À l’instar de l’atmosphère, l’océan joue un rôle essentiel dans la régulation du climat. Le rayonnement solaire chauffe l’océan et cette énergie est maintenue dans les eaux tropicales avant d’être redistribuée dans les zones de plus hautes latitudes. Au cours de ce périple, l’océan et l’atmosphère échangent sans cesse de la chaleur : radiations infrarouges, évaporation de l’eau des océans dans l’atmosphère ou encore friction du vent à la surface de la mer, tous les moyens sont bons !

Vagues de chaleur

En été, le soleil chauffe la surface des mers, les vents brassent l’eau et distribuent cette chaleur dans une couche de surface de 10 à 20 mètres de profondeur. Lorsque l’hiver revient et que les températures baissent, les vents deviennent plus forts et brassent les flots qui diffusent petit à petit la chaleur accumulée et comme « stockée » dans l’océan. Les régions proches du bord de mer bénéficient en outre d’un climat océanique, souvent humide et avec des hivers et des étés doux. Le Gulf Stream a ainsi longtemps été considéré comme responsable de la douceur du climat de la façade atlantique de l’Europe, un dogme transmis de génération en génération depuis la publication de la Géographie physique de la mer, de M. F. Maury, en 1855. Il est désormais admis que ce n’est pas lui mais l’atmosphère qui adoucit les côtes européennes.

Le Gulf Stream peut-il s’arrêter ?

En 2004, des chercheurs avaient émis l’hypothèse que le changement climatique pourrait entraîner l’arrêt de la circulation thermohaline et par là même stopper une partie du trajet du Gulf Stream, mais cette théorie semble aujourd’hui abandonnée. D’après les dernières simulations climatiques, l’océan contribuerait à 30 % du transport de chaleur de l’équateur vers les pôles. Les nuages et les vents naissent de l’évaporation des océans, réchauffés par le rayonnement solaire. Les vents poussent les nuages et les eaux, créant les courants marins de surface.

Publié le 02/12/2020

Modifié le 07/12/2020