rapporter gros. Alors qu'en 1990, les forêts couvraient environ 31,8% de la superficie mondiale des terres émergées, en 2015, elles n’en représentaient plus que 30,8 %. Chaque minute, c’est à peu près 2000 arbres qui sont sciés ou brûlés, sciemment. Voici ce qu’on appelle la déforestation. Ce phénomène n’est pourtant pas nouveau mais il s’est mondialisé dans les années 70, période où l’on estime que la déforestation a touché 7 millions d'ha par an, et jusqu’à 16 millions dans les années 1980. L’équivalent de 2 fois l’Autriche chaque année. Numéro un historique des démolisseurs de forêts ? Le Brésil qui déforeste sans états d’âme celle que l’on appelle le poumon vert de notre planète, l’Amazonie. Selon le WWF, elle a perdu 18 % de sa surface depuis 1970, et 55 % disparaîtront d’ici 2030, si rien ne change. Mais c’est au Paraguay, , en Indonésie, , et surtout en Sibérie que le déboisement intensif est de plus en plus manifeste. En Afrique aussi on fait chauffer les tronçonneuses : la forêt tropicale du bassin du Congo se voit amputée chaque année de plus de 2 000km². Alors, pourquoi coupe-t-on impitoyablement tous ces arbres ? Selon l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), 80 % de la déforestation est due à l’agriculture. Huile de palme, élevage de bovins, culture de soja, en sont la principale cause. Par exemple, l’Indonésie a perdu un peu plus de 6 millions d’hectares rien qu’entre 2010 et 2012 à cause de la culture de l’huile de palme. Autre facteur de déforestation : la croissance démographique et ses corollaires, l’urbanisation et l’aménagement du territoire qui font que petit à petit, le béton grignotte les forêts. Pour certains industriels, la forêt est devenue un nouveau terrain de jeu. Et oui, annuellement, le secteur forestier. rapporte 600 milliards de dollars au PIB mondial (soit 0,8 %). Et certains n’hésitent pas à faire d’une pierre deux coups : le commerce illégal de bois rapporte gros. Au niveau mondial, on estime qu’en 2015 il représente entre 23 et 70 milliards de dollars. Soit 10 à 30% du commerce légal de bois (236 milliards de dollars en 2015). Mais… Ce phénomène, c’est l’arbre qui cache la forêt. Les conséquences de cette déforestation sont désastreuses : extermination de la faune et de la flore vivant (citer 1 ou 2 espèces qui ont disparu) dans ces forêts, expulsions des tribus indigènes, apparition de nouvelles maladies, changement des climats locaux, mais aussi travail des enfants et travail forcé. Peu glorieux… Sans compter qu’à force d’être décimées, les forêts ne jouent plus leur rôle de « piège à carbone ». La déforestation est donc à ce titre, responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre dues aux activités humaines… Aujourd’hui, certains pays ont décidé d’agir. La Norvège par exemple est devenu le premier pays, début 2016, à interdire la déforestation. La France et l'Angleterre ont même gagné 10% de couvert forestier. Malheureusement, certains pays, comme le Brésil qui enregistre une hausse de la déforestation depuis 2013 (entre 2004 et 2012, le déboisement a diminué de 27.700 km² par an à 4.500 km² par an mais entre 2015 et 2016, on été remontés à 7.989 km²), continuent de se couper l’herbe sous le pied pour quelques grosses poignées de dollars. Ironie du sort : dans un cas sur deux, la production issue de cette déforestation légale ou illégale est destinée à satisfaire la demande des grands pays industrialisés. Ceux-la même qui préfèrent conserver leur forêts…

Environnement